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Afreximbank stimule le commerce en Égypte

Afreximbank stimule le commerce en Égypte
  • Publiéjanvier 13, 2022

La banque privée BNE et Afreximbank vont unir leurs forces pour promouvoir le commerce transfrontalier et l’investissement en Égypte. Pour cela, ils vont créer un outil spécifique à la préparation de projets, au service des entreprises. Une première pour la banque africaine du commerce.

Par Kimberly Adams

Afreximbank et la Banque nationale d’Égypte (NBE) vont promouvoir conjointement les flux commerciaux et d’investissement en Égypte. C’est ce qui ressort d’un protocole signé entre les deux partenaires le 17 novembre dernier, à l’occasion de la Foire intra-africaine de Durban, et rendu public ce 12 janvier 2022.

Les deux institutions ont convenu d’élargir et d’approfondir leur collaboration dans la fourniture de produits et de services liés à la préparation de projets, au financement de projets et au financement, au commerce intra-africain, au financement du développement des exportations, à la trésorerie, au financement du commerce, à la syndication, au conseil financier et aux plateformes numériques.

« Notre objectif est d’intégrer les activités de préparation de projet à travers le continent et de soutenir les efforts des pays membres afin de combler les lacunes en matière d’infrastructure et d’investissement en temps opportun, accélérant ainsi l’opérationnalisation de la ZLECAf. »

L’accord prévoit un instrument conjoint de la préparation de projets entre les deux partenaires. Il s’agit de la première intervention de ce genre de la part d’Afreximbank auprès d’une banque commerciale égyptienne.

Cet instrument aidera les investisseurs des secteurs public et privé à préparer des projets dans divers secteurs : énergie, transport et logistique, zones économiques spéciales et parcs industriels, fabrication, agro-transformation, hôtellerie et tourisme, et services dans les domaines des nouvelles technologies, de la santé et de l’économie créative.

En outre, le partenariat vise à catalyser et à accélérer la réalisation des objectifs stratégiques de l’Égypte, tels que définis dans la stratégie de développement durable du pays.

Ce, en créant des emplois de qualité, en améliorant la compétitivité de l’économie du pays, en renforçant la résilience économique et en facilitant l’accès au marché dans le cadre de la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine).

Amr Kamel est vice-président exécutif d’Afreximbank. Il recadre : « La signature de ce protocole d’accord marque une nouvelle étape dans notre partenariat de longue date avec la National Bank of Egypt, la plus grande banque commerciale d’Égypte et l’un des actionnaires fondateurs d’Afreximbank. »

Il s’agit d’un partenariat à multiples facettes qui englobe « la fourniture de solutions financières de bout en bout, depuis la conception du projet jusqu’à sa mise en œuvre et son exploitation, en passant par la fourniture de services de conseil financier sur mesure ».

Avec un instrument dédié, « notre objectif est d’intégrer les activités de préparation de projet à travers le continent et de soutenir les efforts des pays membres afin de combler les lacunes en matière d’infrastructure et d’investissement en temps opportun, accélérant ainsi l’opérationnalisation de la ZLECAf ».

De son côté, Hisham Okasha, président de la NBE, considère que l’accord vise aussi à créer un cadre de coopération et à coordonner les efforts pour soutenir les secteurs public et privé. Il permet d’identifier et de préparer les projets à financer, de fournir le financement nécessaire à plusieurs projets d’investissement entrepris par des entreprises égyptiennes, et de créer un climat d’investissement favorable.

L’accès à des services de conseil et de formation ainsi qu’à des transactions internationales sera offert à diverses entreprises afin de leur fournir les meilleurs facteurs de réussite et de tirer parti des énormes possibilités d’investissement sur le continent africain dans les secteurs de l’industrie, de l’agriculture et de l’énergie.

@KA

EN BREF

Fin du blocus sur les voitures marocaines

Après négociations sur le libre-échange, l’Égypte a accepté de lever son interdiction à l’importation de voitures fabriquées au Maroc. Il s’agit essentiellement des véhicules de marque Renault fabriquée à Tanger, qui pourront entrer sur le marché égyptien sans droit de douane.

Un bras de fer opposait les autorités marocaines et égyptiennes depuis plusieurs mois, après le blocage, par les services douaniers égyptiens, d’un lot de 250 à 300 véhicules produits par Renault Tanger. 

Les Égyptiens reprochaient à ces véhicules d’être fabriqués dans une zone franche, donc de représenter une concurrence déloyale. Les voitures Renault produites au Maroc intègrent 60% de valeur ajoutée produite dans le Royaume.

Charge à l’Institut de normalisation (Imanor) de certifier les produits marocains selon les normes internationales ; l’Égypte a accepté les normes définies par l’Imanor.

@KA

 

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Par Kimberly Adams

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