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Société

Le boom de la téléphonie mobile

Le secteur de la téléphonie mobile au Tchad, libéralisé depuis une quinzaine d’années, progresse, en dépit de ses défauts. Avec l’avènement des 3G et 4G, il est appelé à s’accroître davantage.

Le marché de la téléphonie mobile au Tchad est en pleine expansion. L’avenir est dans les Nouvelles technologies de l’information et de la communication », analyse Cyril Nsi Ondzingui, directeur marketing d’Airtel Tchad, une filiale du géant indien Bharti qui domine le marché tchadien, avec le suédois Millicom « Tigo ». 

Depuis 2000, date de l’octroi de la première licence, le secteur de la téléphonie mobile connaît une croissance exponentielle. Il vient en deuxième position après les industries du pétrole en termes d’apport dans la croissance économique. Quelque 191 milliards de F.CFA ont été payés à l’État entre 2009 et 2013, au titre de diverses redevances d’impôts et taxes. Les opérateurs de téléphonie soutiennent également le gouvernement dans son élan de développement socio-économique dans le cadre de leurs responsabilités sociales. Ils investissent dans l’éducation (construction, réhabilitation et équipements des écoles et bibliothèques), l’eau (construction de châteaux et forages d’eau dans les zones reculées), la santé (lutte contre le VIH et la mortalité infantile)… La formation de 6 000 jeunes aux TIC, en deux ans, reste à ce jour le projet phare lancé par Airtel, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, dans les grandes villes du pays. 

Le mobile banking ne rencontre pas encore le succès escompté, mais compte tenu d’un taux de bancarisation très faible, il représente une révolution au Tchad.

Si la téléphonie mobile se porte bien, c’est grâce notamment à Airtel et Tigo. À côté de ces deux mastodontes qui représentent plus de 95 % du chiffre d’affaires global, la Société tchadienne des télécommunications (Sotel) peine à se faire une place. La situation de l’entreprise publique qui détenait le monopole avant 2000, est aujourd’hui difficile. Elle cumule un passif qui s’élève à 23 milliards F.CFA et l’État veut s’en débarrasser ; la procédure de privatisation piétine depuis plusieurs années. 

Après le boom des 15 premières années, la téléphonie mobile a encore de beaux jours devant elle. Plusieurs indicateurs soutiennent ce marché porteur d’espoir : un taux de pénétration client encore faible (autour de 21 %) tandis que certains pays de la sous-région (le Gabon et le Congo, notamment) dépassent les 100 %. La population tchadienne est pourtant jeune, mais les deux opérateurs clés qui se partageant le marché affichent un taux de pénétration internet très faible (6 %), en dépit d’une couverture touchant 85 % de la population. 

Le coût d’investissement constitue un obstacle : entre 2000 et 2014, Airtel, par exemple, a réalisé des investissements pour plus de 202 milliards de F.CFA. 

Le Plan national de développement 2013-2015 a prévu des investissements de 27 milliards de F.CFA dans le domaine des TIC. Au menu : l’extension du réseau national à fibre optique, le renforcement des capacités des acteurs du secteur et la diversification des offres de services postaux. 

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