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Cameroun Préférence donnée à la Camwater

En matière d’exploitation du service public de production, la Camwater s’occupe désormais du transport et de la distribution de l’eau potable, missions autrefois attribuées à la CDE. Pour cela, la Camwater va assurer la production, le transport et la distribution de l’eau potable ; l’entretien des infrastruc­tures de traitement de l’eau et des activités liées à la fonction commerciale notamment, et surtout le relevé, la facturation et l’encais­sement des recettes.

Pour mieux gérer cette réorganisation, l’entreprise a lancé en février un recrutement de 533 releveurs des index des compteurs d’eau et de 27 commerciaux stagiaires dans les dix régions du pays pour les périodes de mars et avril 2018. Ce personnel sera recruté en priorité parmi les employés de la CDE.

Le décret présidentiel précise que le capi­tal de la Camwater peut être ouvert à d’autres actionnaires publics ou privés. Aussi, la Camwater peut créer des filiales à qui elle confie des missions en lien avec son objet social.

Les raisons de la rupture

Si on est arrivé à cette réorganisation et à la rupture du contrat d’affermage avec le consortium marocain, c’est parce que de nombreux Camerounais se plaignaient déjà des ruptures récurrentes observées la distri­bution de l’eau potable dans les villes et loca­lités du Cameroun. Paul Biya a écouté ces plaintes et opéré ces réformes, indique-t-on au ministère camerounais en charge de l’Eau et de l’énergie.

De son côté, pourtant, CDE défend son bilan de dix ans qu’elle trouve « très posi­tif » d’après son directeur général, Brahim Ramdane. Selon l’entreprise, on ne comptait que 335 000 points de livraison en 2008, ils étaient 500 000 fin 2016.

De même, le péri­mètre de distribution couvrait 105 centres urbains et péri urbains au début de l’affer­mage, contre 114 aujourd’hui. Si Brahim Ramdane reconnaît que de nombreux Camerounais se plaignent souvent des problèmes de distribution d’eau potable, il affirme que la solution reste dans la construc­tion des infrastructures. « Si vous voulez que la desserte soit bonne, il faudrait avoir des instal­lations qui produisent de l’eau ».

Le Cameroun dispose d’un plan d’inves­tissement qui précise les projets à réaliser à des échéances précises. Pour la Camwater, le défi consistera à ne pas subir des reproches iden­tiques à ceux formulés par les Camerounais à l’endroit de la CDE. Le pari n’est pas gagné d’avance ! 

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