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Transport

Gabon Transport : L’expertise française

Le président de l’OPRAG, Pierre Reteno Ndiaye, soulignait également fin décembre 2017 « des facteurs exogènes, la crise internationale qui frappe effectivement notre entreprise ». Toutefois, le démarrage des activités du New Owendo International Port (NOIP), en juin 2017, « a fait baisser divers coûts qui impac­taient les marchandises sur le plan national et a également contribué à l’abaissement du coût de la vie au Gabon. L’arrivée du nouveau port a aussi permis de créer des emplois nouveaux ».

D’importants investissements ont en effet été réalisés ces dernières années au Gabon dans le domaine portuaire avec le concours de GSEZ Ports, société de gestion et d’aménagement des nouvelles infrastructures situées dans la zone d’Owendo.

Cette entreprise est l’une des filiales de Gabon Special Economic Zone (GSEZ) issue du partenariat public-privé entre le groupe singapourien Olam International (40,5 %), l’État gabonais (38,5 %) et l’institution multilatérale de financement du développement Africa Finance Corporation (21 %).

Ces investissements ont permis la construction et l’aménagement de deux nouvelles infrastructures : un port minéra­lier de 45 hectares, gagnés sur la mer, et un port de commerce pour conteneurs et marchandises générales. Après des équipements « longtemps limités par des options logistiques coûteuses, les nouvelles installations mises en place par GSEZ Ports visent à faire du Gabon une référence régio­nale pour les importations et exportations de matières premières et de marchandises ».

Des infrastructures améliorées

Le port minéralier multi-utilisateurs, construit en douze mois, est destiné aux petits exploitants miniers qui n’avaient pas de solution logistique portuaire pour exporter leur produc­tion – Comilog, qui utilise le terminal déjà en place, a enregistré en 2017 une production record de 4,1 millions t de minerai de manganèse.

Il est subdivisé en deux zones : un terminal minéralier de 25 hectares et un terminal polyvalent de 20 hectares, pour les agrégats et certains produits issus de la transformation du bois. Inauguré par le président de la République en août 2016 pour un investissement de 134 millions d’eu­ros, ce nouveau port dispose d’une capacité de 3 millions t/an (10 millions t/an à terme).

Le NOIP, nouveau terminal polyvalent d’Owendo, construit en 18 mois, a été inau­guré le 14 octobre 2017. Olam et Bolloré Transport & Logistics, à travers leurs filiales respectives GSEZ Ports et STCG (Société des terminaux à conteneurs du Gabon), se sont associés pour le développement et l’exploi­tation de ce terminal, destiné à accueillir le trafic des porte-conteneurs ainsi que les marchandises conventionnelles et vrac.

STCG, déjà titulaire de la concession du terminal à conteneurs existant, est opérateur de l’activité conteneurs sur le nouveau port, et GSEZ Ports assure le service de manutention des marchandises conventionnelles, de vrac solide et liquide. Le NOIP dispose d’une capa­cité annuelle de 4 millions t de marchandises générales et 250 000 EVP pour les conteneurs, extensible à 700 000 EVP dans les dix ans à venir. L’investissement dans le nouveau port, d’environ 300 millions de dollars, accroît déjà la capacité du port d’Owendo.

Le port de Port-Gentil a une vocation essentiellement pétrolière et parapétrolière. La production nationale, qui avait atteint un pic de 18,56 millions t en 1997, est évaluée par le ministère du Pétrole et des hydrocarbures à 11,06 millions t en 2017, soit une baisse de 40 % en 20 ans.

À l’occasion de la mission de HAROPA, une convention de partenariat a été conclue le 9 mars entre le CGC et l’UPR, qui dispose d’un centre de formation profes­sionnelle créé pour répondre aux besoins en formation continue (transports et logistique ; manutention, acconage, sécurité et sûreté ; réglementation…) et de préparation des jeunes collaborateurs aux métiers du transport mari­time et portuaire.

« Cette école est connue et reconnue », a déclaré le président de l’UPR, Philippe Dehays. « D’ailleurs, à chaque fois que nous allons dans un port africain, nous retrouvons des anciens élèves de l’UPR, qui sont aujourd’hui partie intégrante de leurs groupes. Dans ce cadre, nous avons une certaine expérience, et nous souhaitons la partager avec le CGC, qui est à la fois un partenaire et un ami de longue date. »

À terme, les autorités gabonaises prévoient la construction d’un port en eaux profondes à Mayumba, appelé à devenir un hub industriel pour le sud du Gabon (hydrocarbures, mines et métallurgie, agro-industrie, pêche, bois…). L’expertise des opérateurs français pourrait soute­nir le développement de ce nouveau projet. 

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