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Apollinaire Compaoré construit un empire

De la banque aux assurances, en passant par les télécoms et le transport, l’homme d’affaires burkinabé continue de tisser sa toile, malgré les embûches. Dans les télécoms, Telecel Faso, qu’il contrôle, vient de lever 35 milliards de F.CFA.

Apollinaire Compaoré PDG de Planor SA

Le groupe Planor Afrique S.A qu’il a créé en 2004 est très diversifié : le négoce (tabac, produits de grande consommation, cycles et cyclomoteurs, pneumatiques), la distribution de produits pétroliers, la finance (banques, assurances et établissement de crédit), le transport ferroviaire (location de wagons), la téléphonie mobile, l’hôtellerie, etc. 

Quasi incontournable dans plusieurs secteurs économiques du Burkina Faso, Apollinaire Compaoré, qui a aussi des affaires dans plusieurs pays de la sous-région, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Dernier acte en date : le partenariat avec la Holding Coris d’Idrissa Nassa qui a permis à sa société Telecel Faso, de bénéficier d’une levée de fonds de 35 milliards F.CFA. Cette restructuration financière apporte une bouffée d’oxygène à Telecel Faso qui peut ainsi augmenter son offre dans la 3G. Elle permet aussi au groupe de renforcer sa trésorerie en vue d’autres projets, principalement au Mali. 

La réussite de Timpiga Apollinaire Compaoré ressemble à celle des richissimes burkinabè, tels Oumarou Kanazoé, Djanguinaba Barro, et autres Amadé Bagrin Ouédraogo… Elle est marquée par une enfance difficile – il est orphelin de père à cinq ans – et la volonté de réussir. Son parcours débute par la vente de billets de loterie avant qu’il ne fonde, à la fin des années 1970, Volta Moto, dans la commercialisation de deux roues, le moyen de transport le plus utilisé du pays.

L’entrepreneur s’était alors constitué un capital de 750 000 F.CFA pour ce premier investissement. Au fil des ans, grâce à sa pugnacité, il diversifie ses activités. Il investit dans la banque, les assurances, les hydrocarbures, les transports, les télécommunications… C’est « l’histoire d’un homme qui avait devant lui tous les obstacles érigés par la société. Il n’a pas fait d’études et n’avait pas un sou en poche lorsqu’il a quitté son village. Et qui, pourtant, au bout de deux décennies, se retrouve à la tête d’un grand groupe multinational qu’il a lui-même bâti », résume un de ses proches. 

Je pense que je peux apporter beaucoup à la jeunesse de mon pays, aux entrepreneurs, aux artisans et à tous ceux qui veulent aller de l’avant.

La chute de Blaise Compaoré a entraîné une redistribution des pions sur l’échiquier économique du Burkina Faso. La hiérarchie de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a été limogée. Ancien vice-président de ladite Chambre dans la catégorie « commerce », Apollinaire Compaoré n’avait jamais fait mystère de sa volonté de conquérir au plus tôt la présidence de l’institution.

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