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Brèves bancaires

MALI 

La Boad soutient deux banques maliennes 

La Banque malienne de solidarité (BMS) et la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce-Mali (BSIC-Mali) ont obtenu chacune de la BOAD, une ligne de refinancement de 6,5 milliards de F.CFA. Les contrats ont été signés fin juillet à Bamako. 

Les deux opérations s’inscrivent dans le cadre d’un programme initié par la BOAD et la KfW allemande, afin de soutenir les petites et moyennes entreprises de l’Uemoa en améliorant leur accès aux financements du secteur bancaire. Les deux précédentes lignes de refinancement entre la BOAD et la BMS, d’un montant global de 7 milliards de F.CFA, ont permis de refinancer une vingtaine de projets dans les bâtiments et travaux publics, le commerce, le transport, l’agriculture l’élevage, l’industrie, hydrocarbures et l’enseignement. 

MAURITANIE 

Nouvel accord de pêche avec l’UE 

L’Union européenne et la Mauritanie ont conclu mi-juillet un accord permettant aux navires européens de pêcher dans les eaux mauritaniennes pendant quatre ans, et constituant le quatrième protocole de mise en œuvre de l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable. Ce nouveau protocole prévoit l’accès de la flotte européenne aux eaux mauritaniennes pour la pêche de crevettes, de poissons démersaux, de thons et de petits pélagiques, pour un total autorisé de 281 500 tonnes par an. En plus des captures payées par les pêcheurs européens, l’UE consacrera 59,125 millions d’euros à ce partenariat, dont 4,125 millions d’euros directement dédiés au soutien des communautés de pêche locales en Mauritanie. 

SÉNÉGAL 

Développement avec le PNUD 

Le président Macky Sall a lancé le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), qui sera réalisé avec l’assistance technique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le projet comprend quatre composantes : le développement des infrastructures socio-économiques de base ; l’amélioration de la productivité rurale et de la production agricole et de l’élevage ; le renforcement des capacités institutionnelles des acteurs locaux ; le développement d’un système d’information géo-référencé. « Le lancement du PUDC intervient dans un contexte où la pauvreté reste marquée par une forte disparité entre les zones rurales avec un taux de 57,1 % contre celui de 41,2 % dans les zones urbaines », souligne Fatoumata Bintou Djibo, représentant résident du PNUD et coordonnateur résident du Système des Nations unies. Ce programme d’envergure nationale est inédit. Il est estimé à 416 milliards de F.CFA. La première phase, pour la période 2015-2017, s’élève à 113 milliards de F.CFA.  À ce jour, le PUDC, financé entièrement par le budget de l’État, a engagé 87 milliards de F.CFA. » 

Services d’eau et d’assainissement urbains 

La Banque mondiale a approuvé un crédit IDA de 70 millions $ (42 milliards de F.CFA) destiné à améliorer l’accès à des services d’eau potable et d’assainissement dans les zones urbaines et périurbaines du Sénégal. Le Projet d’approvisionnement en eau et d’assainissement en milieu urbain, conçu pour résoudre rapidement les difficultés provoquées par les pénuries d’eau dans la région de Dakar, contribuera aussi à amplifier les services d’eau à la Petite Côte et plus généralement à en améliorer l’accès dans l’ensemble du pays. Le projet va appuyer le développement des nappes souterraines afin de diversifier les sources d’approvisionnement en eau dans la région de Dakar. Les activités entreprises pour remettre en état les infrastructures d’eau dans le centre urbain de Nguékhokh amélioreront la production d’eau, les capacités de stockage et la distribution, avant l’incorporation de cette ville dans le périmètre couvert par la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones). 

50 forages avec l’UE 

L’Union européenne (UE), en partenariat avec le ministère de l’Hydraulique et de l’assainissement à travers sa Direction de l’hydraulique, a réceptionné fin août le 1er forage réalisé dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement (Pepam- UE), comprenant une série de 50 forages et châteaux d’eau qui seront réalisés dans les zones rurales de Kolda, Sédhiou et Tambacounda.  Le Pepam-UE est subventionné en totalité par l’UE pour un montant global de 18 milliards de F.CFA sur une période de cinq ans. 

AFRIQUE CENTRALE 

RÉGIONAL 

L’UE double son soutien à l’Afrique centrale 

Le Programme indicatif régional (PIR) pour l’Afrique centrale au titre du 11e Fonds européen de développement (FED), signé à Bruxelles, s’élève à 350 millions d’euros et porte sur la période 2014-2020. Ce programme couvrira trois domaines : l’intégration et la coopération politiques dans le domaine de la paix et de la sécurité (43 millions d’euros), l’intégration économique et le commerce au niveau régional (211 millions d’euros, dont 135 millions qui transiteront par le Fonds fiduciaire pour les infrastructures) et le développement durable des ressources naturelles et de la biodiversité (88 millions d’euros). Un montant supplémentaire de 8 millions d’euros est prévu pour l’assistance à la coopération technique et aux ordonnateurs régionaux. Les fonds dégagés précédemment en faveur de l’Afrique centrale au titre du 10e FED s’élevaient à 165 millions d’euros, soit une augmentation de 112 % pour le nouveau PIR. 

CAMEROUN 

Nouvelle stratégie pays 2015-2020 de la BAD 

Le Groupe de la BAD a adopté une nouvelle Stratégie d’intervention de la Banque africaine de développement pour le Cameroun couvrant la période 2015-2020. Cette période de six ans coïncide avec l’horizon restant du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi du Cameroun (DSCE 2010-2020), qui est la déclinaison de la « Vision 2035 du Cameroun », d’être un pays émergent. La stratégie de la Banque est axée sur deux piliers visant : pour le premier, le renforcement des infrastructures pour une croissance inclusive et durable ; et pour le second, le renforcement de la gouvernance sectorielle pour l’efficacité des investissements. 

Cette stratégie sera mise en oeuvre à travers les secteurs suivants : l’agriculture, le transport-TIC et la gouvernance. L’énergie sera prise en compte dans le cadre des opérations du secteur privé et de l’intégration régionale. Pour Racine Kane, représentant résident de la Banque au Cameroun, « un accent particulier devra être mis, notamment sur les projets inscrits au Programme d’urgence qui seront financés par le biais de l’émission par le Cameroun d’un Eurobond pour mobiliser 750 milliards de F.CFA sur le marché international, avec le recours à l’instrument de Garantie partielle pour la couverture du risque de change de la Banque ». Le portefeuille actif de la Banque au Cameroun à fin juin 2015 comprend 19 opérations, totalisant environ 609 millions UC (771 millions d’euros). Ce portefeuille devrait s’enrichir au cours de l’année 2015 de projets : Central Africain Backbone pour un montant de 37,3 millions d’euros, ainsi que l’octroi d’une garantie partielle de couverture de risque de change, pour un montant équivalent à 500 millions d’euros. 

Partenariat Afriland-IFC 

L’IFC du Groupe de la Banque mondiale avec l’Afriland First Bank camerounaise a signé un accord destiné au renforcement de ses activités de financement du commerce extérieur en faveur de sa clientèle entreprise au Cameroun. D’un montant de 15 millions $, ce mécanisme, le premier en son genre en faveur d’une banque camerounaise à capitaux privés, servira à la garantie de lignes de commerce extérieur d’Afriland, à travers le réseau global de banques confirmatrices d’IFC. « Nous pourrons désormais élargir notre champ d’action à l’international, prospecter de nouveaux marchés et bâtir des relations de partenariat avec des banques correspondantes de pointe à travers le monde », a déclaré Alphonse Nafack, administrateur directeur général d’Afriland First Bank.

AFRIQUE CENTRALE

La Chine sollicitée pour les infrastructures des CAN 2016 et 2019 

Le gouvernement camerounais a présenté à la Chine un état des besoins de financement pour la réalisation des infrastructures devant accueillir les Coupes d’Afrique des nations (CAN) 2016 (Dames) et 2019 (Messieurs) de football. Selon le Premier ministre, président du comité de préparation des CAN 2016 et 2019, Philémon Yang, « sur la base des estimations faites par le ministre des Sports (maître d’ouvrage) et le ministre en charge des Travaux publics (ingénieur de l’État) et des partenaires chinois consultés, le coût prévisionnel des infrastructures sportives à construire ou à réhabiliter, suivant les normes de la Confédération africaine de football, s’élève au total à 550 milliards de F.CFA. 

Nous proposons que la Chine soutienne le Cameroun pour la construction de ces infrastructures sportives. Ce faisant, la Chine s’installerait durablement dans le coeur de nos populations qui sont passionnées de football ». Ces évaluations comprennent : la construction d’un nouveau stade de 60 000 places à Yaoundé (150 milliards) ; la construction d’un nouveau stade de 50 000 places à Douala et de ses aménagements extérieurs (150 milliards) ; l’aménagement extérieur du stade de Limbe (10 milliards) ; l’aménagement extérieur du stade de Bafoussam (10 milliards) ; la réhabilitation des stades omnisports de Yaoundé, Douala, Bafoussam et Garoua (158 milliards) ; la construction des voies d’accès et réseaux divers (72 milliards). 

Installation de la banque des PME 

La Banque camerounaise des PME (BCPME) a ouvert ses portes fin juillet à Yaoundé et début août à Douala. Les premiers crédits à la clientèle devraient être accordés dès l’automne, selon le directeur général de la nouvelle banque, Agnès Ndoumbe Manden. Le capital social de 10 milliards de F.CFA est entièrement détenu par l’État camerounais.

Quatre conventions de financement signées avec l’AFP 

La directrice générale de l’Agence française de développement (AFD), Anne Paugam, a signé quatre conventions de financement AFD d’un montant total de 76 milliards de F.CFA (116 millions d’euros) avec Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre de l’Économie, du plan et de l’aménagement du territoire. La première convention est relative à un prêt souverain de 42,6 milliards de F.CFA (65 millions d’euros) dédié au développement de trois « capitales régionales » : Bafoussam, Bertoua et Garoua. Ce programme de développement urbain est cofinancé par le Contrat de désendettement et de développement (C2D) à hauteur de 39,3 milliards F.CFA (60 millions d’euros). 

La seconde convention, d’un montant de 29,5 milliards de F.CFA (45 millions d’euros), est destinée aux accès complémentaires du second pont sur le Wouri de Douala ; d’un coût de 87,2 milliards de F.CFA, elle bénéficie d’un financement de la France (prêt AFD + C2D). La troisième convention AFD concerne une subvention de 655 millions de F.CFA (1 million d’euros) pour le financement d’un projet-pilote d’appui à l’investissement productif au Cameroun de la diaspora camerounaise. La quatrième convention permet l’affectation de 3,3 milliards de F.CFA (5 millions d’euros) sur le second C2D pour mettre en oeuvre le programme d’appui aux PME agricoles et agroalimentaires. 

GABON 

Les projets prioritaires 2015 représentent 110 milliards de F.Cfa 

Le ministre du Budget, Christian Magnagna, a réuni, mi-juillet à Libreville, l’Agence nationale des grands travaux (ANGT), le Fonds routier, la Direction générale du budget et des finances publiques et la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor, pour examiner l’exécution des projets prioritaires 2015. 

Parmi ceux-ci, le ministre a relevé, sur le plan des infrastructures, l’élargissement de la route nationale du PK5 au PK12, la construction d’une route de contournement de l’aéroport Léon Mba et la poursuite des travaux de la route nationale 1. Les projets relatifs au social, à la santé et à l’éducation ont également fait l’objet d’une attention particulière. En termes de financement, la première phase d’exécution de ces projets est évaluée à 30 milliards de F.CFA. La deuxième phase nécessitera un investissement de 80 milliards de F.CFA. 

Réfection du patrimoine bâti de l’Etat 

Le gouvernement gabonais, à travers la Direction générale du budget et des finances (DGBF), a débloqué 11 milliards de F.CFA pour la réfection des bâtiments et immeubles du patrimoine bâti de l’État, dont certains sont dans un état de dégradation avancé. 

Des appels d’offres ont été lancés pour réhabiliter non seulement le cadre de travail, mais également le logement des agents publics. Les PME et PMI gabonaises du secteur du BTP sont concernées.

Emprunt à deux banques israéliennes 

L’État gabonais va garantir un emprunt d’un montant maximum de 61,01 millions d’euros, contracté par la Société de patrimoine du service public de l’eau potable, de l’énergie électrique et de l’assainissement, auprès des banques israéliennes Hapoalim B.M et Mizrahi Tefahot. Cet emprunt a pour but de financer les travaux d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction d’infrastructures et des travaux supplémentaires liés à la centrale de Port-Gentil. 

La centrale électrique de 105 MW de Port- Gentil a été attribuée en décembre 2012, sur appel d’offres international, à la firme israélienne Telemenia. La centrale électrique a été construite en deux tranches de 52,5 MW, constituées de six moteurs DF MAN capables de fonctionner au gaz naturel ou au diesel. La première tranche a été terminée en un temps record de 13 mois, y compris les importants travaux de génie civil. 

CONGO 

Une banque sino-congolaise à Brazzaville 

Une délégation de l’Agricultural Bank of China, conduite par son vice-président, Zhenjiang Li, a présenté en juillet à Brazzaville, au président Denis Sassou N’Guesso, une maquette représentant la Banque sino-congolaise pour l’Afrique (BSA), future grande banque commerciale. Ce bâtiment de 15 étages, d’une largeur de 25 m et d’une longueur 37 m, sera érigé sur le site de l’ex-piscine Caïman au coeur de Brazzaville. 

La Bad soutient le secteur forestier 

La Banque africaine de développement (Bad) a approuvé en juillet un prêt de 22,5 millions $ (13,5 milliards de F.CFA) en faveur du Projet d’appui au climat d’investissement et à la gouvernance forestière (Pacigof), qui renforcera les capacités des institutions d’appui au secteur privé, encouragera les initiatives privées, et améliorera la gouvernance du secteur forestier et de la filière bois dans le pays. Le prêt de la BAD couvre la moitié du coût total du projet, estimé à 45 millions $ (27 milliards de F.CFA). Le gouvernement congolais fournira une contrepartie équivalant à l’autre moitié. 

RD CONGO 

Développement d’Africell 

L’International Finance Corporation (IFC), du Groupe de la Banque mondiale, va réaliser un investissement de 35 millions $ dans l’opérateur de télécommunications Africell, pour soutenir l’expansion et l’amélioration de ses réseaux mobiles en Gambie, en RD Congo, en Sierra Leone et en Ouganda. Le financement d’IFC fait partie d’un prêt syndiqué de 150 millions $ arrangé par la Deutsche Bank et soutenu par la Banque libano-française, Ecobank RDC et divers investisseurs.  Depuis son lancement en 2001, Africell est devenu le réseau mobile leader en Gambie et en Sierra Leone, et se développe rapidement en RDC et en Ouganda. 

TCHAD 

Dons de la France pour l’éducation et l’élevage pastoral 

L’ambassadrice de France, Evelyne Decorps, et le ministre des Finances et du budget, Bédoumra Kordje, ont signé deux conventions relatives à deux subventions de l’Agence française de développement (AFD) d’un montant total de 12 millions d’euros (7,87 milliards de F.CFA). La première subvention, d’un montant de 6 millions d’euros, permettra de financer le projet d’amélioration de la qualité de l’éducation de base et de promotion d’une gestion de proximité (Paqepp).  La seconde subvention, d’un montant de 6 millions d’euros également, porte sur le financement du Projet d’appui au pastoralisme au Tchad (Pastor), qui sera mis en oeuvre par le ministère de l’Élevage et de l’hydraulique. 

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