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Société

Michaëlle Jean, SG de l’OIF

Michaëlle Jean: « Pour un partenariat gagnant-gagnant »

L’espace économique francophone doit prendre en compte les besoins des pays du Sud en matière de développement et de transfert de technologie. Il doit également favoriser la libre circulation des hommes d’affaires.

Pour que la Francophonie ne soit pas un « machin » de plus comme aurait dit de Gaulle, comment comptez-vous « réinventer » cette institution en termes de projet, d’actions et d’influence ? 

La Francophonie est une institution moderne, qui porte un projet actuel et novateur. Ma volonté est de faire savoir et de mieux faire comprendre ce que fait la Francophonie. L’an dernier, au Sommet de Dakar, les chefs d’État et de gouvernement m’ont confié une feuille de route claire et précise. Ils souhaitent que la Francophonie s’engage avec détermination dans le domaine économique, que les femmes et les jeunes soient encore plus impliqués dans nos actions. Cette feuille de route nous invite à rester en phase avec les grands enjeux internationaux émergents et l’actualité de nos pays membres. Elle nous invite à être offensifs et créatifs en conjuguant étroitement stratégie et action de terrain. C’est dans cette optique que je compte avancer tout au long de mon mandat. 

Face à la mondialisation, comment structurer la Francophonie économique ? Cette idée n’arrive-t-elle pas un peu tard ? 

L’essor des économies des pays francophones est inscrit dans la Charte de la Francophonie dans l’optique de renforcer les capacités, accélérer le développement et réduire la pauvreté. La Francophonie économique existe donc bien, mais elle doit entrer dans les faits en apportant davantage de résultats. Tel est le but de la Stratégie économique pour la Francophonie, adoptée au Sommet de Dakar. Elle met l’accent sur la bonne gouvernance économique, l’entreprise privée et fixe un certain nombre de principes, comme la formation professionnelle, l’inclusion économique des jeunes et des femmes, le respect des droits, la protection de l’environnement afin de développer une économie au service des citoyens. 

La mise en oeuvre de la Stratégie économique se manifeste, entre autres, par l’établissement d’incubateurs d’entreprises dans huit pays africains, le renforcement de la formation professionnelle, et l’amélioration de la gouvernance. C’est dire que l’économie est devenue une priorité de la Francophonie pour l’émergence des pays et au service des populations, particulièrement sur le continent africain ! 

Au bout d’un an d’exercice, de voyages et de rencontres, considérez-vous que la Francophonie est un acteur qui compte sur la scène internationale ? 

Absolument. La Francophonie est au coeur de toutes les urgences du monde. Avec ses 80 États et gouvernements membres sur les cinq continents, c’est une organisation de tous les contrastes, de toutes les disparités, mais aussi de toutes les complémentarités, tant sur le plan du développement économique et social, qu’en matière de stabilité, de sécurité et de paix. Somme toute, la Francophonie est à l’image de notre monde, ce qui en fait un acteur incontournable des relations internationales. 

Surtout, la Francophonie est un espace de possibilités. Une organisation conçue et créée en terre africaine dans laquelle l’Afrique joue plus que jamais un rôle de premier plan avec 29 pays membres. Cette Afrique qui se réveille avec assurance, cette Afrique où des défis sérieux persistent, mais où les indicateurs de croissance sont encourageants et où la démocratie progresse, cette Afrique qui porte en elle l’espérance et l’avenir de notre grande famille.

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Written by ade

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