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Société

Un fort désir de mobilité interafricaine

Une enquête menée par le cabinet de recrutement Fed Africa conclut au vif désir des Africains de trouver un travail dans un autre pays d’Afrique. Le sondage montre que les motivations des éventuels candidats ne coïncident pas toujours avec le vécu des expatriés.

Par Marie-Anne Lubin

La quasi-totalité des chercheurs d’emplois africains ou de la diaspora sont prêts à s’expatrier dans un autre pays africain pour trouver un travail. Telle est l’une des conclusions de la première enquête sur la mobilité réalisée par le cabinet de recrutement Fed Africa.

Chercher un nouvel emploi à l’étranger peut amener à se poser des questions sur son profil, la situation professionnelle du pays choisi. C’est là que l’expertise conseil de cabinets de recrutement, ou de chasseurs de têtes, se révèle comme un service apprécié et répondant à un besoin.

Très attractive sur un CV et demandée par de plus en plus d’entreprises, l’expérience internationale est une étape de carrière qui semble de plus en plus se normaliser, commentent les auteurs de l’enquête.

Voilà pourquoi 97% des personnes interrogées se disent prêtes à changer de pays pour saisir une opportunité professionnelle. Pour 64% des candidats, la rémunération est la première raison qui peut faire envisager une mobilité internationale. Viennent ensuite l’adéquation avec un projet professionnel (51 %), l’intérêt des missions (50 %) et les avantages proposés par l’entreprise (46 %).

Du côté de ceux qui ont déjà franchi le pas, les motivations sont assez proches, sauf pour la rémunération. En tête de leurs critères, l’intérêt des missions pour plus d’un candidat sur deux (56% %), puis vient l’adéquation avec un projet professionnel (48 %) ; la rémunération n’arrive qu’au troisième plan (35 %).  

« La mobilité transcontinentale des candidats reste extrêmement forte et le souhait des candidats en dehors du continent africain qui ambitionnent d’y poursuivre leur carrière poursuit son chemin. L’Afrique est et reste attractive », explique Deffa Ka, manager chez Fed Africa. Selon qui « la mobilité des talents en Afrique participe activement au dynamisme du continent ».

Accompagner les candidats

Son confrère ivoirien, Maymouna Mauvois, souligne que « la Côte d’Ivoire, dynamique et en pleine mutation, continue d’attirer des talents tant pour des projets entrepreneuriaux ».

Des projets innovants sont demandés pour des postes dans des multinationales et compagnies panafricaines. « La diaspora est un facteur particulièrement indispensable pour la croissance du pays. » 

L’enquête nous apprend aussi qu’un tiers des expatriés a trouvé un poste par cooptation et 29 % par un cabinet de recrutement. Interrogés sur leur souhait d’être accompagnés en cas d’expatriation, la très grande majorité des candidats au départ (96 %) répondent positivement.

Pourtant, seuls 39 % des personnes expatriées déclarent avoir été accompagnées. On note aussi une dissonance entre les motifs d’accompagnements souhaités par ceux qui veulent changer de pays et l’expérience vécue par ceux qui sont déjà partis.

Parmi ces derniers, c’est en premier lieu pour la recherche de leur logement qu’ils ont reçu une aide (62 %). Ce critère n’arrive qu’en troisième position dans les souhaits des candidats à l’expatriation (43 % l’ont cité). Ils ont reçu une aide au déménagement (58 %) ; seulement 25 % de ceux qui souhaitent changer de pays l’ont cité. 

Parmi les expatriés, 56 % ont reçu une aide sur les formalités administratives relatives à la sphère professionnelle (obtention du visa de travail, etc.). C’est le premier critère demandé par les candidats à l’expatriation (71 %), qui veulent, en deuxième lieu être accompagnés dans leur recherche de poste.  

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