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La pandémie est stabilisée, sauf en Afrique du Nord

La pandémie est stabilisée, sauf en Afrique du Nord
  • Publishedjanvier 14, 2022

Après une hausse de six semaines, la quatrième vague de la pandémie de la Covid-19, marquée par le variant Omicron, s’approche d’un plateau en Afrique. Le nombre de cas cumulés a dépassé 10 millions et la mortalité reste élevée chez les personnes fragiles.

Par Marie-Anne Lubin

Le nombre d’infections à la Covid-19 s’est stabilisé au cours de la semaine écoulée. Seule l’Afrique du Nord enregistre une forte hausse des cas. L’Afrique australe, qui avait connu une forte augmentation du nombre d’infections pendant la vague pandémique, a enregistré une baisse de 14 % des infections au cours achevée le 9 janvier.

En Afrique du Sud, où le variant Omicron a été répertorié pour la première fois, le nombre d’infections hebdomadaires a diminué de 9 %.

Face au faible niveau de vaccination, « nos chances de limiter l’émergence et l’impact des variants meurtriers sont bien minces. Toutefois, nous disposons du savoir-faire et des outils nécessaires et, grâce à une action concertée, nous pouvons à coup sûr faire pencher la balance en notre faveur contre la pandémie », estime Matshidiso Moeti (OMS).

L’incidence de la pandémie est aussi en baisse en Afrique de l’Est et en Afrique centrale. En revanche, l’épidémie progresse encore en Afrique de l’Ouest et surtout en Afrique du Nord, où le nombre de cas enregistrés a plus que doublé.

En dépit d’une hausse des décès, en ce début janvier, la quatrième vague paraît moins meurtrière que les précédentes et le nombre d’hospitalisations reste faible. L’Afrique du Sud ne compte que 9% de cas Covid parmi les personnes en soins intensifs.

Dans les pays qui connaissent une recrudescence des cas, le variant Omicron, qui se propage rapidement, est devenu prédominant. Alors qu’il a fallu environ quatre semaines au variant Delta pour surclasser le variant Bêta auparavant dominant, Omicron a surclassé le variant Delta en seulement deux semaines dans les pays africains les plus touchés.

« Les premières indications montrent que la quatrième vague en Afrique a été abrupte et brève, mais non moins déstabilisante », commente Matshidiso Moeti, directrice de l’OMS pour l’Afrique.

Redoutant que la prochaine vague « soit moins indulgente », elle considère que la mesure essentielle de riposte à la pandémie dont l’Afrique a grand besoin reste la même, « à savoir une augmentation rapide et conséquente du nombre de personnes vaccinées ».

Faible vaccination

L’Afrique continue de tester : le nombre de tests pratiqués a augmenté de 1,6% au cours de la semaine écoulée, soit plus de 90 millions de tests. Il en ressort que 23 pays ont enregistré un taux de positivité élevé, supérieur à 10 %.

Partout en Afrique, l’OMS apporte son appui aux pays pour renforcer le séquençage génomique par des formations dans des domaines essentiels tels que la bio-informatique et la manipulation des échantillons. L’Organisation contribue également à l’achat et à la livraison d’équipements et de matériel de laboratoire essentiels aux pays.

À ce jour, 30 pays africains – et au moins 142 pays dans le monde – ont détecté le variant Omicron. Le variant Delta a été signalé dans 42 pays d’Afrique. En Afrique de l’Ouest, où l’incidence de la Covid-19 est en augmentation, le nombre de séquences d’Omicron réalisées par des pays comme le Ghana, le Sénégal, le Cap Vert et le Nigeria est en hausse. Le nouveau variant est majoritaire dans ces deux derniers pays.

Même si le continent semble résister, le taux de vaccination reste faible. Environ 10 % seulement de la population africaine est entièrement vaccinée. L’approvisionnement en vaccins s’est récemment amélioré sur le continent et l’OMS renforce son appui aux pays pour qu’ils puissent distribuer efficacement les doses à l’ensemble de leur population.

« Cette année devrait marquer un tournant dans la campagne de vaccination en Afrique », veut croire Matshidiso Moeti. Qui reconnaît que dans la situation actuelle, « nos chances de limiter l’émergence et l’impact des variants meurtriers sont bien minces ». Le Dr Moeti nuance : « Nous disposons du savoir-faire et des outils nécessaires et, grâce à une action concertée, nous pouvons à coup sûr faire pencher la balance en notre faveur contre la pandémie. »

@Malu

EN BREF

Fin de l’épidémie de méningite en RD Congo

Les autorités sanitaires congolaises ne constatent plus, depuis plusieurs semaines, de cas de méningite. L’épidémie s’était déclenchée en septembre 2021 et aurait fait plus de 200 victimes dans le nord-est de la RD Congo. Les premiers cas avaient été constatés dans les carrières de mines d’or à Panga. La maladie a surtout touché des hommes de 30 à 49 ans.

La flambée a été maîtrisée grâce au « renforcement de la surveillance épidémiologique, la prise en charge médicale et psychologique des cas avec la gratuité des soins, la sensibilisation et la vaccination réactive de masse », explique le ministère de la Santé.

@Malu

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Par Marie-Anne Lubin

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