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Transport

Cameroun : Bolloré se repositionne au port de Douala

Défis ambitieux et perspectives meilleures 

À en croire les acteurs de ce port, ces résultats satisfaisants restent encore à consolider pour le rendre plus compétitif. Ses longs délais de dédouanement consubstantiels à son engorgement ont contraint, depuis deux ans, le Tchad et la Centrafrique à se détourner partiellement du PAD au profit des ports béninois et soudanais.

Une situation qui a entraîné des pertes financières substantielles, poussant les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités. Par un décret de janvier 2019, Paul Biya a réorganisé ce port en l’arrimant aux standards internationaux du secteur maritime et portuaire.

Face à ses limites naturelles et au niveau de dégradation de ses installations et équipements, « il a été vite compris qu’il fallait anticiper en investissant tous azimuts dans le renouvellement, la rénovation et le développement de ce port », explique son directeur général. Ainsi, pas moins de 53 projets structurants y sont engagés.

Dès lors, on peut s’attendre à de meilleurs résultats du PAD qui entend accroître ses capacités d’accueil aux navires. Avec notamment la construction d’un deuxième terminal à conteneurs de 750 mètres linéaires de quais sur la rive droite du fleuve Wouri à Bonabéri, et la construction d’un duc-d’Albe, ouvrage d’appontement pour navires pétroliers.

Sans oublier l’acquisition d’une nouvelle drague aspiratrice de 3 000 m3 de puits. Selon une récente étude du cabinet PWC, « une amélioration de 25 % des performances portuaires de l’Afrique subsaharienne permettrait d’augmenter le PIB des pays qu’elle regroupe ». C’est dire combien les ports peuvent être des moteurs de croissance pour les pays qui en disposent.

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