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Société

Conférence du Codesria sur l’édition électronique

L’Afrique a bénéficié et contribué au mouvement. Selon le répertoire des revues en accès libre, la plus ancienne revue à migrer vers la plate-forme de libre accès fut la revue égyptienne Psyché (une revue d’entomologie) créée en 1874. Cependant, l’Afrique a contribué seulement à 6% des 10.152 revues cotées dans le DOAJ en 2014, et seulement 20 des 56 pays africains ont des revues répertoriées dans le DOAJ. En général cependant, il existe une conscience du libre accès dans la région, mais elle est marquée principalement par l’accès et l’utilisation d’informations scientifiques disponibles gratuitement sur le web. De nombreuses activités de publication en libre accès sont teintées d’amateurisme, fragmentées et désorganisées. Il n’y a pas de touche régionale «Afrique» à la signification, la définition et le contenu de la recherche sur le libre accès. De nombreuses institutions et organisations n’ont pas de déclarations de libre accès, et il n’y a pas de directives claires sur leurs positions sur les questions litigieuses au sein du Mouvement. En outre, la communauté africaine des sciences sociales semble se complaire du rôle important du Mouvement dans la diffusion de ses résultats de recherche. Mais surtout, les gouvernements et les institutions africaines rechignent à contribuer à la définition et au contenu du projet de libre accès mondial.

La situation du libre accès en Afrique ne peut être isolée de l’autre aspect du Mouvement : la structure mondiale de la production biopolitique : idées, informations, images, connaissances, codes, affects, relations sociales, formes de vie et dispositifs. Par exemple, la promesse que le cyberespace va reproduire le noyau et la périphérie en matière de «propriété immatérielle et reproductible» ne semble pas avoir pris en compte le «biopouvoir capitaliste». Les contestations de base sur le pouvoir asymétrique et la représentation, et la géopolitique de production hégémonique et subalterne de connaissances et ses épistémologies, la validation et la diffusion à l’échelle mondiale persistent, même au sein du mouvement pour le libre accès. Au sein de la conscience de l’importance de la « colonialité » du savoir/pouvoir sur l’économie de la connaissance dans le monde en développement, il est de plus en plus courant  de penser que le libre accès en Afrique engendre la perversion dans l’«écologie académique» mondiale de la production de connaissances. Alors que la langue, la technologie et l’amateurisme/apprentissage des compétences en édition et les activités subversives et frauduleuses pourraient ralentir les progrès des éditeurs en libre accès locaux en Afrique et ailleurs, beaucoup d’initiatives de publication en libre accès en Afrique sont considérées comme prédatrices.

La conférence du Codesria sur le libre accès en Afrique sera un rassemblement d’un large éventail de spécialistes et chercheurs du monde entier qui partagent une préoccupation commune des questions cruciales liées au libre accès en Afrique dans la société mondiale contemporaine. Cette conférence promet de repousser les limites de l’érudition du libre accès en Afrique et dans le monde, d’explorer des concepts de base et des idées, et aider à identifier de nouvelles configurations technologiques et conceptuelles. Elle sera une occasion rare pour les universitaires, bibliothécaires, éditeurs et décideurs politiques de se réunir et dialoguer. Chercheurs, éditeurs et divers praticiens de l’information discuteront des nouvelles orientations de la recherche, des méthodes et théories, et réfléchiront sur les questions de l’évolution vers le libre accès ouvert et leurs implications sur la diffusion de la recherche en Afrique.

Les grands thèmes de la conférence comprennent mais ne se limitent pas seulement à ce qui suit :

  • Le libre accès dans le contexte africain,
  • Valeur ajoutée et marketing des informations scientifiques africaines à l’ère du libre accès,
  • Modèles économiques de libre accès afro-sensibles,
  • L’Afrique dans les politiques mondiales émergentes du libre accès,
  • Les rôles des institutions et gouvernements dans le Mouvement pour le libre accès en Afrique,
  • Droits d’auteur et régimes de licences,
  • Accéder aux savoirs autochtones,
  • Le contrôle de qualité dans l’édition en accès libre en Afrique,
  • Le libre accès et l’économie du savoir de l’Afrique,
  • Les politiques d’accès libre.

La conférence comprendra des ateliers sur les usages et les abus de référentiels,  des systèmes de revue en accès libre, les politiques de libre accès, les approches en matière de plaidoyer pour le libre accès et les questions sur les données ouvertes.

Appel à candidatures

Nous invitons les chercheurs du monde entier à soumettre des articles de recherche originaux, des recherches en cours ou des affiches dans le domaine du libre accès, avec un accent particulier sur l’avenir de l’économie du savoir en Afrique. Les recherches en cours/résultats préliminaires ne devraient pas dépasser dix pages, avec les références. Les soumissions seront traitées par un double processus de sélection anonyme.

Plus d’informations sur chaque sous-catégorie  sont fournies

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