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Algérie : Des entreprises publiques endettées

Il poursuit : « Dans toutes les économies, si l’affectation des ressources se fait différemment dans les entreprises les plus compétentes ou d’une manière négative, fatalement cela créera une déformation des ressources en défaveur des entreprises compétentes et en faveur des entreprises les moins performantes. »

L’expert évoque par exemple le rôle discrétion­naire des fonctionnaires. Au final, il estime que des réformes profondes sont nécessaires pour sauver les entreprises publiques en Algérie, à travers « un environnement plus favorable à une meilleure répartition des allocations, plus de transparence, plus d’inclusion, moins de pouvoir discrétionnaire, moins de bureaucratie et moins de barrières pour la création d’entreprises ».

Oser la faillite ?

En 2017, le Premier ministre Ahmed Ouyahia jugeait qu’il fallait plutôt privatiser les entreprises les plus déficitaires afin de leur permettre de rebondir et de soulager le Trésor public. Son plan prévoyait plusieurs types de partenariats (prise de participations dans le privé, ouverture de capital, création de coen­treprises…).

Mais il a vite suscité la controverse. Au FLN, des voix se sont élevées pour dénon­cer « une mesure libérale qui porte atteinte à la souveraineté nationale ». De son côté, l’UGTA avait avalisé le projet, suscitant l’indignation des travailleurs, effrayés à l’idée d’être confrontés à de nouveaux plans de licenciements.

Selon le Think Tank Nabni (« Notre Algérie bâtie sur de nouvelles initiatives »), les priva­tisations sont inéluctables. « L’État injecte régulièrement des sommes colossales dans le renflouement des entreprises publiques et l’ac­quisition d’actifs productifs y compris dans des secteurs qui ne représentent aucun intérêt stra­tégique, économique ou social. Cette politique d’investissement indifférenciée outre qu’elle n’a pas produit un bond industriel, est un véritable gouffre financier. »

Dans ses propositions de sortie de crise, Nabni estime qu’une prise de conscience est salutaire. « Les entreprises non-stratégiques pourront être privatisées, de manière progressive. Nous pouvons commencer immédiatement par les secteurs où la présence de l’État actionnaire ne fait plus aucun sens : par exemple, l’hôtellerie et les services, l’agroalimentaire, les industries légères et les PME. Pour les entreprises publiques qui sont structurellement déficitaires, il faudra appliquer les dispositions du Code de commerce en engageant la mise en faillite. »

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