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Transport

Bénin : Le nouvel aéroport vise la modernisation

« Il faut donc augmenter les capacités de l’aéroport de Cotonou pour ainsi minimiser les coûts pour les usagers », avertit le ministre Cyr Koty, pour qui le projet doit être exécuté dans le délai. Selon le contrat avec le maître d’ouvrage, l’aéroport de Glo-Djigbé sera fonctionnel au milieu de l’année 2021. Avec l’ouverture imminente de l’aéroport de Parakou, dont les travaux sont achevés depuis plus d’un an, le Bénin pourra être « concurrentiel dans l’air pour le bien de tous », insiste le président de la République.

Concernant les retombées économiques, le gouvernement, préviennent les économistes, pourrait se révéler un peu trop optimiste. Là où il promet au moins 20 000 emplois directs et indirects, les experts les chiffrent entre 12 000 et 15 000 emplois. Pour autant, ce joyau placera Cotonou au coeur de la concurrence face à Lomé et Lagos qui lui arrachent chaque année plusieurs centaines de passagers.

Les facilités d’accueil ayant un impact sur les taxes et donc sur le prix des billets. Pour convaincre du bien-fondé du projet, Patrice Talon insiste sur les enjeux économiques inestimables qui selon lui, « profitent en premier lieu aux popu­lations ». Il a promis que le gouvernement accompagnera divers projets économiques autour de l’aéroport pour faire de Glo-Djigbé une « cité moderne aux portes de Cotonou ».

Avec cet argument, il appelle les popula­tions à se mobiliser pour la réussite des travaux. Ce qui ne suffit pas à mettre fin aux récrimina­tions des propriétaires terriens qui veulent céder leurs parcelles à des prix attractifs. « Je suis prête à quitter ma maison, à condition de disposer d’un dédommagement suffisant pour m’en construire une nouvelle », insiste cette dame de 63 ans, venue plaider sa cause auprès du chef de l’État. « J’ai mis toutes mes économies dans ma maison et je voudrais une contrepartie conséquente. »

L’aéroport devrait accélérer l’urbanisa­tion de la commune et engendrer plusieurs centres, quelques grands commerces et de nombreuses opportunités d’affaires. Patrice Talon y tient d’autant que le gouvernement a déjà dans ses cartons un projet de compagnie aérienne nationale. 

ENCADRE

Trois préqualifiés pour le contournement de Cotonou

Le ministre des Infrastructures et des transports, Cyr Koty, a soumis au gouvernement le compte rendu de la procédure de préqualification d’un concessionnaire pour le financement, la réalisation, l’exploitation et l’entretien du Contournement nord-est de Cotonou.

Ce projet de 41,5 km comprend : un nouvel axe autoroutier de contournement nord de 37 km qui reliera les communes d’Abomey- Calavi, Cotonou et Sèmè-Podji, et désengorgera la ville de Cotonou du trafic de transit ; une bretelle de 4,5 km reliant le contournement nord au port autonome de Cotonou, en passant par la berge est de la lagune. Un nouveau pont sur le lac Nokoué sera construit.

Trois groupes ont manifesté leur intérêt pour le projet, Bouygues, Vinci, et la China State Construction Engineering Corporation (CSCEC). « Le contournement nord-est devient de jour en jour une réalité », selon le directeur des infrastructures, qui estime « que ce projet ambitieux va révolutionner l’image de la capitale économique. Il y a quelques mois, nous n’avions aucune idée du projet. Mais un consultant international a été recruté pour le redéfinir. Aujourd’hui, on peut être fier d’avoir entre les mains un projet bien étudié. » Le coût du projet de contournement nord-est de Cotonou est évalué à près de 526 millions d’euros, soit 345 milliards de F.CFA.

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