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Trombinoscope

Hanchi Mohamed Saleh, banquier à Nouakchott

Les réformes décidées depuis deux ans révolutionnent son système monétaire et financier. Une dynamique de modernisation que les banquiers mauritaniens réclamaient depuis longtemps, explique leur délégué général Hanchi Mohamed Saleh.

Nouakchott, Christine Holzbauer, envoyée spéciale

Titulaire d’un doctorat en Sciences économiques obtenu à l’université de Lille 1 et d’une maîtrise en Droit, sa carrière dans la banque remonte à… 1987 ! Après des études supérieures auprès « d’enseignants qui m’ont beaucoup inspiré », Hanchi Mohamed Saleh, travailleur infatigable, fait partie des cadres fondateurs qui ont créé la Banque Al Wava Mauritanienne Islamique (Bamis), première banque du pays à proposer des produits relevant de la finance islamique.

Nommé ensuite comme secrétaire général de la Banque de l’habitat de Mauritanie (BHM), il commence à concrétiser son rêve de jeunesse : « la banque est un métier très noble qui permet de financer l’économie. Et quand, comme c’est le cas depuis deux ans en Mauritanie, les réformes demandées pendant des décennies finissent par se mettre en place, alors là, oui, il fait bon être banquier ! »

Pour ce natif de Chinguetti, la ville historique du grand Nord d’où sont originaires nombre de dirigeants mauritaniens, son poste de délégué général de l’Association professionnelle des banques de Mauritanie (APBM), en tant que « cadre détaché », s’inscrit « dans la logique de ma carrière », explique-t-il.

Hanchi Mohamed Saleh Délégué général de l’Association professionnelle des banques de Mauritanie

En plus de ses responsabilités à l’APBM, il a également hérité de la direction générale du Centre de la formation bancaire et du Secrétariat général de la Fédération des institutions financières qui regroupe, au sein du patronat mauritanien, toutes les institutions financières du pays (banques, assurances, microfinance, Sécurité sociale, assurance maladie, etc.).

Avec ces responsabilités, il représente le système bancaire mauritanien dans les instances internationales et régionales comme l’Union des banques arabes (UBA) dont le siège est à Beyrouth et l’Union des banques maghrébines (UBM) installée à Tunis.

Une réforme monétaire réussie

Concernant la réforme monétaire engagée par la BCM (Banque centrale de Mauritanie), il ne tarit pas d’éloges à l’égard de son gouverneur, Abdel Aziz Ould Dahi, dont il loue la compétence et l’intégrité pour avoir «parfaitement réussi l’opération de mise en circulation, le 1er janvier 2018, d’une nouvelle Ouguiya (MRU) avec un rapport de 10 à 1 par rapport à l’ancienne (MRO)», dit-il.

Loin de constituer une dévaluation déguisée comme l’ont prétendu certains, « ce changement de la base de la monnaie a eu, au contraire, un effet très bénéfique », martèle-t-il. D’une part parce qu’il a dopé la bancarisation et rehaussé le niveau des dépôts. Et, d’autre part, parce que la qualité des nouveaux billets, qui sont en polymère, permet aux banques de réduire les détériorations rencontrées auparavant et rend, de ce fait, plus fluide le comptage automatique des billets et les retraits aux guichets bancaires.

« Les banques et leurs clients ont gagné sur tous les fronts avec cette réforme, affirme-t-il. Car que ce soit pour les coûts d’exploitation, devenus bien moindres avec les nouveaux billets en polymère ou le renforcement de la sécurité contre les contrefaçons, tout le monde y gagne. »

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