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Le Maroc s’impose

Les banques égyptiennes ont largement appuyé le budget du gouvernement en fournis­sant un marché local pour les bons du Trésor. La participation de l’État au capital des banques joue certainement un rôle sur ce front, tout comme le résultat généré par les banques d’État, telles que la Banque du Caire, qui a affiché un résultat avant impôt de 1,4 milliard de livres en 2013, soit 22,5 % de plus que l’année précé­dente. Trois banques d’État accaparent, à elles seules, 70 % du marché mais le gouvernement travaille sur des projets de privatisation.

Toutefois, le marché bancaire devrait être renforcé par la décision de la Banque centrale de lancer un programme sur 20 ans destiné à stimuler les marchés de la propriété et du logement en offrant 1,39 milliard $ à taux réduit aux banques égyptiennes disposées à proposer des crédits immobiliers aux travail­leurs à faible revenu.

Le Golfe s’intéresse à l’Égypte

En septembre, le directeur général de Mashreq of Dubai, Aziz Al Ghurair, a révélé que sa société souhaitait développer ses activités en Égypte, où elle possède déjà dix agences. « Avec sa vaste population, l’Égypte offre des opportu­nités. De nombreuses banques du Golfe s’y sont implantées et affichent d’excellents résultats », a-t-il ajouté.

Il existe 51 institutions de prêt aux Émirats arabes unis, où la concurrence est de plus en plus féroce. De nombreuses banques locales sont donc à l’affût de possibilités d’expansion à l’étranger. Qatar National Bank a racheté les activités de la Société Générale, tandis qu’Emi­rates NBD a fait l’acquisition de la filiale égyptienne de BNP Paribas. On le sait, la santé du secteur bancaire égyptien est liée à la situation économique du Golfe ; une grande partie des fonds déposés dans les banques égyptiennes provient d’Égyptiens qui travaillent dans la région.

Comme souvent, l’avenir des banques dépend de l’évolution de la situation politique dans le pays. En plaçant un nouveau général d’armée à la tête du pays, l’élection du président Abdel Fattah al-Sissi peut être perçue comme un retour en arrière, mais beaucoup d’Égyptiens voient dans son aptitude à stabiliser le pays un signe positif.

« Le secteur bancaire est resté fort. Étant donné que l’Égypte possède beaucoup de liquidités, il ne risquait pas de s’effondrer. Le ratio crédits/ dépôts avoisine les 40 % seulement », assure Roberto Vercelli, PDG de Bank of Alexandria.

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