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Abderrezak Trabelsi et les banques

L’ampleur de la tâche est énorme, car au-delà de l’achat de matériel, tout l’environnement est à construire : « Permettre aux clients de retirer de l’argent dans leur banque, ce, quelle que soit l’agence, généraliser les retraits pour crédibiliser le système et même persuader les gens d’utiliser la monétique alors qu’ils y voyaient le moyen de se faire coincer par le fisc ! », énumère Abderrezak Trabelsi. Entre 1998 et 2000, la Satim achète 150 distributeurs pour tout le pays. Aujourd’hui, l’Algérie en compte presque 3 000, mais la monétique accuse encore beaucoup de retard. Sur les 12 millions de détenteurs de comptes postaux, seuls 4 millions se servent de leur carte magnétique.

Former des analystes financiers

Ce retard ne décourage pas le délégué de l’ABEF qui voit dans « l’ouverture du secteur bancaire à la concurrence » et « l’assainissement des banques », des conditions favorables à un développement rapide. « Le chèque fonctionne déjà très bien, pour la carte bleue, il suffit de créer un besoin ».

En 2008, fatigué par les contraintes de la gestion, Abderrezak Trabelsi quitte le milieu de l’entreprise pour de nouvelles missions, comme le consulting, et de nouveaux projets, comme la création d’une société

En juin 2014, l’ABEF propose au ministère des Finances d’installer un Groupement d’intérêt économique de la monétique, fédérant toutes les banques. Sa vocation : réguler la stratégie de la monétique dans le pays, sous la supervision de la Banque centrale qui siège au comité de direction, et parachever l’architecture des systèmes de paiement, dont le paiement en ligne. « Tous les ingrédients sont réunis, souligne Abderrezak Trabelsi. Autant dans les années 1990, nous avions peu de spécialistes, autant aujourd’hui, les équipes sont là, formées. Il fallait juste un chef d’orchestre. »

C’est un peu en tant que tel que le spécialiste de la finance conçoit son rôle à l’ABEF. « Je représente les banques dans leur environnement, face aux pouvoirs public et vis-à-vis des autorités de régulation, mais l’association est là aussi pour mener des réflexions avec les établissements, les aider à monter des stratégies pour lancer de nouveaux produits, s’adapter aux nouvelles réglementations, faire face aux défi s de la sécurité informatique, etc., et proposer des formations ciblées ».

En août 2014, il décide d’ouvrir une formation au métier d’analyste financier. « Il n’existe pas de marché financier sans analyste et chez nous, ils se comptent sur les doigts d’une main ! Nous avons besoin de gens capables de maîtriser la valorisation ».

Après avoir adhéré à l’Association of Certified International Investment Analysts, Abderrezak Trabelsi a sollicité des enseignants français pour animer une promotion de 30 personnes. Notre homme n’en est pas à sa première initiative.

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