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Algérie : Mohamed Skander, président de Jil FCE

Un fort potentiel pour la jeunesse

Il ouvre le bureau de conseil Bravehill (rebaptisé BH Advisory) à Alger, en 2013, au moment où ce genre d’activité est encore très marginale dans le pays.

Les missions du cabi­net se concentrent sur l’accompagnement des entreprises en matière d’organisation, de gestion des ressources humaines, dans l’éla­boration des business plans, le marketing, les systèmes d’information…

Initialement, Bravehill était domiciliée en Suisse, avant que son propriétaire ne décide de prendre un nouveau départ sur sa terre natale.

Mohamed Skander avait quitté l’Algérie, encore bébé. Ses parents commerçants ont immigré en France et ont continué à exercer la même activité, jusqu’à l’âge de la retraite. D’eux, le fils a l’image d’un couple combatif et qui a toujours travaillé dur.

En regardant l’avenir, le président de Jil FCE pense à l’immense potentiel dont regorge l’Algérie, sur le plan économique et humain. Il aime répéter que les jeunes (20-39 ans) sont 14 millions en Algérie, soit trois plus que la population de l’Irlande.

Son but est de pouvoir rompre les freins qui entravent les porteurs de projets. « Les chiffres du Centre national du registre du commerce (CNRC) donnent environ 15 000 entreprises créées chaque année, mais on devrait être au moins au double », fait-il savoir, estimant nécessaire de casser le défaitisme ambiant en encourageant l’entrepreneuriat des jeunes. En juillet 2017, Jil FCE signait une conven­tion avec la Bourse d’Alger, portant sur la promotion du marché de la PME et le finan­cement des start-up.

Sur un autre volet, le jeune patron encourage les entrepreneurs de sa géné­ration à sortir des frontières de leur pays pour explorer des opportunités d’inves­tissement ailleurs, et surtout en Afrique subsaharienne, une région qui recèle selon lui, un fort potentiel, mais reste moins réputée.

« Demandez à n’importe qui ce que le mot Sahel lui évoque, il répondra “désert” ou “insécurité”, alors qu’il suffit de taper commerce transsaharien sur Wikipédia pour apprendre que le Sahara et le Sahel furent jadis une large zone d’échanges », affirme Mohamed Skander. Montrant l’exemple, il a ouvert une filiale de Bravehill en Mauritanie. Aujourd’hui, le cabinet veut s’implanter en Afrique de l’Ouest. 

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