Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

African Business

Bénin : Comment améliorer les rendements agricoles

Un rapport d’étape publié par la Banque africaine de développement souligne l’efficacité d’un programme de soutien à l’agriculture, mis en œuvre au Bénin depuis 2015. À terme, quelque 400 agriculteurs verront leurs revenus augmenter significativement.

Par Marie-Anne Lubin

Le Projet d’appui à la production vivrière et de renforcement de la résilience dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines, le Papvire, a permis d’améliorer de façon significative les rendements des exploitations agricoles.

Le projet, engagé depuis 2015, est financé à hauteur de 24 millions de dollars par le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire, via la BAD (Banque africaine de développement). Il s’est fixé l’objectif d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de réduire la pauvreté des populations béninoises.

« Le démarrage effectif des travaux de réhabilitation des retenues d’eau, des aménagements en aval et les investissements à haute intensité de main-d’œuvre, couplé avec une mise à l’échelle des résultats obtenus et des champs écoles pour les paysans, permettront de consolider les acquis. »

Le programme a notamment permis d’augmenter la productivité agricole sur plus de 24 000 hectares (soit 80% des objectifs) dans le pays, avec une augmentation significative des rendements, selon le rapport mis en ligne le 11 novembre par la BAD.

Malgré les nombreuses contraintes ayant perturbé sa mise en œuvre dès son démarrage, le projet est « sur la bonne voie » pour atteindre ses cibles, en matière de gains de productivité, d’amélioration des revenus et de nombre d’agriculteurs concernés. 

La mise en culture de variétés de semences performantes, la formation couplée des producteurs leaders et agents d’encadrement, ainsi que le triptyque suivi-appui-conseils rapprochés, ont ainsi stimulé les rendements dans les champs de maïs et de riz.

En effet, la productivité moyenne de maïs est passée de 1,5 tonne par hectare en 2016 à 2,6 tonnes, une augmentation de 73%. Celle du riz a atteint 4,2 tonnes par hectare, contre 3,3 tonnes en 2016 (+27%). Quant au volume de production vivrière commercialisée, il a atteint presque 83 000 tonnes en 2020, alors qu’il se situait à moins de 5 000 tonnes en 2016.

Ces performances ont une incidence positive sur le revenu annuel par exploitation vivrière, souligne le rapport de la Banque. Le revenu est de 345 $ et pourrait atteindre 458 $ d’ici à l’achèvement du projet, en 2021. En 2016, ce revenu n’était que de 238 $.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts

Share This