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Aliou Boubacar Diallo, PDG de Wassoul’Or et Petroma Inc

Un soldat du développement durable

Si le Mali est le troisième producteur d’or du continent après l’Afrique du Sud et le Ghana, Aliou Boubacar Diallo a bel et bien été le premier Malien à y croire et à ouvrir en février 2012, sous le mandat finissant d’Ama­dou Toumani Touré, une usine de production à l’échelle industrielle.

Ce fut un long combat d’une vingtaine d’années (son premier permis de recherche remonte à 1992) avec de nombreux forages et de lourds investissements financiers. Il en recueille aujourd’hui les fruits. « Notre singularité, c’est d’être la seule société de production d’or contrôlée majoritairement par des intérêts privés maliens».

«L’histoire du Mali nous donne beaucoup d’exemples de réussite dans l’exploitation industrielle de l’or : n’est-ce pas Mansa Moussa qui a amené plusieurs tonnes d’or en Arabie saoudite lors de son pèlerinage à La Mecque et qui a même fait chuter le cours de l’or pendant plusieurs années vers 1325 ? », se plaît à rappeler ce «chercheur d’or ».

Mais notre homme a une âme de « pionnier » et quelques idées originales comme celle de concevoir et frapper une pièce d’or commé­morative de 24 carats pour les 50 ans d’indé­pendance du Mali, le 22 septembre 2012.

Comme il veut sortir de la monoculture, il a également investi dans les secteurs clés de l’énergie et, en 2006, a fondé Petroma Inc, première société (basée au Canada) spécia­lisée dans la recherche du pétrole et du gaz au Mali. Sa société découvre en 2012 un gigan­tesque gisement de gaz à Bourakébougou (à 60 km de Bamako et 45 km de Kati) et – jack­pot ! – il s’agit d’hydrogène à l’état pur (98 % d’hydrogène et 2 % de méthane et d’azote), fait rarissime au niveau mondial.

Fort de cette découverte, le patron de Petroma va pouvoir produire aussi de l’élec­tricité à partir de l’hydrogène et, après études, a constitué une unité pilote de production. «C’est une première au monde, saluée par la communauté scientifique internationale, se réjouit-il. C’est une opportunité pour le Mali qui devient pionnier dans la production d’électricité sans émission de CO2 ». Car «nous sommes les soldats du développement durable de ce pays».

Ce grand patron, dont la réussite attise bien des jalousies, anime également la Fondation «Maliba» (le Grand Mali) visant à faire profiter les populations locales des retombées écono­miques et sociales de la mine.

« Avant même le démarrage de la production de la mine de Kodiéran, assure-t-il. Nous avons construit des routes et des ponts, des écoles et des centres de soin, des mosquées, des retenues d’eau pour les éleveurs et nous avons même mené des campagnes de vaccination. Nous essayons d’être le plus proche possible de nos communautés».

En homme d’af­faires avisé, il a ainsi pris les devants, se confor­mant aux directives du nouveau Code minier, prévu en juin, souhaitant que la production minière participe davantage aux infrastruc­tures et à la croissance du pays.

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