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Le Maroc s’impose

La première banque nord-africaine cette année est Attijariwafa bank, avec des fonds propres de catégorie 1 de 4,1 milliards $, contre 3,0 milliards $ l’an dernier. Elle est parvenue à détrôner la Banque centrale populaire (BCP), malgré la hausse des fonds propres de cette dernière, passés de 3,3 milliards $ l’an dernier à 3,6 milliards $ cette année.

Une autre société marocaine, BMCE Bank, gagne quatre places pour se hisser au troisième rang, si bien que les trois premières banques sont toutes marocaines. Le Maroc compte huit banques au Top 25 d’Afrique du Nord, l’Algérie trois, tout comme la Tunisie, tandis que l’Égypte domine avec 11 banques.

BCP continue d’étendre ses activités au sud du Sahara. L’établisse­ment détient à présent 50 % du capital de Banque Atlantique, présente au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger, au Sénégal, et au Togo. La banque marocaine a profité du fait que ces pays aient une langue commune, le français, et des systèmes juridiques proches pour s’y implanter.

En septembre, BCP a fait état d’une augmentation de 12,7 % de ses bénéfices semestriels qui se chiffrent à 1,1 milliard de dinars (128 millions $), bien que la banque ait aussi enregistré une hausse de 13 % de ses créances douteuses. Néanmoins, Banque Atlantique a obtenu de biens meilleurs résultats, avec une progression de 61 % de ses crédits et un bond de 37 % de ses dépôts.

L’émergence de la banque islamique modifie le paysage de la banque marocaine. Le Parlement a adopté une loi sur la banque islamique mais des désaccords subsistent sur la réglementation à appliquer. Certains professionnels redoutent que la création de marchés parallèles menace la solidité des banques en place.

Dans l’ensemble, les banques nord-africaines ont affiché de bons résultats cette année, par rapport à d’autres régions du continent. La plupart d’entre elles ont vu leur résultat et leurs fonds propres augmenter. La Banque de l’habitat demeure à la 25e place, avec des fonds propres de 408 millions $, un chiffre nettement supérieur aux 327 millions $ qui lui avaient suffi, l’an dernier, pour occuper ce rang. De loin la plus forte économie de la région, l’Égypte, qui compte d’ailleurs un grand nombre d’établissements dans notre Top 100, a le potentiel de devenir un acteur majeur du secteur bancaire africain.

Selon les données de la Banque centrale égyptienne, le total des actifs du secteur bancaire a augmenté de 17 % (en livres égyptiennes) au cours de l’année 2013, pour atteindre 242,2 milliards $. Ce résultat est largement dû à la reprise qui a suivi plusieurs années d’instabilité politique et économique. L’an passé, les dépôts se sont accrus de 20,6 %, exprimés en livres, ce qui correspond à 10,4 % en dollars.

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