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Burkina Faso : Des mesures d’urgence pour le sucre

Avec près de 4 000 hectares et 5 000 travailleurs, la Société nationale Sosuco, qui ne fait qu’accumuler les dettes, considérée comme la plus grande unité industrielle du pays, est menacée de disparition, si rien n’est fait. Grâce à une entente conclue en 2017 sous l’égide du ministère du Commerce, et en concertation avec les différents acteurs du secteur, des efforts ont été entrepris pour trouver des solutions, afin de faciliter l’écoulement du stock.

Elles vont de la limitation significative du nombre d’ASI délivrées et du renforcement du contrôle du sucre importé ; de la mise en place d’un comité de suivi permanent du respect des termes du protocole d’accord d’enlèvement de sucre local ; de la délivrance des ASI, exclusivement, aux importateurs ayant signé ledit protocole ; d’un suivi périodique et rigoureux des statistiques sur l’utilisation des ASI en collaboration avec les services de douanes ; de la prise de mesures anticipatives pour éviter les spéculations et la hausse des prix ; de la révision périodique de la valeur de référence à l’importation du sucre. « Dans un marché libéralisé, il s’agit de trouver la meilleure formule pour préserver le fragile tissu industriel », estime-t-on au ministère.

En obligeant les importateurs à enlever d’abord toute la production locale et à le commercialiser avant d’en importer, le problème semble résolu. Du moins en partie, car il faut davantage d’actions pour sauver la Sn Sosuco et la production locale. C’est pourquoi le gouvernement vient d’instruire le ministère du Commerce à « prendre des mesures conservatoires pour un assainissement du marché du sucre et pour une meilleure visibilité dans le suivi des autorisations spéciales d’importer ».

Pour importer du sucre et combler l’écart de la production nationale, les opérateurs ont besoin d’une autorisation spéciale du ministre, appuyée par un avis de l’observatoire de lutte contre la fraude du sucre, pour couvrir la demande de plus de 120 000 tonnes. Mieux, pour sauver ce fleuron économique d’antan créé en 1968, les propositions ne manquent pas.

Rasaablga Ouédraogo, de l’Institut Free Afrik, propose, de son côté, « la défense des consommateurs, la régulation des prix, la suspension de l’importation de façon effective, diligenter une enquête sur les autorisations d’importer le sucre, l’engagement de la justice fiscale sur les sociétés importatrices, l’amélioration de la gouvernance au niveau de la Sn Sosuco».

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