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Société

Conférence du Codesria sur l’édition électronique

Quatrième conférence du Codesria sur l’édition électronique autour du thème :«Le mouvement pour le libre accès et l’avenir de l’économie africaine du savoir», les 28-30 mars 2016, Dakar au Sénégal.

Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria) promeut la recherche en sciences sociales et la production de connaissances, la publication et la dissémination des résultats de recherche et organise des forums de discussion et d’échange d’idées afin d’influencer l’amélioration des conditions de vie des populations africaines. Par la présente, le Conseil annonce la quatrième de sa série de conférences sur l’édition électronique. Le thème de cette année porte sur le modèle d’édition en libre accès avec un accent particulier sur son possible impact sur la future économie africaine du savoir.

Appel à candidatures

Nous invitons les chercheurs du monde entier à soumettre des articles de recherche originaux, des recherches en cours ou des affiches dans le domaine du libre accès, avec un accent particulier sur l’avenir de l’économie du savoir en Afrique. Les recherches en cours/résultats préliminaires ne devraient pas dépasser dix pages, avec les références. Les soumissions seront traitées par un double processus de sélection anonyme. – 15 juillet 2015 : Ouverture des candidatures – 28 décembre 2015 : fin de la réception des candidatures pour l’atelier et le séminaire doctoral.

Le Mouvement pour le libre accès est une initiative opportune de transformation des relations mondiales et un moyen de production, de dissémination et d’utilisation de connaissances basée sur le pouvoir des technologies de l’information d’imposer un flux rapide et libre d’études scientifiques. L’utilisation des média numériques pour disséminer des informations scientifiques crée un lien direct entre les scientifiques/auteurs et le public, et facilite un libre flux d’idées et d’informations vitales pour le processus de questionnement scientifique, et par ricochet, l’aptitude des individus, sociétés et communautés à aborder, aux niveaux régional et mondial, les problèmes de développement économique, environnemental et social.

Avec ce niveau de conscience, cependant, il y eut des crises périodiques, plus précisément, la non disponibilité, pour cause de coûts élevés, de publications exonérées de taxes et celles financées par l’argent public. Les plus grandes et plus riches universités du monde fermaient leurs bibliothèques annexes et réduisaient leurs abonnements car les prix des revues grimpaient au-delà des taux d’inflation. Les éditeurs qui avaient investi le domaine de l’édition scientifique d’abord pour soulager les universitaires des tâches de conditionnement et de dissémination des résultats de recherche et dont le rôle sur cet aspect a été monumental, ont pris une orientation rentière, érigeant d’incroyables montages financiers autour des revues scientifiques, et s’appropriant des rapports de recherche reçus de chercheurs et affinant ces informations par des évaluations par les pairs déguisées, tout ceci gratis. Afin de baisser les coûts et regrouper les services, plusieurs universités ont fermé les bibliothèques spécialisées annexes. La situation est pire en Afrique. Aucune université dans le monde n’est en mesure de prendre en charge même un abonnement à une nouvelle revue imprimée – les universités sont plutôt envahies par d’anciens numéros et les abonnements sont associés à des revues qui doivent sortir des stocks des éditeurs

Le Mouvement pour le libre accès a maintenant plus de dix ans, avec des actions significatives malgré les conflits et les oppositions clandestines. Une étape importante du mouvement est l’accès accru des personnes aux publications savantes. En plus de cela, on observe de plus en plus l’autonomisation, la socialisation radicale et la démocratisation de la connaissance par le bas, par opposition à la nationalisation étatique qui prévaut et la concentration de la production de connaissances dans le Nord développé. Les individus, les entreprises et les institutions participent actuellement à la production de connaissances favorisant ainsi l’égalité sociale dans la production et la gestion des connaissances humaines.

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