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Black Fashion Week de Paris

Black Fashion Week de Paris. Une édition de choix qui a permis de découvrir et de mettre en lumière les talents mode d’aujourd’hui et de demain.

Depuis quelques saisons, il s’était éloigné des podiums, mais c’est sous une salve d’applaudissement du public, que nous avons pu redécouvrir le talent du Malien Xuly Bet. Des robes, en maille, en stretch, en viscose qui épousent littéralement le corps et ses courbes : pantalons, robes sirènes, jupes bouffantes noires ou unies. A faire tourner la tête d’une femme moderne qui voyage et déteste les contraintes.

Dans la série des robes décolletées pour le soir, on retient les robes en fil à fil bleu nuit découpées en bustier branchées. Très branchées ! En un mot, un retour réussi dont on attend la suite. A l’instar de Bongiwe qui présentait une collection très citadine, telles les robes courtes et longues aux tissus immaculés sur des tops en popeline. Le retour de la couleur est assuré avec les mousselines doubles rouges, citron ou mandarine, montées en robes décolletées dans une coupe en biais et des coutures en diagonale. Pour le soir, place à la lumière comme cette robe trapèze très années 60, taillée dans un tissu brodé d’argent, du grand art !

Même esprit de frivolité pour la très belle collection de Tsotesi dont les couleurs chatoyantes côtoient des tissus légers. Les robes du soir drapées et portées sur seins nus donnent du mouvement tant elles sont audacieuses de simplicité. On adore les dégradés sur coton ou velours, de l’orangé au rouge brique, du fleuri au topaze et sa maîtrise du biais sied à merveille ses longues robes. Il a du talent qu’on se le dise !

Autre virtuose, le styliste Fanzy Nawar qui présentait une collection qui s’avère être un véritable hommage à la Haute Couture parisienne. Traduire sans trahir, Fanzy s’effaçe juste ce qu’il faut derrière ses pairs. Le soir est follement couture dans la géométrie des couleurs, les enroulés qui dégagent la jambe, les décolletés se font profonds. Pour le jour, la collection est une mine d’or pour les femmes actives qui vivent en pantalon et veste. Epoustouflant !

Adama, à tout seigneur, tout honneur, une démonstration intelligente d’un dressing à consommer sans modération, c’est la proposition de la styliste Adama, organisatrice de l’événement. Une mode facile à porter avec tous les succès d’un été voué à la robe près du corps, les rayures bleu marine plus modernes que jamais. Les robes sont longues, simples comme un bonjour, mais terriblement irrésistibles.

Cela fait quelques saisons que la griffe Hayati-Cha existe ! Le style est jeune, la coupe inventive dans les effets des tissus en diagonale et les boutonnages décalés. Décalage tous azimuts et liberté totale d’assemblage. La blouse se fait soir en organza brodé de cercles. La robe tient aussi la vedette pour le grand soir. Légère, courte, précieuse, à peine transparente et jamais indécente. Une idée du style à adopter.

Pour Tim création, le styliste de toutes les exigences, si le négligé chic est à la mode, il faut courir chez lui. En noir ou en blanc, ses silhouettes paraissent tracées à l’encre de Chine. Pantalons sous pardessus hermétique jusqu’au sol, robe en asymétrie jusqu’à faire basculer l’ourlet d’un côté. Tout à la précision d’une épure. Sans doute parce que la perfection est rarement supportable, la femme Tim Création est distante, froide, presque intouchable. Tellement élégante.

Bel exercice de style chez Fagueye dont la quarantaine de modèles dans le vent  insuffle un petit coup de folie dans des impeccables jupes mouvantes au jeu de quilles et de volants. Les robes coupées en biais aux couleurs estivales donnent un avant-goût de l’été.

Photos : Osi Photographe

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