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Société

Cameroun : Pour une nouvelle cohésion sociale

La promotion du pays peut se faire « grâce à ce levier puissant qu’est la commande publique », à travers des dispositifs discriminants, jugent les auteurs, qui citent en exemple le Small Business Act des États-Unis.

L’idée ici est de faire émerger des champions nationaux qui pourront plus tard affronter la compétition internationale, mettre en place un protectionnisme éducateur intelligent, ciblant des filières stratégiques qualifiées.

Sur ce point, les deux tiers des dirigeants camerounais considèrent que le pays « est loin du compte » en matière d’accompagnement étatique des entreprises privées.

Plus avant, un Camerounais sur deux pense qu’il faudrait renforcer le patriotisme économique en favorisant l’émergence des grands entrepreneurs locaux, des champions nationaux et en soutenant l’économie locale. Au titre des indicateurs prioritaires pour une bonne gouvernance, 80 % des panelistes relèvent la transparence et le contrôle de l’action publique comme indicateur prioritaire.

D’autre part, six Camerounais interrogés sur dix relèvent trois autres indicateurs importants pour apprécier et décrire la qualité de la gouvernance publique : la qualité de la prestation des services publics, la participation des citoyens à la prise de décision, ainsi que l’éthique et la performance de l’administration publique.

Dès lors, les institutions de contrôle et d’audit, les institutions d’évaluation de la performance, et les institutions chargées de la mise en œuvre de la décentralisation de l’État sont interpellées pour le renforcement de la gouvernance, du moins sur le plan du suivi-évaluation.

Ils relèguent au second plan la promotion de l’état de droit, la paix sociale et la qualité du dialogue dans le règlement des conflits. L’attractivité de l’environnement des affaires ainsi que le poids des contrepouvoirs et de la société civile ferment le ban. 

Un nouveau paradigme du marché de l’emploi

Sur cette question du climat des affaires, toutefois, le Cameroun ferait bien de s’y atteler, « dans le cadre notamment d’une refondation du dialogue public-privé ». En effet, les défis sur ce plan restent immenses. La relation entre l’État et le secteur informel mérite d’être repensée, pour mettre l’accent sur les incitations à intégrer le secteur formel.

Certes, la création des centres agréés pour faciliter les opérations fiscales ou les créations d’entreprises « va dans la bonne direction ». Néanmoins, promouvoir l’emploi nécessite « un nouveau paradigme du marché de l’emploi » assurant notamment sa maîtrise et sa transparence. L’une des pistes consisterait à élargir les missions du Fonds National de l’Emploi, qui deviendrait l’organisme à même de mener des études et de diffuser régulièrement des informations sur les tendances. 

Le dernier mot à Jacques Jonathan Nyemb, avocat d’affaires et président de The Okwelians. « Seul un changement de paradigme, vers une société participative, collaborative et inclusive permettra de rompre avec ce cycle de crises et de mettre enfin la résilience des Camerounais non plus au service de la survie et de la subsistance, mais au service de notre humanité et de notre bien-être. »

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