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Brèves économiques et financières d’Afrique

  • Publiéjuillet 10, 2017

AFRIQUE CENTRALE

RÉGIONAL

Appui de Proparco à Rougier

Rougier Afrique International a signé le 12 mai avec Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD), un emprunt de 15 millions d’euros sur dix ans, assorti d’une période de franchise en capital de trois ans. Cette opération finance le démarrage des activités en République centrafricaine, ainsi que certains projets de développement complémentaires du Groupe Rougier en Afrique. Cet emprunt contribue à diversifier les sources de financements du Groupe.

Rougier poursuit le recentrage stratégique de ses activités en Afrique en privilégiant les productions à plus forte rentabilité, tout en optimisant ses flux logistiques et son organisation.

Au Gabon, Rougier développe sa production forestière en se positionnant comme un acteur incontournable dans le développement d’une industrie forestière responsable. Cette nouvelle dynamique se matérialise depuis février 2017 par un contrat majeur de fourniture de grumes avec GSEZ (Gabon Special Economic Zone), particulièrement structurant pour le développement des activités du Groupe au Gabon.

Rougier fournit des grumes d’okoumé destinées aux industriels installés sur la zone économique de Nkok, dont GSEZ (groupe singapourien Olam) est en charge de l’aménagement et de la gestion. Rougier s’est engagé à livrer annuellement 110 000 m³ d’okoumé, sur une durée de sept ans. Ce partenariat entre GSEZ et Rougier s’inscrit dans le cadre d’une politique qui valorise la transformation locale du bois sur une chaine de valeur complète (bois légal du Gabon et transformation locale) et permettra de franchir un cap dans la deuxième et troisième transformation du bois notamment pour les domaines des matériaux de construction, des portes et fenêtres, du mobilier, etc.

Parallèlement, Rougier prépare le démarrage de ses premières productions en République centrafricaine.

La mise en place de l’emprunt à moyen terme avec Proparco donne à Rougier les moyens de son développement dans le Bassin du Congo.

CAMEROUN

Troisième portique à conteneurs pour Douala

Le 3e portique de quai a été livré le 3 mai à Douala International Terminal (DIT), filiale du groupe Bolloré.

Représentant un investissement de 5,5 milliards de F.CFA, « le nouveau portique de dernière génération est plus grand, plus large, et il est plus performant que les anciens portiques. Il permet de manutentionner deux conteneurs de 20 pieds à la fois ; ce qui permet d’augmenter la cadence de traitement des conteneurs. Ce 3e portique de quai sera un atout majeur pour l’avenir du port de Douala », estime DIT. Cet équipement a été fabriqué à Shanghai (Chine) par la société ZPMC. Pour le directeur général de DIT, Jacob Sidenius, « le nouveau portique intègre le développement qu’il y a eu dans ce domaine depuis la construction des premiers portiques, que nous avons actuellement à quai, et qui datent de 2001 ».

Programme de ponts modulaires

Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a reçu le 15 mai une délégation de l’entreprise française Ellipse Projects et l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Michael Stephan Hoza, pour examiner l’avancement du programme d’installation de 55 ponts préfabriquées modulaires en acier sur toute l’étendue du territoire.

L’entreprise a indiqué que 15 ponts étaient déjà prêts et les tabliers embarqués des États-Unis vers le Cameroun.

Les études se poursuivent pour valider 27 autres ouvrages.

Sur le plan des ressources financières, plus de 22 milliards de F.CFA ont été affectés à la réalisation des 55 ponts mais ne seront pas suffisants, les études techniques ayant relevé certains points à prendre en compte. À ce jour, 42 ouvrages doivent être construits.

Concernant le renouvellement de la lettre de crédit, le ministre a déclaré que « ce n’est qu’un problème de procédure qui sera bientôt résolu ». Le certificat environnemental devrait également être régularisé. «Toutes ces contraintes seront levées afin que la construction des ponts ne soit pas bloquée», a indiqué Emmanuel Nganou Djoumessi.

Le ministre a souhaité que les travaux commencent le plus vite possible. Selon l’entreprise, si tous les documents sont disponibles d’ici là, le chantier pourra démarrer début juillet.

Pour sa part, l’ambassadeur s’est dit satisfait de la réalisation de cet important projet «qu’Ex-Im Bank des États-Unis et ses partenaires ont décidé d’appuyer financièrement. Nous sommes là pour accélérer le projet de construction».

L’Ex-Im Bank avait approuvé mi-décembre 2014 de garantir un prêt de 50 millions $ accordé par la Société Générale au ministère camerounais des Travaux publics, pour financer l’exportation de 55 ponts préfabriqués aux États-Unis par la société Acrow Corp.

De l’eau pour Bertoua

Un projet d’adduction, de réhabilitation et d’extension du réseau de distribution d’eau potable à Bertoua, évalué à plus de 15 milliards de F.CFA, va être réalisé par l’entreprise espagnole BTD sur 18 mois. Il est financé par l’État du Cameroun et l’Agence française de développement (AFD).

La production d’eau potable passera de 2 200 m3 par jour actuellement à 7 500 m3 à la fin travaux.

Selon le directeur technique de BTD-Proyectos, Luis Morales Pérez, « il va s’agir de la réhabilitation et extension de la station de traitement, la réhabilitation du seul réservoir actuel d’une capacité de 1 000 m3, de la construction de deux nouveaux réservoirs de 2 500 et 2 000 m3 pour une capacité de stockage totale de 5 350 m3, et de la réhabilitation et l’extension des réseaux de distribution de 50 km à présent à 128 km. »

Premier magasin africain pour Bureau Vallée

Bureau Vallée, leader français sur le marché des fournitures de bureau et de la papeterie discount, vient d’entrer sur le marché africain en ouvrant un premier magasin à Douala.

Avec cette nouvelle implantation, Bureau Vallée compte désormais 22 magasins en dehors de l’hexagone (quatre magasins en Belgique, 16 en Espagne, un à Malte et un au Cameroun).

L’enseigne prévoit en 2017 de poursuivre son développement à l’international avec des implantations en Tunisie, au Maroc, en Belgique et en Italie du Nord.

Développement de trois chaînes de valeur agricoles

Le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Henri Eyebe Ayissi, a officiellement lancé à Yaoundé le Projet de développement de la chaîne de valeur agricole (PDCVA), qui bénéficie d’un prêt de 89,291 millions d’euros (soit 58,57 milliards de F.CFA) approuvé le 20 janvier 2016 par la Banque africaine de développement (BAD).

Ce projet sera mis en œuvre dans le bassin du Centre, qui couvre les régions du Centre, de l’Est et du Sud, et dans le bassin du Littoral, qui couvre les régions du Littoral et du Sud-Ouest.

La BAD soutiendra le développement des chaînes de valeur de la banane plantain, l’ananas et l’huile de palme, en complément des interventions de la Banque mondiale, du FIDA, de l’UE et de l’AFD, qui ciblent d’autres cultures (manioc, sorgho, maïs, oignon, lait, poissons et porcs).

La composante infrastructures rurales porte sur la réalisation de 1 000 km de pistes, 30 entrepôts, 15 marchés, 30 km de réseaux électriques, 30 systèmes d’adduction d’eau potable, et d’un laboratoire de contrôle de la qualité des produits agricoles.

Quelque 242 000 personnes, dont la moitié de femmes, devraient bénéficier directement du projet.

Prévu sur cinq ans, ce projet est évalué à 115,081 millions d’euros (75,488 milliards de F.CFA), également financé par l’État camerounais pour 16,23 milliards de F.CFA et le solde par les bénéficiaires.

CONGO

Inauguration de la centrale hydroélectrique de Liouesso

La centrale hydroélectrique de Liouesso a été officiellement inaugurée le 29 mai à 800 km au nord de Brazzaville par le président Denis Sassou N’Guesso, en compagnie du maître d’ouvrage délégué, le ministre de l’Aménagement du territoire et des grands travaux, Jean-Jacques Bouya.

D’une puissance installée de 19,92 MW (trois groupes), la centrale de Liouesso, située à 87 km de la ville de Ouesso, a été construite par la société China Gezhouba Group Company pour un coût de 64,2 milliards de F.CFA.

Lancés le 18 mai 2012, les travaux du barrage de Liouesso ont porté sur la construction d’un ouvrage de 44 m de hauteur sur 375 m de longueur.

La voie d’accès au site de près de 7 km ainsi que la cité de 40 logements des exploitants s’intègrent dans le projet.

Les lignes de transport associées, œuvre de la China Machinery Engineering Corporation (CMEC), ont été réalisées pour un coût total de 21,9 milliards de F.CFA. Ces lignes alimentent actuellement les villes de Ouesso, chef-lieu du département de la Sangha, et de Mokéko.

D’autres projets sont à l’étude, dont les barrages hydroélectriques de Chollet qui sera érigé à la frontière entre le Cameroun et le Congo avec une puissance installée de 600 MW, et de Sounda dont la capacité pourra atteindre les 1 000 MW. Plusieurs sites sont identifiés, notamment celui de Kouembali, dans les Plateaux, et de Mbama, dans la Cuvette-ouest.

« Le Congo jouera un rôle de transit d’électricité grâce à l’interconnexion avec les pays voisins », a déclaré le ministre de l’Énergie et de l’hydraulique, Serge Blaise Zoniaba.

Gouvernance et gestion participative des forêts

La Banque mondiale a approuvé le 4 mai une allocation de 40 millions $ de l’IDA et un financement additionnel de 6,5 millions $ en provenance du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), pour appuyer les efforts du gouvernement dans le domaine de la gouvernance et renforcer les initiatives de gestion participative des forêts.

La première allocation de 40 millions $ permettra de lancer le Projet de réformes intégrées du secteur public (PRISP) dont la mise en œuvre couvrira la période 2017-2022. « Ce projet s’attachera notamment à améliorer la collecte des recettes propres, y compris les recettes forestières, renforcer la gestion de la dépense publique, appuyer la mise en œuvre de la réforme des marchés publics et de l’État, ainsi qu’à renforcer la transparence et la responsabilité publique », précise Jean Mabi Mulumba, chargé de ce projet à la Banque mondiale.

Les 6,5 millions $ restants apporteront un financement additionnel au Projet forêt et diversification économique (PFDE), mis en œuvre de juillet 2017 à juillet 2021. Selon Julian Lee, chargé de ce projet à la Banque mondiale, « ce financement additionnel permettra d’augmenter le nombre de membres des communautés locales et des peuples autochtones bénéficiant de microprojets en agroforesterie, avec un accent particulier sur les communautés vivant autour des parcs nationaux de Ntokou-Pikounda et Nouabalé-Ndoki. Il permettra aussi de mettre en place une structure de gestion du parc Ntokou-Pikouda, d’appuyer le développement de l’écotourisme au parc national Nouabalé-Ndoki et d’appuyer la lutte anti-braconnage au niveau national ». Le PFDE est mis en œuvre depuis mars 2013 avec un financement initial de 32,6 millions $, dont 22,6 millions $ du gouvernement et 10 millions $ de fonds IDA.

RD CONGO

Accès amélioré à l’électricité pour 2 millions d’usagers

La Banque mondiale a approuvé le 4 mai un don et un crédit IDA, de respectivement 118 millions $ et 27 millions $, en appui au Projet d’accès à l’électricité et d’expansion des services énergétiques.

L’objectif est d’étendre ou d’améliorer l’accès à l’électricité de quelque 2 millions de ménages et d’entreprises en milieu urbain, périurbain et rural. Le projet bénéficiera aux ménages et autres usagers qui auront pour la première fois accès à l’électricité ; aux personnes déjà raccordées à l’électricité pour lesquelles le service sera amélioré ; ainsi qu’aux grands acteurs du secteur de l’énergie, aux institutions financières participantes et aux concessionnaires privés. Ces derniers bénéficieront de financements, d’une assistance technique et d’un renforcement de leurs capacités.

Le secteur de l’électricité de la RDC est pénalisé par la faiblesse de ses capacités de production, le caractère limité et fragmenté de ses réseaux et un accès aux services peu développé. Environ 84 % de la population est privée d’électricité. Et les rares ménages et entreprises alimentés souffrent d’un service peu fiable. Le nouveau projet viendra étayer l’action du gouvernement en faveur des zones peu ou pas desservies.

Le projet viendra compléter les investissements de la Banque mondiale dans la production et le transport d’électricité ainsi que le renforcement des services publics. L’objectif est d’aider la RDC à garantir une alimentation électrique bon marché, fiable et durable.

GABON

Un partenaire russo-saoudien pour le barrage de Tsengué-Lélédi

À l’occasion du sommet islamo-arabo-américain à Riyad, le président Ali Bongo Ondimba a reçu le 21 mai une délégation russo-saoudienne conduite par Laheq Ghannam Outibi du groupe Rayat al-Mulabi (Arabie saoudite), associé à Yug-Neft (Russie).

Selon la présidence gabonaise, cet entretien a permis de faire le point sur le projet d’un barrage hydroélectrique aux chutes de Tsengué-Lélédi sur l’Ivindo, 4 km en amont du confluent Ogooué-Ivindo et à 27 km à l’Est de Booué, qui serait financé par des fonds souverains et des banques russes.

Un premier protocole d’accord a été signé avec le gouvernement gabonais en juillet 2015. Le second, signé avec l’actuel ministre de l’Eau et de l’énergie, Guy Bertrand Mapangou, ouvre la voie aux études d’impact et de faisabilité.

Avec un débit garanti en année moyenne de 650 m3/s, les chutes de Tsengué-Lélédi permettent d’offrir une puissance garantie de 180 MW.

Le site avait été classé dans les possibilités hydroélectriques d’intérêt secondaire en 1966 par Électricité de France (EDF).

Castel double sa capacité d’eau minérale Andza

La Société des boissons de Léconi (Soboleco), productrice de l’eau minérale naturelle Andza, a inauguré le 5 mai sa nouvelle ligne d’embouteillage dans son usine de Léconi, au Sud-Est du pays.

Cette 3e ligne d’embouteillage permettra d’augmenter de plus de deux fois les capacités de l’usine. Ce nouvel équipement permet en effet à lui seul de produire 16 000 bouteilles par heure, ce qui porte la capacité totale de l’usine de 12 800 à 28 800 bouteilles par heure.

Cet investissement d’environ 4 milliards de F.CFA, à la pointe de la technologie moderne, doit permettre à Soboleco de répondre à une demande en constante augmentation depuis quelques années, qui avait déjà amené à doubler les capacités de l’usine en 2014.

L’augmentation de la production est calculée pour ne jamais dépasser la capacité de renouvellement de la nappe phréatique.

Écrit par
African Business french

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