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Société

La Tunisie lutte contre la violence en ligne

La campagne de sensibilisation vise aussi une prise de conscience des décideurs politiques et une adaptation des lois en vigueur. La Tunisie, comme d’autres pays, a besoin de lois spécifiques à l’espace numérique, faciles à faire respecter et connues de tous.

Najla Allani Bouhoula a spécifié que généralement les femmes se contentent de bloquer leur agresseur. Le Credif veut les encourager à aller plus loin : imprimer des captures d’écran, les montrer un huissier de justice pour attester la véracité des faits et déposer plainte près de l’unité spéciale d’investigation dans les crimes perpétrés contre les femmes.

Les violences faites aux femmes restent un combat majeur, en Tunisie, où des faits divers, des plus grotesques aux plus dramatiques, secouent l’opinion régulièrement. Certains impliquent des personnalités en vue, des politiciens.

Quelques progrès sont néanmoins à signaler, depuis le vote de la « Loi 58 », en août 2017. Six centres d’hébergements sont désormais ouverts dans le pays. Pourtant, les plaintes et appels pour violences conjugales se multiplient – aussi parce que les femmes sont davantage informées de leurs droits –, et l’absence de chiffres ne permet pas de déterminer l’efficacité de ces procédures.

Il existe également une loi spécifique sur les délits de harcèlement en ligne, mais « la plupart des femmes ne savent pas qu’elle existe », déplore Najla Allani Bouhoula.

PF

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