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Brèves économiques africaines

Deuxième tranche du parc de Jorf Lasfar 

MEDZ, filiale de la Caisse de dépôt et de gestion, « leader au Maroc dans l’aménagement et la gestion de parcs d’activités dans l’industrie, l’offshoring et le tourisme » a participé en qualité de sponsor au salon international Kimia Africa 2015, organisé début octobre à Casablanca. 

MEDZ y a mis en avant son offre de parcs industriels, et annoncé le lancement de la deuxième tranche du parc industriel de Jorf Lasfar, le seul parc industriel au Maroc pouvant accueillir les industries de première catégorie. Situé à seulement 5 minutes du port de Jorf Lasfar et 1 h 30 de Casablanca, il s’étale sur une superficie de 500 ha. Accueillant toutes les activités industrielles, il est notamment dimensionné pour abriter les secteurs de la chimie-parachimie, la métallurgie et les énergies. Il s’adresse aux grandes industries et PME-PMI, aussi bien nationales et qu’internationales. 

TUNISIE 

Poulina inaugure un grand Datacenter 

Poulina Group Holding (PGH) vient d’achever la construction du plus grand DatacenterTier 3 + en Tunisie. La réalisation de DataXion « marque une étape clé dans le positionnement du groupe dans le secteur des technologies de l’information et du service. S’appuyant sur ce nouveau Datacenter à la pointe de l’innovation et conforme aux normes internationales Tier 3 +, PGH s’engage à créer un écosystème à forte valeur ajoutée dans les domaines l’hébergement des données, du Cloud, de l’offshoring et l’infogérance ». Pour assurer la construction de ce Datacenter ultra-sécurisé, PGH a fait appel aux plus grands spécialistes du domaine : Schneider Electric, APL (France), SBF (Tunisie)…

Relance du chantier de la Cité de la culture 

Le ministère de l’Équipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire lance un appel d’offres international relatif à la réalisation des travaux tous corps d’état pour l’achèvement de la Cité de la culture à Tunis. 

Les dix composantes de la première phase sont les suivantes : espace d’accueil général du public ; espaces pour spectacles vivants, comportant trois salles de spectacle et sept studios de production ; médiathèque d’actualité ; une cinémathèque composée de deux salles de cinéma ; maison des artistes ; galerie nationale d’art et d’exposition composée de trois salles d’exposition dotées d’une réserve ; administration générale de la cité ; espace pour les activités de commerce ; « Tour de la culture » ; parkings. Le délai de réalisation de la première partie sera de 18 mois. Les entreprises ou groupement d’entreprises sont appelés entre autres « à proposer un financement public ou privé par le biais d’une institution financière résidente ou non résidente ». La réalisation clés en mains du musée national des civilisations, d’une surface couverte de 26 000 m2, prendra 30 mois. Le coût du projet est évalué à environ 120 millions DT (54 millions d’euros). 

Internationalisation des batteries Assad 

La société l’Accumulateur tunisien Assad, a créé une filiale au Maroc (Assad batteries Maroc). Le terrain sur lequel sera édifiée une unité de production de 300 000 batteries par an dès 2016 a été acquis dans la zone industrielle Jorf Lasfar à El Jadida (110 km à l’est de Casablanca). « Batterie Assad Côte d’Ivoire », filiale commerciale du groupe en Afrique subsaharienne, constituera la porte d’entrée sur l’important marché des pays de la Cedeao. 

La création d’une filiale commerciale en Italie est en cours ; elle a pour objectif le renforcement de la présence de la société en Europe, en intégrant des niveaux avancés dans la chaîne de distribution, l’augmentation des ventes sous les propres marques de Assad et l’amélioration des marges. « Ce programme d’internationalisation, principal relais de croissance du Groupe, contribuera d’une manière significative à l’amélioration de la rentabilité ». 

Créée en 1974, Assad, leader sur le marché tunisien, dispose de deux usines employant plus de 750 salariés à Bouargoub (batteries de démarrage) et à Ben Arous (batteries industrielles). L’entreprise a une capacité de production annuelle de 1,2 million de batteries au plomb. 

BURKINA FASO 

Convention minière à Endeavour pour l’or de Houndé 

Le gouvernement a marqué son accord pour la signature de la convention minière entre la société Hounde Gold Operation SA et l’État du Burkina Faso, relative au projet aurifère de Houndé, province du Tuy, région des Hauts-Bassins (250 km au sud-ouest de Ouagadougou). 

Hounde Gold Operation est une société d’exploitation minière de droit burkinabè, filiale de la compagnie canadienne Endeavour Mining. Le permis d’exploitation (Endeavour 90 %, État burkinabè 10 %) couvre une superficie de 23,20 km2 pour une durée de huit ans. 

Endeavour a obtenu en février 2015, son permis pour développer le projet, qui représente un investissement initial de 325 millions $. 

Houndé dispose d’un potentiel de production totale de 1,9 million d’onces d’or (environ 54 tonnes) sur une durée de dix ans. Les travaux de construction de la mine devraient démarrer en 2016.

La BAD soutient l’OMVG dans l’accès à l’électricité 

La BAD (Banque africaine de développement) accorde un soutien de 121,5 millions d’euros à l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), afin d’améliorer l’accès à de l’énergie propre, renouvelable et abordable en Gambie (9,5 millions d’euros), en Guinée (53,4 millions d’euros), en Guinée-Bissau (9,5 millions d’euros) et au Sénégal (49,1 millions d’euros). Le projet a pour objectif de porter, d’ici à 2020, le taux d’accès à l’électricité à 20 % en Guinée, 42 % en Gambie, 65 % en Guinée-Bissau, 75 % au Sénégal. 

Le projet énergétique de l’OMVG vise à réduire les contraintes d’approvisionnement électrique par la construction du barrage hydroélectrique de Sambangalou, dont la puissance installée sera de 128 MW, et par l’établissement d’un réseau interconnecté d’évacuation d’énergie comportant 1 677 km de lignes haute tension de 225 kV, 15 stations de transformation haute et moyenne tensions, et deux centres de répartition de charges. 

Ce projet multidonateurs de 937,5 millions d’euros est également soutenu par la BEI, l’AFD, la KFW allemande, la BID, la JICA japonaise, le FKDEA koweïtien, la BOAD, la Banque mondiale, la China Exim Bank et les gouvernements de Gambie, de Guinée, de Guinée-Bissau et du Sénégal.

CÔTE D’IVOIRE

Modernisation du port d’Abidjan 

Le ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République, Amadou Gon Coulibaly, a lancé début octobre, près du canal de Vridi à Port-Bouët, les travaux d’élargissement et d’approfondissement du canal et de construction du second terminal à conteneurs (TC2). Ces deux projets « marquent un tournant décisif » dans la vie du Port autonome d’Abidjan (PAA), dont le repositionnement sur les plans africain et mondial impose la modernisation. Ils ont en outre « une portée sociale avec les 4 000 emplois directs et indirects » qu’ils génèrent. 

Le projet, d’un coût global de 560 milliards de F.CFA, est financé à 85 % par un prêt d’Eximbank of China à l’État ivoirien. 

Le minis t re de s Transports , Gaoussou Touré, a insisté auprès de la China Harbour Engineering Company (CHEC), en charge des travaux, sur « le respect du délai d’exécution des deux projets et la construction selon les normes de l’art ». 

Le directeur général du PAA, Hien Yacouba Sié, a pour sa part indiqué que « le canal de Vridi est le cordon ombilical du PAA, poumon de l’économie ivoirienne ». 

Inauguration du môle du port de pêche 

Le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, a inauguré, à Abidjan-Treichville, le môle du port de pêche, dont les travaux ont coûté 28,6 milliards de F.CFA, pour une durée de 16 mois. L’ouvrage comprend une jetée en lagune de 450 m de long sur 160 m de large, avec un tirant d’eau de 8 m à 10 m. La Côte d’Ivoire produit 150 000 tonnes de poisson pour une demande de 480 000 t, et l’ambition du gouvernement, « est de réduire significativement la dépendance de l’extérieur en améliorant le suivi et en facilitant l’accès des opérateurs du secteur au financement ». 

Le port de pêche réhabilité et modernisé offre désormais 1 060 m de quai permettant l’accostage de navires thoniers avec un tirant d’eau de 10 m. La surface de terrain créée par remblai sur l’eau est de 8,2 hectares dont 5 ha seront affectés à l’implantation d’industries de la chaîne de froid, 1,2 ha à l’entreposage de conteneurs frigorifiques, à la réparation des filets, et 2 ha aux aires de circulation et de manutention. Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani, a souligné que ce môle « va renforcer la position de leadership de la Côte d’Ivoire, premier port thonier d’Afrique subsaharienne ». L’ouverture du môle du port de pêche sera suivie de la création d’un espace de 10 ha de terrains industriels d’une valeur de 15 milliards de F.CFA ; la recherche de financement est en cours. 

Nouvelle gare routière pour Abidjan 

Le ministre des Transports, Gaoussou Touré, a lancé, à Adjamé, les travaux de construction de la nouvelle gare routière internationale d’Abidjan. « L’édifice pourra accueillir, aux heures de pointe, plus de 500 véhicules, dont plus de 90 à l’embarquement, 90 au débarquement et 320 en stationnement de façon simultanée, soit un minimum de 9 000 voyageurs par heure. » Selon le groupe Dennis, société togolaise porteuse de la convention de concession en groupement avec Autocares Javier de Miguel Moreno, ce complexe, qui couvre une superficie de 22 hectares, pourra accueillir plus de 25 millions de voyageurs par an (30 millions à terme). L’ensemble, qui créera 1 000 emplois directs, est entièrement financé par le groupe Dennis, à hauteur de 47 milliards de F.CFA, intégrant l’échangeur d’accès à la gare d’un coût d’environ 8 milliards de F.CFA. Parmi les partenaires, Access-TIC, société de droit ivoirien, déploiera un réseau de plus de 400 caméras et des systèmes associés de contrôle intelligent pour sécuriser les utilisateurs de la gare routière. 

MALI 

Une centrale solaire à Kita 

La convention de concession pour la construction et l’exploitation d’une centrale solaire photovoltaïque par l’opérateur Akuo Kita Solar, filiale du groupe français Akuo Energy, a été approuvée par le gouvernement malien. Akuo Kita Solar construira à Kita une centrale solaire d’une puissance de 50 MW, avec 76 GWh de productible annuel moyen et pour une durée d’exploitation de 28 ans. 

Elle s’inscrit parmi les projets prioritaires du plan de redressement 2014-2020 de la situation financière et opérationnelle d’Énergie du Mali (EDM) adopté par le gouvernement en 2014. Le coût de réalisation de cette centrale est évalué à 49,58 milliards de F.CFA.

Important réseau à fibre optique 

Le gouvernement a approuvé le marché relatif au réseau large bande national du Mali, conclu avec la société chinoise Huawei Technologies pour un montant de 35,2 milliards de F.CFA et un délai d’exécution de 15 mois. 

Ce marché consiste en la fourniture d’un réseau à fibre optique de plus de 1 300 km et des applications associées par la Chine. Les travaux portent sur : la fourniture et la pose de 1 300 km de fibre optique sur les axes Bamako-Kourémalé, Mopti-Douentza-Gao et Markala-Niono-Léré-Niafunké-Goundam- Tombouctou ; la mise en place d’un Centre de données à Bamako ; les applications basées sur la transmission en fibre optique ; la modernisation du réseau de communication du gouvernement ; la mise en place d’un système de vidéosurveillance des risques sécuritaires et du trafic routier ; l’installation des équipements et l’aménagement des salles de surveillance et de données. Le financement est assuré en totalité par la China Eximbank.

MAURITANIE 

Un nouveau grand marché à Nouakchott 

Les ministres des Finances, Moctar Ould Diay, et de l’Habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, Sidi Ould Zeine, ont présenté fin octobre au gouvernement une communication conjointe relative au régime et aux modalités de cession des locaux commerciaux du Grand marché du centre-ville de Nouakchott, en cours de construction. 

Le bâtiment comprendra 1 169 boutiques sur trois étages, ainsi que des espaces pour la prière, des banques et des restaurants. Le coût du projet s’élève à 5 milliards UM (16 millions $). 

SÉNÉGAL 

Un port multifonctions à Bargny avec DP World 

Le président Macky Sall a décidé de construire le nouveau port multifonctions de Dakar à Bargny, adossé à la Zone économique spéciale intégrée. « DP World sera responsable de la conception, de la réalisation et de l’exploitation du nouveau port dans le cadre du contrat de concession qui le lie à la Société nationale du Port autonome de Dakar », explique le porte-parole du gouvernement. 

« Outre les standards d’exploitation élevés qui y seront appliqués, le nouveau port de Dakar disposera d’équipements et d’infrastructures permettant de traiter les navires de dernière génération avec des tirants supérieurs à 16 m. Son intégration à la Zone économique spéciale ainsi que sa connectivité avec l’aéroport de Dakar contribueront d’une part, au développement du potentiel économique du Sénégal, au renforcement de sa compétitivité, notamment, par l’abaissement du coût des transactions commerciales, et d’autre part à la création de nouveaux emplois. »

D’un coût de 151 milliards de F.CFA et devant durer 36 mois, la rénovation du canal de Vridi renforcera la compétitivité et offrira au PAA la possibilité d’accueillir les plus grands navires fréquentant les côtes africaines (jusqu’à 350 m de longueur avec 16 m de tirant d’eau). Il réduira aussi le temps d’attente de 10 heures/jour en moyenne pour les navires. 

Pour le second Terminal à conteneurs (TC2), le délai de construction est de 48 mois, pour un investissement de 409 milliards de F.CFA. Le TC2 permettra l’accroissement de la capacité de manutention des conteneurs, de 1,2 million TEU/an à 3,7 millions TEU/an, l’augmentation du trafic en transbordement de 700 000 TEU/ an à 2 millions TEU/an, et la réduction du coût de manutention. 

Production de solutés massifs 

Le Fonds souverain d’investissement stratégiques (Fonsis) et ses partenaires ont signé la convention d’investissement dans le projet Parenterus. Selon le Premier ministre, Parenterus est un investissement « capital » dans l’atteinte des objectifs de la plateforme Dakar Medical City du Plan Sénégal Émergent. « La société Parenterus permettra de garantir une baisse des coûts et une souveraineté dans la fourniture de solutions de perfusion à nos structures sanitaires, parfois confrontées à des ruptures de stocks, car ce produit est entièrement importé aujourd’hui. » 

Le directeur général du Fonsis, Amadou Hott, rappelait que « Parenterus est un projet porté au départ par un privé sénégalais, appuyé par le Fonsis, qui a pu boucler aux côtés d’autres investisseurs et partenaires techniques et financiers, un financement global de 6,5 milliards de F.CFA ». L’apport en fonds propres de 2,5 milliards de F.CFA est détenu à 90 % par des nationaux, dont la Caisse des dépôts et consignations du Sénégal (CDC). La BOAD a participé pour 2,5 milliards de F.CFA et la CBAO pour 1,5 milliard de F.CFA, avec une garantie du Fonds Gari de la Cedeao. Le chantier, dont le promoteur est le Dr Ibrahima Kâ, est implanté dans la commune de Diender, région de Thiès, et permettra la création de plus de 70 emplois directs à partir de la première année d’exploitation. 

Le parc industriel de Diamniadio enfin livré 

Le premier hangar du Pôle urbain de Diamniadio sera livré au plus tard en décembre, et permettra de créer 1 000 emplois directs et 5 000 emplois indirects. « Il nous faut finaliser ce projet de parc, nous ne sommes pas les seuls candidats pour la délocalisation des entreprises chinoises », souligne le Premier ministre du Sénégal.

La société chinoise C & H Garment Company a signé en juillet 2015 avec l’APIX une convention pour l’implantation d’une unité industrielle de confection de vêtements au parc industriel de Diamniadio, représentant un investissement de l’ordre de 25 millions $ (14,5 milliards de F.CFA). Aux termes de l’accord, 1 000 emplois seront créés à partir de juin 2016. 

TOGO 

Inauguration d’un complexe scolaire scientifique 

Le président Faure Gnassingbé a inauguré fin octobre à Lomé un complexe scolaire scientifique entièrement équipé, don de la Chine. 

Ce complexe scientifique, extension du lycée de Tokoin, comprend six bâtiments dotés d’amphithéâtres, de bureaux, d’une cantine, de 24 laboratoires de chimie et de physique, des sciences de la vie et de la terre, et d’informatique. 

Le coût global du complexe, y compris deux bibliothèques équipées et une tribune de 1 400 places pour un terrain de sport multi-disciplines, est estimé à 9 milliards de F.CFA. Les travaux ont été exécutés par China Railway Shisiju Group Corporation (CRSGC). 

Réhabilitation de l’Hôtel du 2-Février 

Henri-Marie Dondra, directeur général du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace), et Bassary Touré, vice-président de la Boad (Banque ouest-africaine de développement) ont signé un accord de cautionnement de 4,9 milliards de F.CFA au profit de la société Kalyan Hospitality Development Togo. 

À cette occasion, un accord de garantie entre le Fagace et le promoteur, a été également signé. Cet accord permettra à Kalyan Hospitality Development de mobiliser un financement de 10 milliards de F.CFA auprès de la Boad pour la réhabilitation de l’Hôtel du 2-Février. À terme, le Radisson Blu Hôtel du 2-Février fera partie du réseau de Carlson Rezidor Hotel Group ; il comprend 64 appartements et 256 chambres sur 29 étages, en vue de répondre à la demande croissante d’hébergements de standing à Lomé. 

RÉGIONAL 

Étude d’un pont sur le Logone 

Les études de faisabilité technico-économique d’un pont entre Yagoua (Cameroun) et Bongor (Tchad) et des aménagements connexes (voie de raccordement, protection des berges du fleuve, poste frontalier…) sont évaluées à environ 750 millions de F.CFA, et confiées au groupement EGIS International-EGIS Cameroun. Le groupement a démarré ses travaux mi-décembre 2014. 

Le rapport d’avant-projet détaillé et les dossiers d’appel d’offres pour les travaux et le contrôle sont attendus au 1er trimestre 2016. Le pont devrait être achevé en décembre 2018. 

CAMEROUN 

Création de la Société nationale de transport de l’électricité 

Le président Paul Biya a signé deux décrets portant création de la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel) et approbation de ses statuts. Selon Basile Atangana Kouna, ministre de l’Eau et de l’énergie, « la nouvelle entité sera chargée d’assurer la maîtrise d’ouvrage des nouveaux investissements en cours de préparation dans le domaine du transport de l’électricité. L’exploitation et la maintenance des ouvrages existants, de même que la gestion des flux d’énergie seront transférées de la société ENEO à la nouvelle entité au terme de l’opération de séparation des actifs concernés ». 

AES Sonel était devenue Energy of Cameroon (ENEO) en 2014 après le rachat des parts de l’américain AES par le fonds d’investissement britannique Actis. ENEO est détenue à 56 % par Actis et à 44 % par l’État camerounais. « L’avènement de la Sonatel est la résultante des évolutions consécutives à l’ouverture du marché de l’électricité de notre pays… L’évolution majeure est la séparation totale au plan juridique, institutionnel et comptable, de la gestion des réseaux de transport de l’électricité et celle des flux d’énergie qui y transitent des autres activités du secteur de l’électricité », indique le ministre. « En effet, plusieurs situations de dysfonctionnement du service public de l’électricité enregistrées, ces dernières années, sont le fait de la vétusté et de la saturation des ouvrages de transport de l’électricité. L’une des toutes premières missions de la Sonatrel sera donc de porter le programme de mise à niveau des réseaux publics de transport d’électricité entrepris par le gouvernement. ENEO va poursuivre les investissements engagés dans le cadre du renforcement des réseaux de transport jusqu’à la mise en place effective de la nouvelle entité. » 

Entreprises préqualifiées pour le barrage de Nachtigal 

À la suite de l’appel à manifestation d’intérêt publié fin avril 2015, le Consortium Nachtigal amont, composé de la Société financière internationale (SFI-IFC), Électricité de France (EDF), l’État du Cameroun et Rio Tinto Alcan (RTA), a préqualifié les entreprises ou groupements français pour le projet hydroélectrique de Nachtigal amont (420 MW) : Razel BEC, Sogea Satom, Vinci Construction Grands Projets, NGE Contracting, , Tractebel Engineering, Clemessy, Alstom Hydro, Cegelec SAS, Cofely INEO GDF Suez, Bouygues Énergies & services, ainsi que SGTM (Maroc), Besix (Belgique), Six International(Cameroun), Andritz Hydro (Allemagne), Toshiba (Japon), Voith Hydro (Allemagne) et Elecnor (Espagne) 

Situé sur la Sanaga au niveau des chutes de Nachtigal amont, à 65 km au nord-est de Yaoundé, dans la Région Centre, le projet comprend la construction d’un barrage principal en béton de 1 455 m de long, d’un canal usinier, d’une centrale hydroélectrique dotée de sept groupes de 60 MW et d’une ligne d’évacuation d’énergie jusqu’à Yaoundé. L’investissement est évalué à 400 milliards de F.CFA environ. L’aménagement bénéficiera de la régularisation des débits du fleuve assurée par les grands réservoirs amont de Mbakaou et de Lom Pangar. Le début des travaux est prévu en 2016 et la mise en service sera échelonnée en 2020 et 2021.

CONGO

Contrats importants pour la CSCEC 

La China State Construction Engineering Corporation (CSCEC) a achevé les travaux de la route nationale N° 1 Pointe-Noire – Brazzaville, d’une longueur de 540 km. Après le premier tronçon de 164 km reliant Pointe-Noire à Dolisie achevé fin 2011, la CSCEC a construit le deuxième tronçon qui relie Dolisie au PK45 au nord de Brazzaville sur une longueur de 376 km. 

« Au terme d’un contrat représentant une valeur globale de 2,82 milliards $, la CSCEC a travaillé sept ans sur ce projet, en surmontant des difficultés techniques, de matériels, d’environnement, de sécurité », souligne l’entreprise chinoise. 

La CSCEC a également signé un accord coopératif pour la phase préparatoire du projet Jiarou Oilfield, jouant le rôle d’entrepreneur général. Situé dans la province de Pointe-Noire et le département du Kouilou, au long de la côte Atlantique, le projet Jiarou est divisé en deux blocs, sud et nord, d’une superficie globale de 929 km2. Les travaux préparatoires concernent 19 composantes comprenant usine de traitement de pétrole brut, usine de traitement du gaz, usine de traitement des eaux usées, centrale électrique au gaz, réseau de transport et de distribution… 

La première phase, qui concerne 351 km2, représente un investissement total de 1 milliard $ et sera réalisée avec des technologies, équipements et matériels importés de Chine. « Ce projet est le premier de type pétrochimique à être construit par la CSCEC sur les marchés d’outre-mer ». Par ailleurs, l’entreprise chinoise a obtenu un contrat de 30,25 millions $ pour la construction de la piste de l’aéroport de Nkayi (2 200 m de long et 30 m de large, route d’accès de 3 125 m de long et installations annexes), dans la Bouenza. 

Deuxième terminal à l’aéroport de Pointe-Noire 

Le deuxième module de l’aérogare de l’aéroport international António Agostinho Neto de Pointe-Noire a été inauguré mi-octobre par le président Denis Sassou N’Guesso. 

Bâtiment de forme asymétrique, développé sur une longueur de 135 m contre 69 m de largeur, ce deuxième terminal offre environ 18 000 m2 de surface utile, dans un bâtiment de trois niveaux.Les travaux ont été exécutés par l’entreprise China Jiangsu, pour un investissement de 41 milliards de F.CFA. Selon le ministre chargé de l’Aménagement du territoire et de la Délégation générale aux grands travaux, Jean-Jacques Bouya, ce module traitera les vols internationaux. Il communique avec le premier module qui sera réhabilité pour les vols domestiques. L’aéroport de Pointe-Noire, dont le partenaire technique est Egis Airport Operation, traite quelque 1,5 million de passagers par an. Une extension de la piste est envisagée pour accueillir les appareils de type Boeing 747-800. 

RD CONGO 

Une agence dédiée pour Grand Inga 

Le chef de l’État, Joseph Kabila, a promulgué l’ordonnance portant création au sein du cabinet du président de la République d’un service spécialisé dénommé Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga (ADPI RDC), projet envisagé en coopération avec l’Afrique du Sud. 

L’ADPI-RDC « détermine le cadre du projet, le lancement, le suivi et le contrôle de qualité des études et des travaux de chaque phase du projet, la sélection des partenaires privés ainsi que l’octroi et la gestion des concessions ». 

Cette agence est dirigée par un chargé de mission du président de la République, Bruno Kapanji, ancien ministre des Ressources hydroélectriques et de l’électricité. 

À l’occasion de la 9e session de la grande commission mixte entre la RD Congo et l’Afrique du Sud, les présidents Joseph Kabila et Jacob Zuma ont « particulièrement salué les progrès enregistrés dans la mise en oeuvre du traité sur le projet Grand Inga », signé en octobre 2013. « Ils réaffirment le leadership conjoint de l’Afrique du Sud et de la RD Congo » dans le développement du projet et ont « exhorté les deux ministères ou départements concernés d’accélérer le processus en vue de résoudre toutes les questions en suspens, y compris la mise en place du groupe de travail requis afin de baliser la voie pour l’exécution de ce projet panafricain ». 

GABON 

Développement du secteur cacao avec Eurochocolate 

Le directeur général de la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab), Léon Paul Ngoulakia, et le PDG de l’organisme italien Eurochocolate, Eugenio Guarducci, ont signé un accord de partenariat. Il porte sur la fourniture à la Caistab, par Eurochocolate, d’un savoir-faire, d’une expertise et d’un réseau de contacts institutionnels et professionnels au niveau international, pour la promotion de projets. 

Cet accord permettra de renforcer la commercialisation du cacao gabonais dans l’Union européenne. Le volet formation est pris en compte, dans la perspective de création d’une usine de production de chocolat au Gabon. 

Pour Eugenio Guarducci, « l’objectif de cet accord n’est pas seulement de permettre au cacao gabonais de trouver davantage de marchés à l’international, mais d’aider, dans un premier temps, à la formation des petits transformateurs locaux ». 

Eurochocolate organisera en 2016 au Gabon une mission d’information de chocolatiers italiens et internationaux. 

Le Gabon produit actuellement 500 tonnes par an de cacao à partir de 4 000 hectares cultivés par 8 000 producteurs. Les objectifs portent sur 3 000 t et 10 000 ha à l’horizon 2025.

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