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Brèves économiques et financières d’Afrique

AFRIQUE DE L’OUEST

RÉGIONAL

Construction d’une ligne électrique Kayes-Tambacounda

Le Projet d’extension du système de transport électrique, approuvé le 12 mai par la Banque mondiale pour un montant de 97 millions $, permettra d’améliorer la fourniture d’électricité aux usagers, en augmentant considérablement le commerce de l’électricité au sein de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

Selon Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, l’objectif de ce nouveau projet « est de promouvoir le développement et le partage de l’électricité hydroélectrique, qui a été la clé de la réduction des coûts de l’électricité au Sénégal, au Mali et en Mauritanie ». Ainsi, ajoute-elle, « chacun de ces pays pourra accéder à des sources d’énergie nouvelles et plus diversifiées, garantissant plus de fiabilité et de flexibilité, tout en diminuant le coût de l’électricité ».

Selon Charles-Joseph Cormier, directeur sectoriel « Énergie » à la Banque mondiale, le projet proposé « n’augmentera pas seulement le commerce de l’électricité entre les trois pays, mais intégrera le système OMVS au Système d’échanges d’énergie électrique ouest africain (EEEOA/WAPP) ».

Le projet, dont le coût total est évalué à 103 millions $, financera la construction d’une nouvelle ligne de transport et des sous-stations associées pour renforcer et étendre le Réseau interconnecté de Manantali (RIMA), l’épine dorsale du réseau électrique OMVS. La nouvelle ligne 225 kV (400 MW) de 288 km de long reliera l’actuelle sous-station de Kayes, au Mali, à la sous-station de Tambacounda au Sénégal, qui fait partie du système WAPP élargi. Elle sera ainsi connectée au système de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG).

CÔTE D’IVOIRE

Petroci privatise la distribution de son gaz butane

Le gouvernement a adopté le 24 mai une communication relative à la privatisation des actifs et activités du réseau de distribution de gaz butane (GPL) de Petroci-Holding.

Face à la concurrence et à la limitation de ses ressources financières, la Petroci n’a pu soutenir le fonctionnement et le développement de son activité de distribution de gaz butane (GPL). Il en est résulté une détérioration des performances de cette activité qui s’est traduite par des pertes régulières de parts de marché de la société, passées de 33 % en 2012 à 22 % en 2016.

Aussi le gouvernement a donné son accord en vue de la cession des actifs et activités de distribution de GPL de la Petroci à des investisseurs privés.

Cette opération permettra de recentrer les efforts de la société et de concentrer ses ressources sur ses activités principales : le développement des potentiels pétrolier et gazier ivoiriens, l’importation et le stockage des hydrocarbures.

Selon le plan de privatisation arrêté, la Petroci gardera sa mission d’importation de GPL, pendant que les investisseurs privés sélectionnés reprennent les activités d’emplissage et de distribution de GPL.

Une centrale solaire près de Korhogo

Le gouvernement a adopté le 24 mai un décret portant approbation de la convention pour la conception, le financement, la construction, l’exploitation, l’entretien et le transfert de propriété d’une centrale solaire photovoltaïque de production d’électricité de 25 MW à Bingué-Bougou (Korhogo).

Cette convention a été signée en novembre 2016 entre l’État et la société Korhogo Solaire, filiale de la société marocaine Nova Power.

La réalisation de cette centrale photovoltaïque d’un coût de 23,6 milliards de F.CFA permettra d’assurer l’équilibre du mix-énergétique par une intégration accrue des énergies renouvelables.

La production annuelle attendue de la centrale est de 41 481 MWh.

Ce projet prévoit la création de 300 emplois directs durant la phase de construction, prendra fin en 2018 avec la mise en service de la centrale, et de 30 emplois directs en phase d’exploitation.

Renforcement de la desserte en eau d’Abidjan

La Banque européenne d’investissement (BEI) a approuvé le 2 juin un financement de 35 millions d’euros (23 milliards de F.CFA) à l’État ivoirien pour le renforcement du réseau de desserte d’eau potable de la capitale, dans le cadre du programme d’investissements prioritaires pour l’augmentation des capacités d’approvisionnement en eau potable d’Abidjan.

Le projet vise à améliorer la qualité du système d’alimentation en eau potable de 965 000 personnes, dont 680 000 sont des usagers existants et 285 000 seront nouvellement raccordés. Le renforcement des infrastructures de base aura un impact significatif sur la structure économique de la ville, en favorisant un meilleur cadre de développement de l’industrie, du commerce et du secteur privé local. Le coût total du projet est évalué à 70 millions d’euros (45,9 milliards de F.CFA).

Missions des groupes turc Summa et américain General Electric

Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly a reçu le 22 mai les dirigeants du groupe turc Summa, spécialisé dans la construction et l’investissement, ainsi que ceux du groupe américain General Electric.

Selon le président du groupe Summa, Selim Bora, les discussions ont porté sur la construction d’un centre international de conférences et d’un parc d’expositions. Le groupe turc est en discussion avec les autorités ivoiriennes depuis plus d’un an pour la construction de ces édifices sur la route de l’aéroport.

Pour le ministre du Commerce, Souleymane Diarrassouba, présent à la rencontre, la construction du centre international de conférence d’Abidjan d’une plus grande capacité et d’un parc d’expositions conférera à la capitale économique ivoirienne un avantage certain dans l’organisation de grands événements.

La délégation de General Electric était conduite par Steve Bolze, président et CEO de GE Power et l’un des vice-présidents de GE. À la fin de la rencontre, Steve Bolze a indiqué qu’il était venu faire part de l’état d’avancement de l’exécution de leurs projets en terre ivoirienne.

Ce groupe, qui a choisi la Côte d’Ivoire pour implanter son siège régional, fournit 74 % des générateurs d’énergie électrique du pays.

Il compte consolider cette position en implantant un centre sous-régional de monitoring pour ses produits, a précisé Steve Bolze.

Endeavour optimise l’étude de la nouvelle usine d’or d’Ity

Le gouvernement a adopté le 10 mai un décret autorisant la cession de la participation de 25% détenue par la Société pour le développement minier de la Côte d’Ivoire (Sodemi) dans le capital de la Société des mines d’Ity (SMI) au groupe Endeavour Mining Corporation.

« Cette opération permettra à la SMI de bénéficier d’investissements importants portant notamment sur un programme intensif d’exploration et d’exploitation des gisements d’or d’Ity », indiquent les autorités ivoiriennes.

Selon Endeavour (îles Cayman), qui porte ainsi sa participation de 55 % à 80 % (État ivoirien 10 %, Didier Drogba 10 %), la compagnie paiera une somme unique de 52 millions $, plus 5 $ par once de réserves additionnelles ajoutées après le 31 décembre 2016.

Cet accord, selon Sébastien de Montessus, président et CEO d’Endeavour, « démontre la volonté de toutes les parties de progresser dans le développement du projet CIL d’Ity, qui a le potentiel de devenir l’un de nos actifs phares avec Houndé (Burkina Faso) où la première coulée d’or est prévue au 4e trimestre 2017 ». L’équipe de construction de Houndé pourrait ainsi passer « en douceur » au projet CIL d’Ity au 2e semestre 2017. « Nous optimisons actuellement l’étude de faisabilité publiée l’an dernier, ce qui résultera vraisemblablement en une extension de l’usine de 3 millions t/an précédemment annoncée, pour prendre en compte les récentes découvertes et le potentiel d’exploration additionnel significatif ».

Ity a produit plus de 1,2 million d’onces d’or au cours de plus de 20 ans d’exploitation avec le processus de traitement actuel. L’étude de faisabilité publiée en novembre 2016 montre qu’une modernisation de l’usine actuelle en usine CIL (carbon-in-leach) pourrait prolonger la durée de vie de la mine de 14 ans, en produisant environ 144 000 onces par an pendant au moins les neuf premières années. Le coût initial du projet est évalué à près de 310 millions $. L’optimisation de l’étude est attendue vers mi-2017.

Deux nouveaux Airbus A320 pour Air Côte d’Ivoire

Air Côte d’Ivoire, compagnie aérienne nationale créée en mai 2012, devrait réceptionner deux nouveaux avions de type Airbus A320 en juillet et en octobre 2017.

La flotte d’Air Côte d’Ivoire comprend déjà quatre Airbus A319 et deux Airbus A320 de 150 places, destinés au réseau sous-régional.

Quatre avions neufs à hélices, de la famille Bombardier Dash 8 Q400, complètent la flotte pour le réseau domestique et le sous-régional proche.

Le réseau domestique, lancé en 2014, dessert à partir d’Abidjan, les cinq villes de Bouaké, Korhogo, San-Pedro, Odienné et Man.

Le réseau sous-régional s’étend sur 19 villes extérieures : Abuja, Accra, Bamako, Brazzaville, Conakry, Cotonou, Dakar, Douala, Freetown, Kinshasa, Lagos, Libreville, Lomé, Monrovia, Niamey, N’Djamena, Ouagadougou, Pointe Noire, Yaoundé.

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