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Brèves business

MAURITANIE 

Projets électriques avec le Fades 

Le ministre des Affaires économiques et du développement, Sid’Ahmed Ould Raiss, et le conseiller juridique du Fades (Fonds arabe pour le dévelopement économique et social), Hasseb Rassoul El-Abid, ont signé un accord de subvention de 33 millions de dinars koweïtiens soit 98 millions d’euros. Les projets à financer visent l’approvisionnement régulier et à un coût réduit de certaines villes du centre de la Mauritanie par une liaison à la centrale hydroélectrique OMVS de Manantali au Mali, la construction de lignes de transport pour relier d’autres villes et localités à deux centrales hybrides qui seront réalisées à cette fin, l’extension de la station de Nouakchott et la création d’une autre à Nouadhibou, et la réalisation d’une ligne haute tension de 400 km entre ces deux villes. 

SÉNÉGAL 

La cité des Affaires est en bonne voie 

À la suite de la signature fin mai 2015, devant le roi Mohammed VI et le président Macky Sall, d’un mémorandum d’entente entre la Caisse de dépôt et de gestion (CDG, Maroc) et la Caisse des dépôts et consignations (CDC, Sénégal) portant sur la réalisation du projet de développement à Dakar de la Cité des affaires de l’Afrique de l’Ouest, une réunion de travail s’est tenue à Rabat début septembre entre la CDG, la CDC et l’APIX (agence chargée de la promotion de l’investissement, des grands travaux et de l’administration des zones économiques spéciales au Sénégal). « Une nouvelle convention a été signée, définissant les termes de la collaboration des trois parties pour la réalisation des études préliminaires de cet important projet de développement urbain intégré à la ville de Dakar », soulignent les promoteurs.

Nouvelle étape dans l’électrification rurale 

Des études sont en cours pour l’électrification des villages de Gomone (Kaolack) et Bamba Ndingka (Tambacounda). Gomone sera raccordé au réseau électrique de la Senelec, situé à moins de 10 km, grâce à une extension de la ligne basse tension. Bamba Ndingka sera doté d’une mini-centrale solaire.  Selon l’expert du PNUD-PUDC pour le volet énergie, Seydou Diallo, il est prévu d’électrifier près de 390 villages lors de la première phase du projet, dont 165 seront raccordés directement à la ligne moyenne tension, les autres, situés à plus de 10 km du réseau de la Senelec, faisant l’objet d’une électrification rurale. Le PUDC a été lancé en juillet 2015. La première phase est financée à hauteur de 113 milliards de F.CFA par le budget du Sénégal. Le programme global est évalué à 420 milliards de F.CFA. 

Projet de 70 sites agricoles avec Israël 

Selon le nouvel ambassadeur d’Israël à Dakar, Paul Hirschson, l’État hébreu, l’Italie et le Sénégal vont lancer en janvier 2016, dans les régions de Diourbel, Fatick et Thiès, un projet d’exploitation de « 70 sites agricoles » où vont travailler « 4 000 petits fermiers » sénégalais.  « Le travail va commencer le 1er janvier ». Il reste à « compléter le choix des sociétés qui vont intervenir sur les 70 sites », a précisé le diplomate, indiquant que « plusieurs millions de dollars » seront investis dans les futures fermes.

CAMEROUN

Une usine flottante de liquéfaction de gaz naturel

La Société nationale des hydrocarbures (SNH), Perenco Cameroon, et Groupe Golar, ont signé une convention gazière avec l’État du Cameroun, en vue de l’installation et l’exploitation d’une usine flottante de liquéfaction de gaz naturel au large de Kribi, dans la région du Sud. La construction de l’usine flottante, une première en Afrique, consistera en la conversion du méthanier Golar Hilli de la Golar Hilli Corp. en une installation de liquéfaction. Les travaux de conversion du méthanier sont en cours dans les chantiers navals de Keppel, à Singapour. Le navire sera doté d’une capacité de production de 1,2 million de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an. Les premières tonnes de GNL destiné à l’exportation devraient être produites mi-2017.

Le projet permettra en outre la production de 30 000 tonnes de gaz de pétrole liquéfié (GPL, ou gaz domestique) par an sur le site de Bipaga, alors que l’offre nationale de GPL est actuellement déficitaire, ainsi que 5 000 barils par jour de pétrole brut très léger (condensats).

Des investissements estimés à plus de 400 milliards de F.CFA seront mobilisés pour les travaux de construction et de mise en place des installations de production et de traitement de gaz naturel en amont. Les investissements consacrés par Golar à la conversion du navire Hilli sont quant à eux estimés à 1,3 milliard $ (760 milliards de F.CFA).

La création de 1 000 emplois est prévue en phase de construction des infrastructures gazières en amont, et de 100 emplois directs en phase d’exploitation.

La stratégie gazière de la SNH inclut également un projet de construction, en partenariat avec le groupe français Engie (ex-GDF Suez), d’une usine de liquéfaction de plus grande capacité (3,5 millions de tonnes par an) sur le site de Mboro, près de Kribi, dont les études d’ingénierie détaillées sont en cours.

Le câble sous-marin Nigeria-Cameroun bientôt en service

Le Nigeria et le Cameroun vont bénéficier d’un meilleur accès à Internet grâce à la fourniture par Nexans de câbles optiques à répéteurs destinés à la liaison NCSCS (Nigeria Cameroon Submarine Cable System) entre les deux pays, dans le cadre d’un contrat signé avec le maître d’oeuvre Huawei Marine Networks.  Pour les besoins du projet, le groupe français fournit environ 1 100 km de ses câbles ROC-2 de dernière génération, ainsi que les accessoires associés. Le système de câbles sous-marins Nigeria-Cameroun apportera le haut débit aux utilisateurs des deux pays d’ici à fin 2015.  Il s’agira de la première liaison de ce type exploitée en pleine propriété par le Cameroun, d’une capacité de 12,8 Tbit/s.  La livraison des câbles a commencé au printemps 2015. Huawei Marine a annoncé en septembre la fin de la pose du câble Lagos-Kribi et le projet sera achevé d’ici à la fin de l’année.

Transport urbain de masse avec un consortium brésilien

Dans le cadre de la création d’un système intégré de transport de masse au Cameroun, le consortium brésilien Marcopolo-Queiroz Galvao-Tectrans a présenté au ministre de l’Habitat et du développement urbain, Jean-Claude Mbwentchou, le rapport des études d’un réseau Bus Rapid Transit (BRT), un système de transport rapide et de grande capacité par bus dans les villes de Yaoundé et Douala. Selon Alexandre Miguel Lopez, un responsable du consortium, un corridor pilote long de 21 km est prévu à Yaoundé (24 stations). À Douala, un corridor de 17 km sera créé. Ce système sera doté de bus d’une capacité de 160 passagers. Selon les experts du consortium, les travaux pourraient débuter en janvier 2017 et s’achever en juillet 2018 si les financements sont bouclés. Le consortium a également pour mission la mise en place d’un tramway à Yaoundé. Actuellement une convention est signée avec la société belge Prefarails, et une étude de faisabilité d’une ligne pilote « Est-Ouest », en complément de la ligne BRT « Nord-Sud », est en cours.

Construction d’un oléoduc de 350 km 

La construction d’un oléoduc multi-produits de 350 km pour l’acheminement des produits pétroliers de la raffinerie de Limbé (Sud-Ouest) à Yaoundé, en passant par Douala et Édéa, démarrera en janvier 2016. Les travaux commenceront par le premier tronçon de 110 km entre Limbé, siège de la Société nationale de raffinage (Sonara), unique raffinerie du pays, et Douala. Le deuxième tronçon ira de Douala à Édéa (70 km), et le troisième tronçon d’Édéa à Yaoundé (175 km). Selon le consortium Petroleum Products Pipeline (3PL) chargé des travaux, le coût estimatif s’établit à 220 milliards de F.CFA. Le financement proviendra essentiellement d’« un tour de table des investisseurs originaires de Chine, de Corée, du Nigeria, de Suisse ou encore de Russie qui permettra de mobiliser plus de 30 % du coût du projet », selon 3PL. Le solde sera assuré par des prêts de banques et de fonds d’investissement.  Les travaux dureront trois ans (contrat signé début décembre 2014), suivis de 27 ans d’exploitation et de maintenance, avant rétrocession à l’État camerounais. 

CENTRAFRIQUE 

Rougier obtient une première concession forestière 

Le groupe français Rougier bénéficie d’une concession de 270 000 hectares en République centrafricaine. Attribuée à l’issue d’un appel d’offres international organisé par le gouvernement, cette concession de 25 ans renouvelables porte sur l’exploitation et l’aménagement d’un massif forestier situé dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré (Sud) et composé essentiellement d’essences à forte valeur ajoutée, comme le sapelli. Cette acquisition permet à Rougier de développer de nouvelles activités dans le pays, avec une filiale Rougier Sangha Mbaéré, nouvellement créée à cette occasion. À terme, la création de la nouvelle filiale s’accompagnera de l’implantation d’une industrie de transformation « adaptée à la surface attribuée et à sa richesse ». 

CONGO 

La cimenterie Dangote en service fin 2016 

Le ministre chargé de l’Aménagement du territoire et de la Délégation générale aux grands travaux, Jean-Jacques Bouya , s’est rendu fin septembre sur le chantier de la cimenterie Dangote, en construction à Mfila, dans le district de Yamba (département de la Bouenza). Cette unité aura une capacité de production de 3 000 tonnes par jour (soit environ 1,5 million de tonnes par an), et générera à terme plus de 650 emplois directs. Des investissements de plus de 200 milliards de F.CFA sont prévus pour ce projet, dont l’entrée en production interviendra en décembre 2016. La fin des travaux de construction est toutefois conditionnée par la construction du pont sur la rivière Niari : l’ancien pont, d’une capacité de 25 tonnes, ne peut pas supporter le transport de certains équipements de la cimenterie, qui pèsent plus de 75 tonnes. Jean-Jacques Bouya a exprimé l’engagement du gouvernement de tout mettre en oeuvre afin que la construction de ce pont puisse s’achever rapidement.  

Une nouvelle ville à Kintélé 

Chargées des travaux d’une nouvelle cité à Kintélé, une banlieue au nord de Brazzaville, les sociétés italiennes GM3, SEAS, Frimat et Tosoni ont été installées.  Le nouveau pôle urbain de Kintélé se développera sur un terrain de 2,5 km sur 3,5 km, soit 875 hectares, avec construction de 5 000 logements. Le projet a été conçu par le bureau italien d’architecture et d’urbanisme Il Quadrato. Le coût prévisionnel de l’ensemble des travaux de la première phase est de 100 millions d’euros (65,6 milliards de F.CFA), répartis entre les quatre entreprises retenues. 

GABON 

La Femoza intéressée par la Zone franche de l’île Mandji 

Dans le cadre de la relance du projet de Zone franche de l’île Mandji à Port-Gentil, Juan Torrents, président de la Fédération mondiale des zones franches (Femoza), accompagné du coordonnateur général de ce projet, Salomon Urbano Olympio, a proposé début septembre l’expertise de cette association au Premier ministre, Daniel Ona Ondo. Juan Torrents a souligné les atouts dont dispose l’île Mandji, notamment la profondeur de l’emplacement maritime, la proximité d’un aéroport international, le terminal pétrolier du cap Lopez… « Nous comptons apporter notre expérience pour la bonne marche de cette structure en développant également des projets ». Salomon Urbano Olympio a rappelé les principales composantes du site devant abriter ce projet dans la capitale économique : une zone industrielle de 926 hectares, dont 645 ha utiles dénommés parcelle F, destinée aux industries et services ; une zone résidentielle de 382 ha réservée aux habitations ; une cybercity (village numérique) sur 412 ha, un port industriel et commercial. Ce projet, soutenu par la China Eximbank, pourra générer 1 500 à 2 300 emplois dans sa phase de construction et à terme, dans sa phase d’exploitation, 15 000 à 25 000 emplois. 

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