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Burkina Faso : Les Saoudiens prennent position

Routes, industrie agroalimentaire, BTP… Les investisseurs saoudiens s’intéressent de près au Burkina Faso. Les projets communs et les réunions bilatérales se multiplient. Un facteur important de la future croissance économique.

Ouagadougou, Tiégo Tiemtoré

 Hier timides, les relations économiques entre l’Arabie saoudite et le Burkina Faso connaissent un regain d’intérêt. Ainsi, dans le secteur du BTP, Al Qasabi s’est associé, début 2017, à un partenaire burkinabé, Suzy Construction, pour décrocher le marché de construction et d’équipement de trois nouveaux pavillons de plus de 1 500 lits de l’université polytechnique de Bobo-Dioulasso, d’un coût de 8,7 milliards de F.CFA (13,3 millions d’euros).

Au dernier trimestre 2017, l’investisseur Yousif Othman Al Qasabi devrait investir 16 milliards de F.CFA (24,4 millions d’eu- ros) dans un élevage de volailles ; construite à Kombissiri (40 km au sud de Ouagadougou), l’usine « produira » quotidiennement plus de 15 000 volailles.

Le coton fait vivre plus de 3 millions de personnes et contribue à environ 35 % du PIB. Chez le premier producteur afri­cain de coton, la part de la transformation est très faible, plus de 90 % du coton étant exporté brut.

La consommation de volailles avoisine 50 000 unités par jour pour la seule ville de Ouagadougou. Le marché produit annuellement 35 millions de volailles, pour un chiffre d’affaires de 63 milliards de F.CFA (96 millions d’euros).

Dans plusieurs domaines économiques, des contacts d’affaires qui avaient été tissés lors de la visite officielle du président Roch Kaboré au royaume saoudien, en avril 2016, seront réactivés, notamment avec le Fonds saoudien pour le développement (FSD) et le ministère saoudien de l’Énergie, de l’industrie et des ressources minières, pour évoquer les axes futurs de la coopération minière avec le Burkina Faso.

Dans le souci de diversifier son potentiel minier, le gouvernement a élaboré un contrat plan de diversification porté par le Bureau des mines et de la géologie. Ce contrat plan qui s’achève en 2019 et est évalué à 21,6 milliards de F.CFA (32,3 millions d’euros), vise la prospection de minerais autres que l’or. Avec plus de 500 participants attendus, la Semaine minière de l’Afrique de l’Ouest (Samao 2017) qui se tiendra en septembre 2017, apparaît dès lors comme un challenge important pour le secteur, en quête de nouveaux investisseurs.

 Coton et énergie en attente

Aussi, le ministère en charge des Mines veut présenter les projets dans la prospection aurifère et uranifère, la construction de la raffinerie d’or et le financement de la recherche aux investisseurs saoudiens. Le groupe émirati Djillah Gold, qui avait manifesté depuis 2015 son intention de mettre en place une raffinerie d’or brut à Ouagadougou, discute avec les Saoudiens, en vue d’une offre commune.

Des projets dans le secteur de la transformation de la mangue et du coton seront présentés à la Chambre de commerce et d’industrie de Riyad qui en avait exprimé le souhait, en 2016. Ainsi, le gouvernement a proposé aux Saoudiens son projet de construction et d’équipement du Centre national d’ap­pui à la transformation artisanale du coton à Bobo-Dioulasso (Cnatac). L’ambition est de développer dans l’artisanat des chaînes de valeur de la filière coton, par la transformation du coton fibre en produits semi-finis.

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