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APIX, porteuse d’investissement

  • Publiéavril 30, 2015

Que va devenir l’aéroport actuel à Yoff ?

L’emplacement est prévu pour y implanter un projet phare : la cité des affaires. L’APIX est en charge du projet et aucun changement n’a vu le jour dans la planification. Mais une cité des affaires peut intégrer une piste privée, un héliport. Ce sera au promoteur et à l’État du Sénégal de décider du schéma le plus cohérent. On est sur une emprise foncière d’environ 600 hectares avec des atouts comme l’ouverture sur l’océan Atlantique. Les composantes dépendront de la proposition du promoteur.

La création d’une zone économique spéciale intégrée est évoquée depuis quelques années, où en est–on ?

Rappelons que cette zone est une emprise de 718 hectares découpée en cinq zones principales : un espace pour la délocalisation des industries légères dont l’axe principal est l’aéroportuaire, le cargo village de 15 ha livré avec l’aéroport, une zone de développement des télé-services, sorte de petite Silicon valley, une surface pour l’agro-processing, et une zone d’habitat destinée aux employés de la zone. Les études de faisabilité et le business plan sont réalisés pour une phase pilote de 50 ha dont la connectivité en électricité, eau, assainissement est finalisée. Une autre zone économique spéciale est prévue au pôle urbain de Diamniadio à hauteur de l’autoroute à péage. Le parc urbain de Diamniadio intégrera un parc industriel de 50 ha qui vise la délocalisation d’industries manufacturières au Sénégal.

Comment évoluent les investissements directs étrangers ? Qui sont les investisseurs ?

La tendance est en hausse par rapport à l’année 2013, d’environ 7 %, tant du point de vue du montant des investissements que du nombre d’entreprises créées. Le BTP, les services, l’agriculture, le tourisme et les infrastructures sont les moteurs. Les investisseurs sont sénégalais et étrangers : Marocains, Indiens, Français. Doha pour la Cité de l’émergence, des entreprises chinoises pour l’autoroute Thiès-Touba. Nous étions présents en Chine l’année dernière, nous avons signé plusieurs mémorandums avec des industriels chinois. Un parc industriel est envisagé dans la ville de Diamniadio. Il intégrerait la délocalisation d’entreprises chinoises qui viendraient produire au Sénégal. Le parc industriel devrait générer dans sa première phase autour de 3 000 emplois avec des PME dans le textile, les cuirs et peaux, les biens de consommation, le montage de meubles. L’enjeu est la densification de l’économie sénégalaise par les PME. Un premier projet pilote devrait voir le jour dans sept mois. Le chantier d’autoroute Thiès-Touba vise la création de 7 000 emplois sur 45 mois. Sur le tronçon autoroutier Diamniadio- Aéroport Blaise-Diagne, 700 personnes s’activent avec 250 prestataires sénégalais.

Comment allez vous redynamiser le tourisme ?

Il faut relativiser la crise du tourisme. Les difficultés que nous observons sont liées à une situation conjoncturelle et à Ebola. La tendance était très bonne jusqu’en septembre dernier. Des opportunités touristiques sont en perspectives, notamment sur les sites de Joal, Mbodiène et Pointe Sarène. Les études de faisabilité sont terminées et nous avons des investisseurs qui manifestent leur intérêt sur ces projets. Le tourisme sénégalais se porte bien. L’attractivité n’a pas changé. Le tourisme d’affaires va se développer. Le Centre international de conférences Abdou-Diouf va apporter une relance de l’attractivité. Je ne veux pas que l’on reste confinés sur un tourisme balnéaire important. Il faut trouver des solutions innovantes. Le Sénégal est aujourd’hui considéré comme une destination touristique autorisée par la Chine. Le nouvel aéroport va attirer les touristes car il est à 18 km de la zone touristique de la Petite côte. On réfléchit à la qualité du service, à l’amélioration des structures hôtelières.

Vous avez organisé le premier Forum économique de la Francophonie en décembre dernier, au lendemain du sommet de la Francophonie de Dakar. Quelles en sont les retombées ?

L’espace francophone représente 14 % des échanges mondiaux. Nous avons enregistré une moyenne de 1 379 investisseurs par jour sur les deux journées. La charte est rédigée, elle intègre 80 recommandations. Elle sera soumise prochainement au président Macky Sall, puis à l’OIF. Pendant le Forum, 20 séances de travail ont eu lieu entre investisseurs et structures sénégalaises. Aujourd’hui cinq protocoles d’accord ont été signés dont le port minéralier de Bargny, des projets dans le tourisme, les infrastructures, l’agriculture, l’habitat avec le pôle urbain de Diamniadio.

Écrit par
ade

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