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Zone encore inexploitée

La zone Afrique centrale affiche des résultats médiocres dans le secteur bancaire. Ces mauvaises performances résultent du faible développement économique de la région et de sa dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières.

La République centrafricaine et le RD Congo ont une économie et une industrie des services financiers très peu développées et, bien que la RDC soit un grand exportateur de minerais, l’exploitation des gisements est aux mains de firmes étrangères qui n’ont pas besoin des services bancaires locaux.

Avec plus de 70 millions d’habitants, la RDC est le pays le plus peuplé d’Afrique francophone. Même si des progrès ont été réalisés en termes de sécurité depuis dix ans, l’économie demeure toutefois fragile. Seules trois banques congolaises figurent dans notre classement des 100 premières banques d’Afrique francophone et aucune d’elles n’apparaît dans le classement des 100 premières banques du continent.

La plus grande est Ecobank RDC, 181e banque d’Afrique avec des fonds propres de 25 millions $. Reste à voir si une plus grande stabilité politique et économique permettra un essor du secteur bancaire dans les prochaines années.

Le Congo-Brazzaville et le Tchad ont des secteurs pétroliers importants mais une économie peu développée. Le Gabon est aussi dépendant des revenus pétroliers que le Congo-Brazzaville mais le pays a su davantage exploiter d’autres ressources, tandis que le Cameroun, confronté au déclin de sa production pétro­lière, est devenu l’économie la plus diversifiée de la région. Il n’est donc pas surprenant que le Gabon et le Cameroun possèdent les secteurs bancaires les plus développés de la région.

Comme en Afrique de l’Ouest, la sud-africaine Standard Bank, attirée par la stabilité du franc CFA, compte ouvrir des agences dans les six pays de la Cemac : le Cameroun, la République centra­fricaine, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

« La stabilité de la devise rassure les investisseurs. Même si la langue peut constituer un obstacle, presque toujours au moins une personne sur place est bilingue. Il est beaucoup plus facile de faire des affaires dans ces pays qu’on ne le croit. Et cela va encore devenir plus simple », note Greg Goeller.

Même si, à court terme, la croissance repose essentiellement sur les investissements dans le pétrole et les minerais, Standard Bank prévoit une diversification des économies de la région, quand les revenus issus des ressources naturelles et les inves­tissements dans les infrastructures commenceront à profiter aux autres secteurs.

« Les sociétés sud-africaines et celles des pays occidentaux, à l’exception de la France bien entendu, n’ont jamais joué un rôle majeur en Afrique francophone. Mais le monde ne peut plus se permettre d’ignorer le potentiel économique que représentent ces régions », conclut Greg Goeller.

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