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L’économe ministre Amadou Bâ

Plusieurs réformes économiques qui figuraient dans le programme électoral (Yonnu Yokkuté) n’ont toujours pas été réalisées. Comment expliquez-vous ces lenteurs ?

Le Yonnu Yokkuté, c’était le programme du candidat Macky Sall, mais le Président a décliné sa vision dans le PSE sans en occulter, pour autant, les objectifs ! Le PSE est un document consensuel qui a eu l’approbation de tous nos partenaires techniques et financiers, du secteur privé national et international et de la société civile. Ainsi, la promesse d’accompagner les entreprises dans leur financement a-t-elle été tenue.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Fongip (Fonds de garantie des investissements prioritaires) et le Fonsis (Fonds souverain d’investissement stratégique) ont été créés, ainsi que le Fonds de promotion économique qui a été muté en Banque nationale pour le développement économique (BNDE) pour plus d’efficacité.

Pour faciliter l’accès au crédit, nous entendons désormais consolider les acquis obtenus dans l’accompagnement des PME-PMI, notamment dans la prise en charge par la BNDE de leurs besoins en exploitation, mais aussi la consolidation des activités de garantie déjà mises en place en faveur des PME-PMI.

Pourtant, les dotations affectées sont très en deçà des exigences, pour le Fongip, 50 milliards de F.CFA et le Foncis, 250 milliards…

Rassurez-vous : le Fongip devrait atteindre un nouveau palier en 2015 avec la dotation du Fonds de garantie pour l’auto-emploi des jeunes (Fogarej) qui passera de 1 milliard à 4 milliards de F.CFA ! Nous avons également prévu un Fonds de garantie pour l’accès au logement (Fogalog) pour lequel au moins 5 milliards seront mobilisés, également en 2015, afin de garantir efficacement les financements relatifs à l’habitat social.

De plus, un programme 100 métiers, baptisé « 100 m », destiné à accompagner les corps d’artisans, sera doté d’un montant de 3 milliards. Un « Product Program » pour les start-up et les PME/PMI en restructuration dans les secteurs stratégiques, sera doté d’un budget de 1 milliard et, enfin, un Fonds de garantie de l’entrepreneuriat féminin (Fogaref) obtiendra une dotation – initiale – de 2 milliards de F.CFA.

Le refinancement des systèmes financiers décentralisés sera également poursuivi ainsi que la mise en œuvre du programme de bonification pour les jeunes permettant de favoriser l’éducation à l’entrepreneuriat et à la formation et de promouvoir le potentiel entrepreneurial des femmes.

C’est-à-dire que la politique d’accompagnement de l’État en matière de création d’entreprises ou de leur consolidation, est traduite concrètement par ces instruments de soutien aux secteurs privé et dit informel. Le but est de doter notre pays d’un secteur privé fort qui sera en mesure d’investir davantage et de participer, aux côtés des projets publics, à la mise sur les rampes de lancement de l’émergence du Sénégal.

Êtes-vous satisfait des efforts actuels de la BCEAO, notamment pour tenter de faire baisser les taux d’intérêt ?

Toute politique gouvernementale doit être soutenue et complétée par une bonne politique monétaire. Et, dans ce cadre, la BCEAO joue pleinement son rôle. Vous avez dû constater que ces dernières années, les mesures prises par la Banque en matière de taux directeurs ont accompagné l’économie dans sa quête de croissance.

Toutefois, le secteur financier de façon générale, et particulièrement celui de la banque, obéit à des règles précises. Les banques commerciales évoquent régulièrement les contraintes liées à la disponibilité d’informations fiables et actualisées. Le président Macky Sall est très engagé dans ce domaine. Il suit tout ce qui a trait aux questions monétaires et budgétaires.

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