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L’économe ministre Amadou Bâ

Compte tenu de la lenteur des déboursements, quel est le taux de réalisation que vous vous êtes fixé d’ici à 2017 ?

Ces lenteurs sont imputables aux procédures dans les pays partenaires et à celles des bailleurs de fonds. C’est pourquoi, dans le cadrage macroéconomique, une hypothèse de taux d’exécution de l’ordre de 60 % a été retenue en se basant sur l’historique et les efforts d’amélioration du taux.

Je suis quand même très satisfait de constater que, sept mois à peine après la tenue du Groupe consultatif à Paris, il y a déjà des concrétisations grâce à la signature de conven­tions de financement, d’un montant de 970 milliards de F.CFA pour la mise en œuvre des nouveaux projets identifiés dans le PSE.

Ce qui représente 26 % du total des nouvelles annonces de financement, soit un niveau d’approbation tout à fait satisfaisant, qui laisse en tout cas augurer que la totalité des engagements financiers pourra être mobilisée avant le terme du Plan d’actions prioritaires (PAP) du PSE 2014-2018.

De surcroît, le niveau de ces engagements démontre, s’il en était nécessaire, l’adhésion de la communauté internationale à la vision du président Macky Sall. Le leadership du chef de l’État, la stabilité du pays, l’état de sa démocratie et la viabilité des projets déclinés dans le PAP ont convaincu.

Quelle est la part du secteur privé dans le financement des projets prioritaires du PSE ?

Le secteur privé occupe une place importante dans la mise en œuvre de nos projets phares. La réussite de notre pari industriel permettra d’envoyer un signal fort sur la capacité de notre économie à monter en gamme, à bien se positionner sur l’échelle de la sophistication et de la diversification, à attirer les grands groupes internationaux.

Que ce soit sous forme de PPP ou de projets privés purs – de préférence en coentreprises avec les nationaux pour favoriser la maîtrise des technologies et des procédés – nous avons déjà pris les devants. Un vaste programme d’accompagnement, que je crois intelligent et approprié, en faveur des investisseurs, a été élaboré afin de parvenir à servir un marché potentiel de 300 millions de consommateurs dans les pays de la Cedeao.

Notre ambition à moyen terme est de faire passer les Investissements directs étrangers de 2 % à 3,5 % du PIB entre 2013 et 2018, et à deux chiffres au-delà.  La répartition du financement des projets inscrits dans le Plan d’actions prioritaires du PSE est de 62,5 % pour le secteur public et 37,5 % pour le secteur privé. Ces financements concernent, bien sûr, le secteur des infrastructures et services de transport (tramway, chemin de fer).

Avec les autres secteurs clés comme l’agriculture (corridors céréaliers, fermes agricoles), l’industrie et les mines (plateformes industrielles intégrées, projet intégré sur le fer-Falémé), le tourisme (développements touristiques intégrés), l’éducation et la formation (construction de résidences universitaires), l’habitat et le cadre de vie (habitat social), la santé (Dakar Medical City), l’hydraulique et l’assainissement (réalisation d’une usine de dessalement de l’eau de mer), ceux-ci doivent nous permettre de réaliser nos objectifs de développement économique et social.

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