Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

Société

L’Unesco alerte sur un trafic de biens culturels

De même, les réunions des différents représentants des pays, les sessions de formation ciblées dans le monde entier pour le renforcement des capacités entre les parties prenantes, ainsi que les rapports de suivi, font progresser le partage d’expérience, d’expertise et de bonnes pratiques, et soutiennent la lutte contre le trafic illicite.

« Aucun pays n’est à l’abri de ce fléau », observe l’Unesco. Les réseaux mondiaux de trafiquants et de criminels devenant de plus en plus sophistiqués, la nécessité de prendre de meilleures mesures préventives et de coopérer sur le plan international ne saurait être surestimée. 

Le partage des bonnes pratiques

Jusqu’en novembre 2020, l’Unesco organise sur tous les continents une série de conférences internationales en ligne qui rassembleront les autorités nationales et les experts, et fourniront des plateformes de discussion sur les réalisations, les défis et les mesures de lutte contre le trafic illicite. Les ateliers de renforcement des capacités ont été transformés en webinaires en ligne tout au long de cette année de célébration, afin de poursuivre le travail de sensibilisation malgré les limites causées par la pandémie de Covid-19.

Parmi ces ateliers figure la récente formation de développement des capacités en Afrique de l’Ouest, menée en coopération avec Interpol et l’Organisation mondiale des Douanes, du 2 au 17 juin 2020. Elle visait à renforcer l’application des législations par le biais de réseaux opérationnels, de bases de données disponibles et de pratiques exemplaires en matière de prévention du trafic.

Au fil des ans, l’élaboration d’outils et de mesures pratiques s’est également avérée efficace dans cette lutte. Grâce à sa base de données en ligne sur les lois nationales relatives au patrimoine culturel, l’Unesco a donné accès à un ensemble croissant de lois nationales au bénéfice à la fois des institutions étatiques et de la recherche.

La sensibilisation, la formation, la vigilance accrue, la coopération transfrontalière et le partage des meilleures pratiques font partie de l’arsenal indispensable à la lutte. Les célébrations du Cinquantenaire seront particulièrement marquées le 14 novembre 2020, par la première Journée internationale contre le trafic illicite des biens culturels.

Ainsi, l’Organisation met à la disposition des États des connaissances essentielles sur les normes juridiques, des données de référence sur les trafics, une base de données de lois nationales, ainsi que des outils pratiques. En revanche, l’« Unesco ne délivre aucun certificat ni aucune autorisation de commercialisation de biens culturels », met en garde l’institution.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts

Share This