Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

Transport

Côte d’Ivoire : Les grands travaux de San-Pedro

La Côte d’Ivoire souhaite redevenir un hub portuaire régional. L’accent est mis sur le développement, à horizon 2035, du Port autonome de San-Pedro et de sa région.

Par JO, envoyé spécial en Côte d’Ivoire

Le ministre des Transports, Amadou Koné affiche ses ambitions : « Finir en 2022 la construction du terminal commercial polyvalent de San-Pedro pour que le site devienne le premier port de transbordement en Afrique de l’Ouest et centrale. » La construction d’un deuxième aéroport international dans le pays pourrait permettre d’accueillir des milliers de voya­geurs et relier San-Pedro au reste du monde.

Pour que le port autonome de San-Pedro (PASP) devienne compétitif, plusieurs chan­tiers ont été ouverts comme la construction d’un nouveau terminal à conteneurs, d’un terminal polyvalent industriel d’un coût de 20 milliards de F.CFA (30,5 millions d’euros), et la viabilisation de 150 ha du domaine portuaire d’un coût de 95 milliards de F.CFA (145 millions d’euros). Les travaux d’extension du terminal à conteneurs vont démarrer pour un coût de 132 milliards de F.CFA (201 millions d’euros).

Les groupes d’investisseurs privés italo-suisse MSC et émirati Bilal ont été retenus pour le projet d’extension du terminal à conteneur spécialisé dans l’exportation des matières premières tels que le cacao et le café. Les coûts des travaux – sans garantie de l’État de Côte d’Ivoire, puisque réalisés en Build Operate Transfer (BOT) – s’élèvent à 122 milliards de F.CFA pour MSC et à 186 milliards de F.CFA pour le groupe Bilal.

Situé à 350 km d’Abidjan au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, le port en eau profonde de San-Pedro est accessible 24 heures sur 24. Le PAA et le PASP ont signé le 26 mai à Abidjan un accord pour accroître les échanges avec le port de Miami qui est la porte d’entrée des États-Unis la plus proche d’Afrique.

Dans le cadre du Programme natio­nal de développement (PND 2016-2020), la région de San-Pedro bénéficiera d’un investissement de plus de 6 000 milliards de F.CFA (9,15 milliards d’euros) étalé jusqu’en 2020. Une nouvelle ville futuriste axée sur le tourisme, sera construite par le secteur privé (commerces, services logis­tiques, centres d’expositions, hôtels, habi­tats de luxe…) autour de l’aéroport pour un coût de plus de 500 milliards de F.CFA (760 millions d’euros) d’investissements.

Il est également prévu la construction d’une gare routière internationale sur 25 ha d’un coût de 40 milliards de F.CFA, d’une plateforme logistique pétrolière, d’un terminal minéralier de 500 milliards de F.CFA, et d’un chemin de fer reliant San-Pedro à Man, d’un coût global de 500 milliards de F.CFA, pour l’exploitation des minerais de fer du mont Klahoyo et du mont Gao nécessitant un investissement global de plus de 4 000 milliards de F.CFA.

Abidjan voudrait aussi consolider les acquis du secteur agricole dans l’ouest du pays, devenu la boucle du cacao, avec 900 000 tonnes de cacao produites chaque année. Ce qui fait du PASP premier port mondial dans l’exportation de cacao, 700 000 tonnes par an. L’État envisage de créer toutes les conditions favorables au développement des cultures vivrières, comme le riz, afin de faire de cette région de San-Pedro un pôle décisif de dévelop­pement et l’un des premiers greniers à riz de la Côte d’Ivoire. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts