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Transport

Afrique : Brèves économiques

Sitarail (Bolloré) va investir 400 millions d’euros

La convention de concession révisée pour l’exploitation des transports ferroviaires entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, conclue le 29 juillet 2016 entre les deux pays et la Société internationale de transport africain par rail (Sitarail), a été adoptée par le gouvernement ivoirien le 6 septembre.

Cette nouvelle convention modifie l’étendue de l’engagement du concessionnaire, qui assume désormais la responsabilité des investissements de réhabilitation du réseau.

Le programme d’investissement convenu est d’un montant de 400 millions d’euros soit environ 262 milliards de F.CFA. Le début des travaux était prévu mi-septembre.

Cette convention de concession révisée fait suite à la 3e conférence au sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. « Le gouvernement ivoirien, par l’adoption de ce décret, marque sa ferme volonté de faire du réseau ferroviaire un puissant vecteur de développement économique ».

La Sitarail a pour partenaire historique le Groupe Bolloré, qui gère et opère ce réseau ferroviaire d’Abidjan à Kaya via Ouagadougou depuis 22 ans.

Sitarail, concession de Bolloré Railways, gère 1 260 km de voies ferrées qui unissent les deux pays. Elle emploie 1 450 salariés et assure chaque année le transport de 300 000 voyageurs et de 900 000 tonnes de fret.

Dans le cadre de cette nouvelle convention, Sitarail va entreprendre le renouvellement complet de 852 km de voies ferrées et la rénovation de nombreuses gares du parcours.

Quatre groupes mondiaux pour vérifier les importations

Au titre du ministère du Commerce, de l’artisanat et de la promotion des PME, le gouvernement a adopté le 6 septembre un décret portant approbation des conventions de concession du service public de vérification de la conformité des produits embarqués à destination de la Côte d’Ivoire.

Ces différentes conventions ont été signées entre l’État et quatre grands organismes mondiaux de conformité et de certification : Intertek International (Royaume-Uni) ; Société générale de surveillance (SGS) (Suisse) ; Bureau Inspection Valuation Assessment Control (BIVAC BV) (groupe français Bureau Veritas) ; et Cotecna Inspection (Suisse).

« Ces contrats de concession confient aux organismes prestataires la vérification avant embarquement de la conformité des importations aux normes applicables en Côte d’Ivoire, en application du Programme de vérification de conformité (VOC) », précisent les autorités ivoiriennes. « Ainsi, ces différentes conventions permettront de préserver le marché national de la contrebande transfrontalière, d’assurer une meilleure traçabilité des produits étrangers mis sur le marché ivoirien, d’assurer la mise à la consommation de produits de meilleure qualité et de sécuriser la production industrielle nationale. »

Les importations ivoiriennes représentaient 6 168 milliards de F.CFA (9,4 milliards d’euros) en 2015, et les exportations 7 424 milliards de F.CFA (11,3 milliards d’euros), soit une balance commerciale de +1 256 milliards de F.CFA (+1,9 milliard d’euros).

BÉNIN

Projet d’oléoduc Niger-côte béninoise

Conduite par Foumakoye Gado, ministre du Pétrole, une délégation nigérienne a séjourné à Cotonou du 13 au 15 juillet 2017, afin d’évaluer les atouts que le Bénin offre pour la construction d’un pipeline du territoire nigérien jusqu’à la côte béninoise, en vue de la réalisation d’une étude de préfaisabilité.

Pays enclavé, le Niger, officiellement producteur de pétrole depuis 2011, doit trouver un moyen pour exporter le pétrole brut produit.

En concurrence avec le Nigeria et le Tchad, le Bénin est pressenti pour le passage sur son territoire du pipeline que le Niger envisage construire, du site pétrolifère d’Agadem dans la région de Diffa (Sud-Est) vers la côte Atlantique.

La délégation nigérienne est venue à Cotonou sur recommandation de l’opérateur China National Petroleum Corporation (CNCP), chargé de l’exploitation du gisement.

Après différentes visites de sites (installations pétrolieres onshore du champ pétrolifère de Sèmè, Port autonome de Cotonou, tanks de Octogone Trading SA, etc), le ministre du Pétrole du Niger a exprimé sa satisfaction, car il existe des disponibilités de terrains et d’installations appropriées. « … Il sera peut-être question de les renforcer ou de les rénover. De toutes les façons, des techniciens reviendront pour une visite plus approfondie de ces sites. Cela peut induire des réductions de coût, un aspect important qui pourrait militer en faveur de l’axe du Bénin. ».

Selon le ministre béninois de l’Énergie, de l’eau et des mines, Dona Jean-Claude Houssou, le Bénin est disposé à offrir toutes les facilités pour que ce projet soit une réalité en ce qui concerne la traversée éventuelle du territoire béninois.

Abdoulaye Bio Tchané, ministre béninois du Plan et du développement, a précisé que l’opérateur chinois souhaite avoir des concessions de la part du Bénin. « Nous allons les étudier puisqu’il s’agit d’un projet structurant avec beaucoup d’impacts pour les Béninois et le territoire national. Parallèlement, nous allons mener des études pour évaluer son impact socio-environnemental. Ce qui est sûr, le gouvernement du président Patrice Talon va prendre rapidement une décision. »

BURKINA FASO

Air Burkina négocie pour augmenter sa flotte

Le Premier ministre, Paul Kaba Thieba, a présidé le 11 septembre une séance de travail sur la restructuration de la compagnie nationale Air Burkina, à laquelle participaient le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Souleymane Soulama, le directeur général d’Air Burkina, Blaise Sanou, et le directeur commercial zone Afrique du constructeur canadien Bombardier, Gerald Cornu.

Air Burkina, qui évolue jusque-là avec seulement deux avions de type Embraer (Brésil), envisage d’acquérir des Bombardier Q 400.

« Les Embraer sont des avions de type jet à réacteurs qui consomment énormément de carburant, alors que les avions à hélice consomment 40 % moins. En plus, le nombre de place au niveau des Q 400 va jusqu’à 90 places alors que nos Embraer sont à 68 places », a justifié le ministre des Transports.

La vision du gouvernement est de pouvoir non seulement desservir les grandes villes intérieures du Burkina Faso mais aussi les capitales des pays voisins, en attendant d’aller plus loin, notamment dans les pays asiatiques.

« Nous sommes dans une très belle première étape qui est très constructive. Reste maintenant à travailler sur les aspects techniques et économiques et voir quelle serait la meilleure réponse que Bombardier pourrait apporter à Air Burkina », a déclaré le responsable de Bombardier.

L’État a pris possession d’Air Burkina, après le retrait du Fonds Aghan Khan pour le développement économique (AKFED), le 11 mai 2017. « Nous sommes en pleine restructuration avec la mise en place d’une société éventuellement d’économie mixte ou société d’État. Le Groupe Aghan Khan a cédé uniquement ses parts et il y avait aussi des sociétés burkinabè qui y étaient actionnaires. Nous sommes en discussion avec ces sociétés pour voir si elles vont nous céder totalement ou maintenir leurs parts. C’est ce qui retarde la mise en place de la société et du conseil d’administration qui doit donner les grandes orientations de cette entreprise », a indiqué Souleymane Soulama.

« En tout les cas, l’État sera actionnaire majoritaire à plus de 99,94 %, quelles que soit les décisions des privés. En attendant cela, nous sommes en discussion avec tous les grands constructeurs, tous les avionneurs », a-t-il précisé.

GUINÉE

Des minerais contre des financements chinois

La Guinée a signé le 5 septembre avec la Chine, en présence des deux chefs d’État Alpha Condé et Xi Jinping, un accord cadre de financement des projets d’infrastructures prioritaires pour une enveloppe de 20 milliards $ couvrant une période de 20 ans (2017-2036). Ce financement est principalement adossé aux revenus futurs de projets miniers portés par les entreprises chinoises en Guinée.

Le document a été signé à Xiamen (province du Fujian) par le ministre d’État en charge du Partenariat public privé, Ibrahima Kassory Fofana, et le président de la Commission nationale du développement et des réformes (NDRC), He Lifeng.

Le principe de ce partenariat est basé sur l’approvisionnement à long terme de la Chine en matières premières et produits miniers, contre la disponibilité pour la Guinée de financements et de technologies pour favoriser le développement des infrastructures et l’industrialisation du pays.

Le premier lot de financement porte sur un montant total d’environ 1,3 milliard $ et concerne : les voiries de Conakry (200 km, 220 millions $) ; la reconstruction de la route nationale 1 (tronçon Coyah-Mamou-Dabola) (400 millions $) ; la ligne de transmission électrique Linsan-Fomi ; la réhabilitation et l’extension d’une université régionale ; et l’extension du port de Conakry (700 millions $).

Le barrage hydroélectrique de Souapiti, en négociation avancée sous forme de partenariat public privé pour 1,5 milliard $, n’est pas inclus dans les financements couverts par l’accord cadre. Tout comme les projets d’extension de l’hôpital sino guinéen, de construction du siège du Parlement, et d’appui au programme de changement climatique qui font l’objet d’un don d’environ 100 millions $.

Les exploitations minières permettant d’assurer le remboursement des prêts sont identifiées sur la base de projets commerciaux en conformité avec la règlementation en vigueur. Les exploitations minières ciblées au titre des premiers lots de projets d’infrastructures sont :

  • le projet d’exploitation des blocs de Boffa Sud et Boffa Nord par Chalco,
  • le projet bauxite-alumine de CDM Henan Chine,
  • le projet bauxite-alumine de SPIC.

« La mise en œuvre de cet accord permettra au secteur minier de jouer pleinement son rôle catalyseur pour la diversification de l’économie guinéenne et la réduction de sa dépendance des mines. La réalisation des financements prévus dans l’accord cadre confortera les investissements directs en cours pour le développement des projets miniers qui se chiffreront à plusieurs milliards de dollars sur la période de l’accord », souligne le gouvernement guinéen.

Quatrième producteur mondial de bauxite, la Guinée recèle également d’importantes réserves de fer. Dans le domaine, Rio Tinto et Chinalco ont signé fin octobre 2016 un accord de principe portant sur la vente à l’entreprise chinoise de la totalité des parts de Rio Tinto dans le projet fer Simandou Sud (blocs 3 et 4).

Simandou Sud est un projet de développement de classe mondiale de minerai de fer (plus de 2 milliards de tonnes à haute teneur) et d’infrastructures.

Le projet Simandou Sud est la propriété de Simfer, une coentreprise détenue par le gouvernement de Guinée (7,5 %), Rio Tinto (46,6 %), Chalco Iron Ore Holdings, un consortium de sociétés d’État chinoises dirigé par Aluminium Corporation of China (Chinalco) (41,3 %) et la Société financière internationale (4,6 %).

Des analyses exhaustives ont été menées au cours de ces deux dernières années par Simfer, China Harbour Engineering Company (CHEC), China Railway Construction Corporation (CRCC) et d’autres prestataires internationaux de services miniers et de construction.

Chinalco souhaite disposer de la totalité du gisement Simandou, dont la partie Simandou Nord (blocs 1 et 2), attribuée en 2008 à BSG Resources du diamantaire israélien Beny Steinmetz, fait l’objet d’un litige.

25 ans supplémentaires pour RUSAL

Le ministre des Mines et de la géologie, Abdoulaye Magassouba, a fait le 5 septembre une communication au gouvernement relative aux avenants des conventions de la Compagnie des bauxites de Kindia (CBK) et de la Compagnie de bauxite et d’alumine de Dian Dian (COBAD) signés avec la société russe RUSAL pour l’exploitation des gisements de bauxite de Kindia et Dian Dian.

Il a indiqué que par ces deux avenants, la Guinée et RUSAL se sont entendues pour la poursuite sur 25 ans supplémentaires (à compter de l’expiration du terme initial) de leur collaboration dans le cadre de la mise en œuvre des conventions relatives aux gisements de la CBK et de Dian Dian.

Le ministre a soutenu que leur adoption permet de prolonger la durée d’exploitation des gisements de Kindia et de Dian Dian garantissant ainsi à l’investisseur une visibilité et une stabilité des conditions juridiques nécessaires pour répondre aux exigences des bailleurs engagés dans la poursuite du financement des deux projets. Pour l’État, ces deux avenants garantissent le maintien des emplois et permettent d’améliorer les dispositions fiscales contenues dans les conventions de base.

Il a indiqué que les parties se sont accordées sur l’introduction de nouvelles dispositions dans l’esprit du nouveau Code minier :

Pour le projet Dian Dian, il s’agit entre autres : d’une participation non contributive, non diluable et non cessible à hauteur de 10 % en faveur de l’État ;

Pour la CBK (gisements exploités depuis 1972), entre autres :

– La prise d’une participation non contributive, non diluable et non cessible de 5% en faveur de l’Etat. Cette participation sera progressivement portée à 7,5% puis, à terme, à 10% ;

– L’investisseur a donné son accord sur la mutualisation du chemin de fer CBK après avis technique d’un expert indépendant recruté conjointement. Cette mutualisation ouvrira d’autres projets sur le corridor central.

Les gisements de Dian Dian, dans la région de Boké, sont estimés à plus de 1 milliard de tonnes de bauxite à 50 % d’alumine. L’accord signé le 28 avril 2016 avec RUSAL prévoyait la construction avant fin 2017 d’une mine de bauxite de 3 millions de t/an, pour atteindre 6 millions t/an fin 2021 (et l’étude d’une capacité de 9 millions t/an, voire 12 millions t/an, ainsi que d’une raffinerie d’alumine de 1,2 million t/an d’alumine).

MAURITANIE

Phase 2 d’expansion de la mine d’or de Tasiast

La compagnie canadienne Kinross Gold Corporation, société mère de Tasiast Mauritanie Limited S.A (TMLSA ou Tasiast) a annoncé le 18 septembre qu’elle va procéder à la Phase 2 du projet d’expansion de la mine d’or de Tasiast.

Cette expansion représente un investissement supplémentaire d’environ 210 milliards d’ouguiyas (soit 590 millions $) qui fera de Tasiast une mine de classe mondiale avec de faibles coûts de production. La Phase 2 devrait doubler la production annuelle des estimations de la Phase 1. La construction de la Phase 2 devrait commencer début 2018 et s’achever au 3e trimestre 2020.

Selon Michel Sylvestre, président de TMLSA, la Phase 1, approuvée en 2016, portera la capacité de production de l’usine de 8 000 t/j (tonne par jour) à 12 000 t/j. La production commerciale devrait être atteinte au 2e trimestre 2018. Par conséquent, la production annuelle devrait doubler par rapport à la production actuelle.

« Avec la Phase 2, nous prévoyons d’atteindre une capacité de broyage de 30 000 t/j. D’ici 2020, nous prévoyons encore de doubler la production annuelle par rapport à la Phase 1, et ainsi engendrer des coûts de production nettement inférieurs. » La production moyenne 2020-2029 (durée de vie de la phase 2) serait ainsi de 634 000 onces d’or par an.

L’investissement initial total pour les Phases 1 et 2 combinées devrait s’élever à 317 milliards d’ouguiyas (soit environ 900 millions $). « Cette expansion en deux étapes montre notre engagement total envers Tasiast et la Mauritanie sur le long terme… Avec la décision positive sur la Phase 2, nous nous attendons à transformer Tasiast en la plus grande opération de Kinross, avec un niveau de production plus élevé et des coûts de production réduits. »

Ces opérations assureront une durée de vie de la mine sur une période bien plus longue.

Le projet d’expansion sera également positif pour l’économie mauritanienne, souligne Michel Sylvestre. « Une mine qui s’agrandit consomme plus de services et de biens. Tasiast est déjà l’un des principaux investisseurs du pays. De 2011 à 2016, nous avons dépensé plus de 530 milliards d’ouguiyas (soit 1,5 milliard $) dans des contrats avec des centaines de fournisseurs mauritaniens pour les travaux de construction et de maintenance effectués sur place, ainsi que la fourniture de nombreux biens et services dont nous avons besoin pour exploiter la mine. L’expansion devrait également accroître la contribution de la mine au budget de l’État. Tasiast est déjà l’un des principaux contributeurs en Mauritanie, avec 71 milliards d’ouguiyas (soit 200 millions $) payés de 2011 à 2016. »

Élargissement du chenal d’accès au terminal de la SNIM

La Banque européenne d’investissement (BEI) envisage d’accorder à la Société nationale industrielle et minière (SNIM) un financement de 50 millions d’euros en faveur du projet SNIM VIII. Le projet porte sur les travaux de dragage relatifs à l’approfondissement et l’élargissement du chenal d’accès au terminal de vrac solide du port de Nouadhibou, où le minerai de fer de la SNIM est traité. Le projet permettra aussi à des navires plus grands d’accoster au terminal de la SNIM. Les travaux de construction devraient durer 14 mois. Le coût total du projet est évalué à 100 millions d’euros.

SÉNÉGAL

Importants investissements dans les réseaux électriques

« Dans le domaine de la production, une capacité additionnelle de 300 MW, hors importation d’énergie en provenance de la Mauritanie, a été mise en service depuis février 2015, avec la centrale de Boutoute à Ziguinchor », indiquait le 18 septembre, à Mbour, le secrétaire général du ministère du Pétrole et des énergies, Pape Bitèye, à l’ouverture officielle d’une session de formation régionale en politique et économie de l’énergie, à l’initiative de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD).

Ceci porte à « environ 900 MW, dont 70 MW de solaire », la puissance installée totale de la Senelec, la société nationale d’électricité. « Les récentes découvertes de pétrole et de gaz, combinées au développement fulgurant des énergies renouvelables, permettront de s’affranchir de la tyrannie du pétrole importé et de baisser drastiquement les coûts », a estimé Pape Bitèye. Dans le domaine du transport et de la distribution, « 357 milliards de F.CFA sont à mobiliser d’ici à 2020 pour la mise aux normes et l’extension des réseaux de transport et de distribution de la Senelec ».

Le Marocain Anas Sefrioui aménage 10 000 ha pour le riz

Afri Partners, filiale du groupe marocain Addoha de Anas Sefrioui, prévoit d’aménager 10 000 hectares dédiés à la culture du riz dans les communes de Dodel et Démette pour un investissement de 75 milliards de francs CFA. « Les objectifs de l’atteinte de l’autosuffisance en riz et la sécurité alimentaire au Sénégal sont aussi inscrits dans le projet structurant amené par des partenaires marocains avec l’esprit d’un partenariat gagnant-gagnant pour le développement de la localité », estimait mi-septembre le maire de la commune de Dodel, Mamadou Bachir Sall, prévoyant la création d’un total de 1 500 emplois pour les jeunes. Le projet d’Afri Partners au Sénégal, porté par sa filiale Afri Rice, vise une production exclusivement destinée au marché local.

Il prévoit la réalisation d’aménagements hydro-agricoles sur une superficie globale de 10 000 ha, la production de 115 000 tonnes de riz paddy en double culture annuelle, ainsi que l’installation d’une capacité de stockage 65 000 tonnes.

Une unité de transformation d’une capacité annuelle de 125 000 tonnes de riz paddy est prévue pour la commercialisation de 75 000 tonnes de riz blanc de qualité sur le marché sénégalais, ainsi que l’aménagement de 2 000 ha supplémentaires pour les populations.

Selon Mehdi Zemmama, directeur business et développement d’Afri Partners, « des avantages en termes d’investissements pour des infrastructures dans le domaine de l’éducation, de la santé et du désenclavement de ces zones sont aussi prévus dans le volet de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) du groupe Afri Partners ».

AFRIQUE CENTRALE

CAMEROUN

Memve’ele prêt à livrer 211 MW

La construction du barrage hydroélectrique de Memve’ele, sur le fleuve Ntem, a été confiée à l’entreprise chinoise Sinohydro.

Selon Dieudonné Bisso, directeur du projet, « avec nos 211 MW, Memve’ele est véritablement l’un des fleurons du Plan de développement du secteur de l’électricité (PDSE). Les travaux du barrage en lui-même sont complètement achevés ; le poste disjoncteur est prêt et les quatre turbines Francis de la centrale sont installées, prêtes à tourner.

Il ne reste plus que le volet ‘évacuation de l’énergie’, dont les travaux sont en cours. Le premier tronçon entre Nyabizan et Ebolowa est achevé. Les travaux du second tronçon Ebolowa-Yaoundé sont en cours et vont même s’accélérer… Au terme des travaux de construction de la ligne de transport Nyabizan-Ebolowa-Yaoundé, l’énergie de Memve’ele sera injectée dans le Réseau interconnecté Sud (RIS) ».

Le coût total du projet s’élève à 420 milliards de F.CFA, financé par la China Eximbank pour 243 milliards de F.CFA, la BAD pour 112 milliards de F.CFA et l’État camerounais pour 65 milliards de F.CFA.

Études d’infrastructures par Egis

À l’issue d’un appel d’offres international restreint, le groupement français Egis International/Egis Cameroun est chargé des études de faisabilité et d’avant-projet sommaire pour la construction de l’autoroute Douala-Limbé, d’une longueur de 70 km.

Pour cette prestation qui sera exécutée dans un délai maximum de 15 mois, le groupement encaissera la somme de 858,1 millions de F.CFA.

Selon le ministère des Travaux publics, l’autoroute Douala-Limbé servira de liaison à la future infrastructure portuaire de Limbé, prévue sur le site d’Isongo, ainsi qu’à l’extension de l’unique raffinerie du pays, la Société nationale de raffinage (Sonara), et du yard pétrolier qui servira de principal site pour le Chantier naval et industriel du Cameroun (CNIC).

Egis International a par ailleurs restitué mi-juillet les études relatives à la construction d’un 2e pont Cameroun-Tchad (le premier peut relier Kousseri à N’Djaména).

Le projet consiste en la construction d’un pont de 700 m sur le fleuve Logone, entre Bongor (Tchad) et Yagoua (Cameroun), y compris la construction d’une route de raccordement sur environ 10 km de part et d’autre. Les aménagements connexes comprennent : protection des berges du fleuve, poste de pesage, poste frontière… et la construction du contournement de la ville de Yagoua sur environ 8 km avec quatre giratoires. Le coût de ce 2e pont est évalué à 76 milliards de F.CFA, à financer par les deux États, la BAD…

Cinq groupements présélectionnés pour le péage routier

À la suite de l’appel à manifestation d’intérêt lancé le 15 juin 2016 par le ministère des Travaux publics (MINTP) dans le cadre du projet de construction de 14 postes de péage routier automatiques, cinq groupements d’entreprises ont été présélectionnés en septembre pour accompagner le gouvernement pour le financement, la conception, la construction, l’équipement, l’exploitation et la maintenance de ces infrastructures.

Les groupements concernés sont : Vinci Higways/Sogea Satom/Vinci Concessions ; Razel-Bec/Egis Projects ; SGS/Sterela/Indra/ITKE ; DSC Group/India-Africa-UK-USA ; et Group Five/Intertoll Africa. Le dépôt des offres des groupements présélectionnés est prévu au plus tard le 2 novembre prochain. Après l’analyse des offres, trois candidats seront sélectionnés et leur dossier examiné avec le Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariats (CARPA). L’adjudicataire provisoire sera désigné et invité à négocier les termes du contrat définitif. Ce projet constitue le premier programme d’automatisation de postes de péage dont l’exploitation est envisagée en partenariat public-privé.

CONGO

Prochain démarrage des travaux de la Cité gouvernementale

Les travaux de la construction de la Cité gouvernementale à Brazzaville, près du Palais de Congrès et au centre de la capitale, vont démarrer bientôt, a annoncé le 19 septembre l’ambassadeur de la Turquie, Can Incesu, au sortir de son entretien avec le ministre des Finances et du budget, Calixte Nganongo.

Le diplomate turc a indiqué qu’une délégation congolaise, conduite par le ministre de l’Aménagement, de l’équipement du territoire et des grands travaux, Jean-Jacques Bouya, séjournait dans son pays, pour finaliser les termes de l’accord relatif à la construction de cette cité.

Un accord de prêt de 200 millions $ avait été signé le 4 avril 2016, entre le Congo et la Banque turque de crédit à l’exportation (Türk Eximbank) à Istanbul.

Ce prêt était destiné à la construction de la Cité gouvernementale et du complexe touristique de Kintélé constitué d’un hôtel 5 étoiles, d’une salle de conférence, de magasins, d’un musée, et qui était déjà entamé par la société turque Summa.

La Cité gouvernementale est le deuxième grand projet qui sera réalisé au Congo par la Turquie après celui du Centre de conférences internationales construit à Kintélé au nord de Brazzaville, inauguré le 20 juin par le président Denis Sassou N’guesso (204 millions d’euros, construction assurée par Summa International).

La Banque mondiale soutient l’agriculture commerciale

Le Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale au Congo (PDAC) sera financé à hauteur de 100 millions $ (soit 60 milliards de F.CFA) sur une période de cinq ans (2017-2022). L’accord de financement a été signé le 20 septembre à Brazzaville par le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Congo, Ahmadou Moustapha Ndiaye, et le ministre des Finances et du budget, Calixte Nganongo.

Ce projet, qui vise à toucher 500 000 personnes selon le cadre de résultat, 700 groupements et 50 PME, sera exécuté dans les 12 départements du pays.

Parmi les objectifs poursuivis par le PDAC, figurent l’amélioration de la productivité des agriculteurs et l’accès aux marchés de groupes de producteurs, ainsi que les petites et moyennes entreprises (PME) agro-industrielles dans les zones sélectionnées ; l’amélioration des infrastructures publiques et du climat des affaires pour l’agriculture commerciale ; le renforcement des capacités institutionnelles pour l’appui à cette agriculture et l’intervention en cas d’urgence ou de catastrophe.

Ce nouveau projet, qui sera soumis au parlement pour ratification avant sa mise en œuvre, est appelé à prendre le relais du Projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes rurales (PDARP) clôturé le 30 avril 2017.

RDC

Relance des travaux du barrage de Katende

Dans le cadre de la relance des travaux de construction du barrage hydroélectrique de Katende, à environ 80 km de Kananga, dans la province du Kasaï central, le ministre indien des Affaires extérieures, Chandra Prakash, accompagné de l’ambassadrice de RDC à New Delhi, Rosette Mossi, s’est rendu mi-septembre à Kinshasa.

Les travaux avaient été lancés en 2011 par le président Joseph Kabila, à la suite à l’accord de financement signé entre la RDC et le gouvernement indien à hauteur de 280 millions $ (Inde 168 millions $, RDC 120 millions $) puis arrêtés en 2016.

« Les travaux ont été réalisés à 65 %. Mais le gouvernement nous avait demandé d’arrêter avec la société indienne Angélique International. À partir de là, il était question de trouver une nouvelle société. Avec notre passage à New Delhi, nous avons identifié la National Projects Construction Corporation Ltd (NPCC) qui va s’occuper du reste des travaux », indiquait mi-juillet le ministre de la Coopération au développement, John Kwet.

La visite du ministre indien à Kinshasa avait pour but de veiller à la bonne transition entre les deux sociétés.

Construit sur la rivière Lulua, le barrage hydroélectrique de Katende disposera d’une capacité de 64 MW.

Deux lignes de transport de l’électricité sont prévues. La première, longue de 130 km, reliera Kananga à Mbuji-Mayi en passant par Tshimbulu. La deuxième ligne, longue de 30 km, ira de Kananga jusqu’à Bunkonde.

Quelque 120 millions $ supplémentaires seront nécessaires pour la construction de ces lignes électriques.

GABON

Le chinois CGGC en attente pour deux barrages

Le ministre de l’Énergie, Patrick Eyogo Edzang, a reçu en septembre les représentants de l’entreprise China Gezhouba Group Company (CGGC), attributaire des travaux de construction des deux barrages hydroélectriques de l’Impératrice et de Fe 2.

« Nous avons déjà établi la direction du projet. Nous sommes maintenant en train d’attendre le financement. Tous les dossiers de demande de financement ont déjà été transmis à la banque par la partie chinoise. Nous attendons son approbation », a déclaré le directeur général adjoint de CGGC.

L’investissement global pour les deux ouvrages s’élève à quelque 200 milliards de F.CFA, à financer par la China Eximbank.

Le barrage de l’Impératrice Eugénie, situé à Fougamou dans la Ngounié, au Sud du pays, devait livrer 130 MW, mais sa puissance a été réduite à 88 MW afin d’éviter des inondations. Les travaux vont durer 42 mois.

Le barrage de Fe 2, situé à Mitzic dans le Woleu-Ntem, au Nord du Gabon, disposera d’une puissance installée de 52 MW.

En attendant le lancement des deux chantiers, la Chine souhaite obtenir des précisions sur la planification « raisonnable » de l’échéancier de remboursement à mettre en place par le gouvernement gabonais.

Ces projets avaient été attribués en 2010 par l’État gabonais à un groupement privé, la Compagnie de développement des énergies renouvelables (CODER), contrat résilié quelques années après, pour cause de retard dans le démarrage des travaux. En 2014, un nouvel appel d’offres a été lancé et remporté par CGGC, qui devrait également construire la ligne 225 kV Impératrice-Ntoum (264 km). La construction de la ligne Mitzic-Oyem a été réalisée par ETDE (Bouygues).

GSEZ envisage un nouvel aéroport international

Selon l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), Gabon Special Economic Zone (GSEZ) a récemment organisé une séance de cadrage du projet de construction d’un nouvel aéroport international à Libreville à la direction générale de l’Environnement et de la protection de la nature.

La réunion visait à mettre en place un groupe de travail afin de régler les aspects techniques du projet, dont GSEZ a présenté l’étude d’impact environnemental et social.

GSEZ, promoteur de ce projet, est un partenariat public-privé entre le Gabon (38,5 %), le groupe singapourien Olam International (40,5 %) et l’Africa Finance Corporation (21 %) dont le siège est à Lagos (Nigeria).

Le nouvel aéroport international de Libreville couvrirait 915 ha, à environ 30 km de Libreville, et à 3 km au sud-est de la Zone économique à régime privilégié de Nkok, créée par GSEZ.

GSEZ a également créé à Owendo (Libreville) un port minéralier et un port de commerce.

Dans le cadre du projet de certification de l’aéroport actuel de Libreville, Nika Meheza Manzi, expert aérodromes et aides au sol au Bureau régional Afrique occidentale et centrale de l’OACI à Dakar, a effectué début septembre une mission au Gabon.

Cette mission portait sur l’évaluation de la mise en œuvre des plans d’actions de l’ANAC et d’Aéroport de Libreville (ADL) ainsi que sur l’élaboration du planning des activités en vue d’une certification de l’aéroport de la capitale.

Le russe Zarubezhneft étudie le gisement de Mboumba

Une mission de la compagnie pétrolière russe Zarubezhneft, conduite par Dmitry Borisov, directeur adjoint, a été reçue fin août à Gabon Oil Company (GOC), pour évoquer l’exploitation du champ pétrolier offshore de Mboumba, entre Port-Gentil et Libreville.

Zarubezhneft a déjà réalisé des études et analyses sur le champ de Mboumba. « Il est donc question pour eux, aujourd’hui, de présenter les conclusions de leur travail pour que nous puissions progresser », a indiqué Jean Koumbi Guiyedi, directeur général adjoint de la GOC.

Découvert par Total Gabon et repris en 2016 par la GOC, ce gisement dispose d’une capacité de production de 12 000 barils par jour. Il contient également du gaz, qui doit être valorisé. « C’est une opportunité de commencer un partenariat avec la GOC. Il sera question de voir les aspects techniques », a déclaré Dmitry Borisov.

TCHAD

Appui aux entreprises émirati pour investir au Tchad

Le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement (ADFD) a annoncé le 14 septembre à Abu Dhabi l’octroi d’une enveloppe de 50 millions $ pour les entreprises des Émirats arabes unis désirant investir au Tchad.

L’annonce a été faite lors d’un forum d’investissement EAU-Tchad organisé par la Chambre de commerce et d’industrie d’Abu Dhabi et le ministère tchadien du Développement industriel du commerce et de la promotion du secteur privé.

Ce financement s’inscrit dans le cadre de la contribution de 150 millions $ annoncée par les EAU lors de la Conférence de Paris. Selon le ministre tchadien des Affaires étrangères et de l’intégration africaine, Hissein Ibrahim Taha, avec l’appui de l’ADFD, le Tchad renforcera ses infrastructures de transport, et améliorera les secteurs éducation, eau, agriculture, santé et élevage.

AFRIQUE DU NORD

ALGÉRIE

Prochaine construction du port d’El-Hamdania

Le ministre des Travaux publics et des transports, Abdelghani Zaalane, s’est rendu sur le site du projet de grand port centre d’El-Hamdania (wilaya de Tipasa).

« Cette visite s’inscrit dans le cadre des mesures prises récemment par le gouvernement pour réunir toutes les conditions nécessaires au lancement de ce projet vital dans les plus brefs délais », a indiqué le ministère. Ce futur port, l’un des plus grands projets en Algérie, sera raccordé au réseau ferroviaire et aux autoroutes.

Aux termes d’un protocole d’entente conclu en janvier 2016, ce port sera construit dans le cadre d’une société de droit algérien composée du Groupe public des services portuaires et de deux compagnies chinoises, CSCEC (China State Construction Engineering Corporation) et CHEC (China Harbour Engineering Company). Évaluée à 3,3 milliards $, cette infrastructure sera financée par un crédit à long terme chinois. Le port sera doté de 23 quais offrant une capacité de traitement annuelle de 6,5 millions de conteneurs et de 25,7 millions de tonnes de marchandises.

Le futur port d’El-Hamdania sera achevé en sept ans, mais progressivement mis en service dans quatre ans.

MAROC

Un centre mondial d’impression 3D Métallique avec Thales

Soutenant l’ambition du Maroc de se développer dans le secteur de l’aéronautique, Thales a inauguré le 7 septembre, à Casablanca, son Centre de compétence industriel spécialisé dans la fabrication additive Métallique également appelée l’impression 3D Métallique. Cette usine deviendra une plateforme pour servir les besoins internationaux du groupe français et de ses clients.

Implanté sur 1 000 m², dans la zone de Midparc à Casablanca, ce Centre emploiera à terme une vingtaine d’ingénieurs et de techniciens. Il est équipé à ce jour de deux machines de technologie dite de fusion sélective par laser. Cette technique, qui consiste à fusionner des poudres d’alliages métalliques à l’aide d’un laser à haute intensité, permet de fabriquer des pièces métalliques d’une complexité inégalée qui ne le sont pas avec les technologies actuelles.

« Avec un écosystème aéronautique de sous-traitants déjà existant, le Maroc dispose de tous les atouts pour devenir le centre d’expertise mondial de Thales en impression 3D », a déclaré Pierre Prigent, directeur de Thales au Maroc.

« Ce nouveau projet accompagne la montée en gamme de l’industrie marocaine et développe dans le Royaume des emplois hautement spécialisés », souligne pour sa part Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique.

La production des premières séries se fera en utilisant l’aluminium et le titane, couramment utilisés dans l’aéronautique. Thales prévoit l’acquisition, à moyen terme, de huit machines complémentaires.

Le « Navigator Jorf », nouveau navire gazier de l’OCP

Le groupe OCP (Office chérifien des phosphates) a accueilli au niveau du site industriel Jorf Lasfar un navire gazier spécialisé dans le transport d’ammoniac.

Le « Navigator Jorf » est le fruit d’un partenariat entre le groupe OCP, qui a affrété le bateau sur le long terme, et l’armateur britannique Navigator Gas, propriétaire et exploitant de la plus grande flotte mondiale de transporteurs de gaz liquéfiés.

Construit sur les chantiers de Hyundai Mipo en Corée du Sud, le Navigator Jorf, réceptionné en septembre au niveau du site industriel de Jorf Lasfar, est long de 180 m et possède une capacité de 38 000 m3.

Il approvisionnera en ammoniac la plateforme Jorf Lasfar principalement depuis l’Europe du Nord-Ouest et la Méditerranée.

« En phase de devenir le premier producteur mondial d’engrais phosphatés, le groupe OCP est devenu, par conséquent, un importateur majeur d’ammoniac. Les volumes importés par le groupe sont passés de 800 000 tonnes en 2013 à 1,2 million de tonnes en 2016. En 2018, les besoins exprimés du groupe sont de l’ordre de 1,8 million de tonnes d’ammoniac », indique l’OCP.

TUNISIE

Deuxième projet de réhabilitation urbaine

La Banque européenne d’investissement (BEI) envisage d’accorder un financement de 110 millions d’euros à l’Agence de réhabilitation et de rénovation urbaine (ARRU) pour le projet « Réhabilitation urbaine Tunisie II » (premier prêt BEI pour le projet « Réhabilitation urbaine Tunisie » signé en 2012).

Le projet porte sur la réhabilitation de zones urbaines pauvres réparties à travers les 24 gouvernorats du pays, à travers la fourniture d’infrastructures publiques de base. En particulier, le projet comprendra la création ou l’extension de réseaux d’eau ou d’assainissement, le bitumage de routes et le drainage, l’installation d’éclairage public, la construction d’aires de jeu, de centres sportifs et socio-culturels, et d’infrastructures économiques et de fabrication.

Le projet pourrait en outre comprendre des interventions spécifiques dans les centres historiques de certaines villes (médinas). Le coût total du projet est évalué à 220 millions d’euros.

Une nouvelle usine de dessalement à Sfax

Un accord a été signé le 14 juillet à Tunis avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) relatif à la fourniture d’un prêt ODA de 36,676 millions de yens (15,15 millions $) pour le projet de construction de l’usine de dessalement d’eau de mer de Sfax.

Le projet porte sur la construction d’une usine d’une capacité de 100 000 m3 par jour, l’installation de conduites de transports et des services de consultants (assistance aux appels d’offres, supervision des travaux).

La zone métropolitaine de Sfax (2ème ville de Tunisie), qui compte quelque 600 000 personnes, enregistrerait un déficit de 150 000 m3/j à l’horizon 2030.

À l’occasion de sa visite à Sfax fin septembre, le ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Taieb, a annoncé que les travaux de la station de dessalement démarreront début 2018. La station devrait être opérationnelle en 2020.

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