Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

Société

Covid-19 : Un observatoire est né

Le Partenariat pour le partage des connaissances et des innovations se dote d’un observatoire permettant de mieux collecter et synthétiser les réponses à la crise sanitaire dans le système éducatif.

Par Paule Fax

Ce mardi 17 novembre 2020 marque les débuts de l’Observatoire du Partenariat pour le partage des connaissances et des innovations (KIX, en anglais) sur les réponses à la Covid-19 dans les systèmes éducatifs en Afrique.

Cet observatoire se concentrera sur la collecte, la synthèse et la mobilisation d’informations et de preuves sur les réponses à la maladie dans l’enseignement primaire et secondaire. Il entre dans le cadre du Partenariat mondial pour l’éducation.

L’initiative « KIX » est dotée d’un budget mondial de plus de 75 millions de dollars. Elle se présente comme le plus grand mécanisme de financement entièrement dédié et conçu pour combler les lacunes des gouvernements en matière d’éducation.

Cette initiative est le fruit d’un consortium comprenant l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) et le Centre international de l’Union africaine pour l’éducation des filles et des femmes en Afrique (UA-Cieffa). Il a reçu le soutien technique de l’Institut de l’Unesco pour les statistiques.

L’observatoire se concentrera sur la collecte, la synthèse et la mobilisation d’informations et de preuves sur les réponses à la Covid-19 dans l’enseignement primaire et secondaire pour éclairer les politiques et les pratiques dans 41 pays membres du Partenariat sur l’éducation, en Afrique.

Albert Nsengiyumva, secrétaire exécutif de l’ADEA, considère que l’« Observatoire KIX est un guichet unique pour l’apprentissage et le partage d’informations et de connaissances ». L’instrument permet de promouvoir des politiques, des stratégies et des pratiques « qui ont fait leurs preuves pour répondre efficacement aux besoins créés par la Covid-19 ».

À terme, ces pratiques renforcent la résilience des systèmes éducatifs en Afrique face à d’éventuelles pandémies ou crises futures. « C’est pourquoi nous exhortons tous les ministres africains de l’Éducation ainsi que les instituts de recherche, les partenaires au développement, les ONG, les groupes locaux d’éducation et les experts en éducation à soutenir et à promouvoir notre Observatoire. »

Les écoles protègent les filles

Ce lancement est l’occasion, pour les pays membres du Partenariat mondial pour l’éducation de partager les derniers efforts et stratégies entrepris pour la réouverture des établissements d’enseignement et d’apprentissage. L’événement vise également à fournir un cadre pour le développement de partenariats qui aideront à faire progresser et à renforcer la résilience des systèmes éducatifs en Afrique.

UE CIEFFA

Rita Bissoonauth, chef de mission de l’UA-Cieffa, le rappelle : « Les écoles offrent généralement des espaces sûrs aux filles et aux jeunes femmes. » Lorsqu’elles sont à l’école, elles sont moins susceptibles d’être forcées de se marier et d’être abusées sexuellement. Durant cette pandémie, cependant, les écoles ne sont pas là pour protéger les filles.

« Cette crise les exposera probablement à des risques plus élevés de violence et d’exploitation sexuelles, de traite, de mariage précoce, de travail forcé et d’exclusion sociale. » Aussi, afin d’atténuer les préjudices causés aux filles et aux jeunes femmes, est-il essentiel de forger et de favoriser des partenariats entre les principales parties prenantes de l’éducation « pour faire progresser le développement et la mise en œuvre de politiques et des bonnes pratiques dans les pays membres de l’Union ».

Quelque 200 participants devaient assister au lancement virtuel de l’Observatoire KIX, y compris des ministres africains en charge de l’éducation, des partenaires au développement, des instituts de recherche, des représentants du secteur privé, des fondations, des organisations de la société civile et des médias.

L’Observatoire est soutenu par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada. L’objectif de l’initiative KIX est de renforcer les systèmes éducatifs nationaux et d’accélérer les progrès de l’éducation dans les pays du Sud.

Elle comble les lacunes en matière de connaissances, en améliorant l’accès aux données factuelles et renforce les systèmes pour soutenir la production et l’adoption de preuves et d’innovations.

L’initiative KIX est dotée d’un budget mondial de plus de 75 millions de dollars. Elle se présente comme le plus grand mécanisme de financement entièrement dédié et conçu pour combler les lacunes des gouvernements en matière d’éducation.

PF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts

Share This