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Burkina Faso: Forte croissance et inovations

Avec 14 sociétés et un chiffre d’affaires de plus de 48 milliards de F.CFA en 2013, le secteur des assurances est en plein essor. Le Burkina Faso se démarque par la diversité de ses produits et par l’arrivée de nouveaux acteurs.

Jackson Assurances est le dernier née du secteur de l’assurance au Burkina Faso. Sa création, fin 2013, fait suite à l’émergence de plusieurs compagnies, apparues dans le sillage de la Société nationale d’assurance et de réassurance. La Sonar avait été constituée par l’État en 1974, bien avant que le secteur ne s’ouvre à la concurrence, dans les années 1990.

La tenue de la 38e assemblée générale de la Fanaf (Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines) en février 2014 à Ouagadougou, sous le thème « Les nouveaux horizons de l’assurance africaine », avait été perçue par les assureurs burkinabé comme « la reconnaissance du dynamisme du secteur de l’assurance du Burkina Faso par ses homologues africains ».

Le Burkina Faso peut, à juste titre, s’enorgueillir d’avoir expérimenté la promotion de la micro-assurance à destination des catégories de population aux plus faibles revenus.

Incontestablement, le secteur se porte bien dans le pays. L’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Burkina (Apsab) compte 14 membres, dont cinq exercent dans le domaine de l’assurance Vie, huit dans celui des accidents, incendie, risques divers (IARD) et un dans la réassurance.

Les sociétés IARD sont Allianz, Sonar, UAB, Générale des assurances, Colina Burkina, Jackson Assurances, Coris, Raynal ; les sociétés Vie sont Allianz-Vie, Sonar-Vie, CIF-Vie, UAB-Vie et Générale des assurances- Vie. L’IARD représente 67 % du marché total. En 2013, les différentes prestations payées en assurance-Vie et en non-Vie par les assureurs ont dépassé 19 milliards de F.CFA.

Les mastodontes du secteur que sont l’Union des assurances du Burkina (UAB) et la Sonar, s’en tirent à bon compte avec des résultats flatteurs, chacune affichant plus de 10 milliards de F.CFA en termes de chiffres d’affaires. Sur l’ensemble du marché, l’activité est passée de 20 milliards F.CFA en 2006 à 48,9 milliards de F.CFA en 2013 (soit +14 % par an).

La contribution au budget public, par les taxes d’assurance, l’impôt sur les sociétés, les impôts locaux, est passée de 4,2 milliards de F.CFA en 2010 à plus de 9 milliards F.CFA en 2013. Le challenge, pour la quasi-totalité des sociétés d’assurances, est d’adapter les offres et produits afin d’optimiser la prise en charge de certains besoins et contribuer à l’instauration d’une véritable culture d’assurance dans la population.

Aussi, les innovations ne manquent pas et les assurés profitent d’une saine concurrence. D’ailleurs, l’Apsab ne cesse d’exhorter ses membres à sortir des sentiers battus de l’assurance classique et de développer de nouvelles branches, telles que l’assurance agricole, la micro-assurance, la banque-assurance, la couverture du secteur informel, etc. Par exemple, le Burkina Faso peut, à juste titre, s’enorgueillir d’avoir expérimenté la promotion de la micro-assurance à destination des catégories de population aux plus faibles revenus.

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