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Au service de l’émergence

Au coeur de l’intégration régionale, la Banque africaine de développement accompagne l’État du Sénégal sur de nombreux chantiers du PSE. Mamadou Lamine Ndongo, son représentant régional, expose les engagements, les projets et les perspectives.

Mamadou Lamine Ndongo Représentant résident régional de la BAD

Quels sont les champs d’intervention de la BAD au Sénégal ?

La BAD n’a cessé de se développer et de se diversifier depuis le début de notre intervention, en 1972. À ce jour, 91 opérations ont été approuvées pour un montant cumulé de plus de 960 milliards de F.CFA (1,46 milliard d’euros), couvrant le secteur public, les opérations multinationales et le partenariat public-privé. La spécificité de la BAD est liée à son caractère africain qui lui confère une proximité à la fois géographique et culturelle avec le continent, une bonne connaissance des réalités africaines. Elle se positionne ainsi en interlocuteur de confiance des gouvernements, jouant à la fois le rôle de fi nancier, de conseiller et de courtier du savoir. Dans le cadre du dialogue sur les politiques, elle peut aborder tous les sujets sans heurter les susceptibilités et sans être accusée d’ingérence.

Quels sont les chantiers en cours ?

Le portefeuille représente un montant de 364 milliards de F.CFA (environ 554 millions d’euros) pour 25 opérations. Notre implication dans le PSE s’exerce à travers ces opérations en cours, qui font partie intégrante du Programme d’action prioritaire du PSE et de notre programme de prêts pour la période 2015-2018. Sur les 14 projets phare du PSE, nous en accompagnons six, notamment dans l’agriculture et l’élevage : 66 fermes agricoles, l’aquaculture avec 90 fermes aquacoles, les corridors céréaliers avec le projet de résilience du Sahel et deux projets rizicoles privés dans la région du fleuve Sénégal… S’agissant des questions énergétiques, nous participons à la construction de la centrale à charbon de Sendou de 125 MW, au projet Énergie de l’OMVG pour l’interconnexion à partir de la centrale de Kaleta (en Guinée) et de Sambagalou (Sénégal) ainsi qu’à l’électrification rurale de la région de Louga. Pour les infrastructures, nous soutenons le hub aérien avec le chantier de l’aéroport Blaise-Diagne et la phase II de l’autoroute Dakar-Diamniadio. Nous participons également au financement de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib dans le bassin arachidier et au prolongement du corridor transgambien. La BAD accompagne également le renforcement de la gouvernance dans les domaines financiers, fonciers, et du programme national de développement local.

Le Sénégal a beaucoup d’atouts et d’opportunités, notamment sa stabilité politique, sa position géographique, la diversité de ses ressources agricoles, hydro-agricoles et minières et la qualité de ses ressources humaines.

L’intégration régionale est un axe prioritaire de la BAD. Quelles sont vos actions dans ce domaine ?

C’est la seule voie possible pour bâtir une Afrique unie, stable et prospère ! L’intégration régionale permet de relever les défis de la fragmentation du continent, qui compte 54 États avec des marchés exigus et des barrières à la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux. Parmi les actions au niveau sous-régional, on peut citer les corridors avec les pays voisins du Sénégal, notamment les liaisons routières Dakar-Bamako par le Sud entre le Sénégal et le Mali et Dakar-Conakry entre le Sénégal et la Guinée, la construction du pont trans-gambien en voie de démarrage entre le Sénégal et la Gambie et les études de faisabilité pour la construction du pont de Rosso avec la Mauritanie en cours de finalisation. Deux projets sont envisagés : la route Farim-Tanaf entre le Sénégal et la Guinée Bissau et la ligne maritime Praia-Dakar-Abidjan entre la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Cap-Vert. 

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