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Quelle place pour la relation Europe Afrique ?

Quelle place pour la relation Europe Afrique ?
  • Publiéavril 17, 2024

Rencontres de haut niveau, salons professionnels, séminaires, forums. Qu’ils soient en présentiel ou en ligne, l’Afrique vit aussi au rythme de ces rendez-vous avec elle-même. Ils font vivre la richesse intellectuelle et entrepreneuriale du continent.

Où en est le partenariat Europe Afrique ?

 

La France réduira sensiblement son Aide au développement en 2024, de l’ordre de 750 millions d’euros, vient-on d’apprendre. Les aides bilatérales aux pays africains, notamment ceux du Sahel, seront particulièrement touchées, dans un contexte de méfiance de ces pays envers la « Françafrique ». En 2021, Niger, Mali et Burkina ont reçu autour de 300 millions d’euros d’aide en provenance de la France.

Dans le même temps, les initiatives académiques, celles des entrepreneurs, celles de la diaspora, ne cessent de se multiplier, entre la France et l’Afrique. Et plus généralement, entre l’Europe et l’Afrique.

L’une des villes européennes les plus actives est sans nul doute Marseille. La « Cité phocéenne » accueille régulièrement des manifestations à destination de la diaspora, et ses universités sont ouvertes vers l’autre rive de la Méditerranée. En mars 2024, la Friche La Belle-de-Mai a accueilli les premières Rencontres des cuisines africaines, une plongée dans une gastronomie continentale.

Les « ponts » entre l’Europe et l’Afrique sont nombreux, tandis que les enjeux sont cruciaux, en matière de migration, d’équilibres politiques, d’échanges de savoir-faire, de matière première. Certes, l’attention se porte souvent sur l’apport de la jeunesse, les nouvelles technologies, les « start-up », mais les liens entre les deux continents sont bien plus forts.

Nasser Kamel (photo ci-contre), secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, résumait, lors du Forum Europe-Afrique de 2023 : «Les défis que nous connaissons sont aussi des opportunités. On a une démographie galopante et une jeunesse formée en Afrique alors que l’Europe connaît une crise de la démographie. Nous sommes face à un défi climatique sans précédent, on a une crise de la chaîne des valeurs. Il est clair que si l’Europe veut continuer de prospérer elle doit renforcer ses liens de voisinages à l’Est comme au Sud. Elle doit s’inscrire dans une politique durable, en produisant plus dans le Sud, en créant plus de valeur ajoutée au Nord comme au Sud. Elle doit s’allier à l’Afrique, investir en Afrique, y créer des emplois. Et l’enjeu est le même face au changement climatique. Nous sommes obligés de travailler ensemble, d’investir ensemble, de bâtir ensemble pour exister dans le monde du futur. »

Un leitmotiv qui sera répété, à coup sûr, lors du prochain sommet Europe-Afrique, prévu le 7 mai à Marseille. Sous le thème « Explorer, Réussir, Investir », cette édition  se déroulera à la veille de l’arrivée de la flamme olympique. « Ce qui symbolise ainsi la convergence entre l’Afrique dynamique et l’Europe innovante », proclament ses organisateurs, aux premiers rangs desquels nos confrères de La Tribune Afrique. Organisateurs qui cherchent à répondre à une question cruciale : quel avenir pour l’Afrique et comment l’Europe peut-elle coopérer pour catalyser ces transformations ?

Sous le haut patronage du président français Emmanuel Macron, l’événement accueillera diverses personnalités telles Ulrik Vestaergaard Knudsen (OCDE), Donia Kaouach (Fondation Leaders pour la Paix), Elisabeth Moreno (Ring Africa), Mariatou Kone, ministre ivoirienne de l’Éducation, Moussa Camara (Les Déterminés) et des représentants politiques et économiques de la région Aix-Marseille.

Vous voulez faire connaître un événement économique, politique, culturel, relatif à l’Afrique ou à la diaspora ? Contactez l.soucaille@icpublications.com pour une insertion dans le présent agenda.

Parmi les conférences programmées : « Potentiel énergétique et transition climatique en Afrique, faut-il un New Deal ? », avec notamment l’universitaire (Aix-Marseille, Sfax) Nadia Benalouache ; « Investissements, innovation, formation de tourisme de masse à tourisme durable ». Ainsi que des conférences sur l’éducation, la valorisation de l’innovation, le transport aérien et le spatial, le sport, la paix.

En savoir plus sur forum-europe-afrique.fr

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DERNIÈRE MINUTE

 

L’IATF 2025 se déroulera en Algérie

La cérémonie de signature de l’accord d’accueil de la Foire commerciale intra-africaine 2025 (IATF2025)  s’est tenue à Alger le 15 avril 2024. Organisée par Afreximbank, en collaboration avec l’Union africaine, le secrétariat de la ZLECAf et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, cette cérémonie ouvre la voie à la quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine prévue du 4 au 10 septembre 2025 à Alger, en Algérie.

Chief Olusegun Obasanjo, président du Conseil consultatif de l’IATF2025 et ancien président du Nigeria, a fait l’éloge de la foire commerciale intra-africaine en tant qu’événement de référence en matière de commerce et d’investissement sur le continent africain. Il a ajouté que l’« accord d’accueil de l’IATF2025 représente, plus qu’un simple accord contractuel, une responsabilité collective des partenaires pour l’excellence et l’innovation dans la poursuite de la tradition de la Foire commerciale intra-africaine, qui s’est imposée comme la place de marché de la ZLECAf et l’événement incontournable dans le domaine du commerce et de l’investissement sur le continent africain. »

Voir sur www.intrafricantradefair.com/fr.

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PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS

 

Rendez-vous assurance Maroc affiche

 

Les Rendez-vous de l’assurance ; les 17 et 18 avril 2024, Casablanca (Maroc)

Lorsqu’on dit d’un marché qu’il offre un gros potentiel, c’est aussi qu’il est très marginal. Tel est le cas du marché africain de l’assurance. Le continent représente moins de 1 % du marché mondial et son « potentiel » tarde à se réaliser. Trop souvent, l’assurance est perçue comme une taxe, une contrainte.

Pourtant, des facteurs objectifs se font jour : dans un monde incertain, l’assurance représente un facteur de stabilité. Les États prennent progressivement conscience du potentiel du secteur et de son utilité sociale. La loi récente sur l’Assurance maladie en Afrique du Sud participe de cette logique. La réglementation sur les biens, le commerce, l’activité économique, impose davantage le recours à une assurance.

Au fur et à mesure de la croissance économique du continent, apparaît une classe moyenne plus prompte à faire assurer ses biens, sa santé, sa retraite.

Les facilités technologiques constituent également un facteur encourageant. Moins de paperasses, de formalités, des déclarations et des remboursements plus rapides, l’assurance en ligne reste embryonnaire.

Pour l’heure, le « fait assurance » reste limité à un nombre restreint de pays. Afrique du Sud en tête (70% des primes émises en 2022 sur le continent) ; suivent le Maroc, l’Égypte, le Kenya, l’Algérie.

Au plan industriel, le secteur de l’assurance connaît son lot de rapprochements, de désengagements, de concurrence (encore timide) des Fintechs, à l’exemple de la banque. Selon les spécialistes, le secteur devrait se concentrer davantage et être dominé par un petit groupe d’assureurs panafricains ; le concept de « bancassurance » semble également convenir à l’Afrique.

Autant de problématiques débattues lors des Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance, qui se dérouleront dans la ville marocaine les 17 et 18 avril. Le thème générique de cette dixième édition sera : « Quelle assurance dans un monde d’incertitudes ? »

Ce rendez-vous est organisé par la Fédération marocaine de l’assurance. Le programme de cette année met l’accent sur le renforcement de la protection des biens et des personnes face à diverses incertitudes, notamment le changement climatique, ainsi que les risques émergents tels que les cyber-menaces.

Y seront aussi débattus l’impact des perspectives économiques et financières mondiales, ainsi que l’influence de l’intelligence artificielle sur le Business model des assureurs.

Parmi les conférences attendues, « Quelles solutions pour repousser les frontières de l’assurabilité et combler les gaps de protection ? », avec l’exemple du Japon en illustration. Ainsi qu’un panel sur l’assurance climatique, dans un contexte de sécheresses fréquentes, un retour d’expérience sur les assurances après les tremblements de terre, les pratiques en Espagne, aux Pays-Bas… Ainsi que différents points conjoncturels.

Si une quarantaine de pays seront représentés, les Émirats arabes unis seront mis à l’honneur. Parmi les professionnels attendus, Florence Lustman (France Assureurs), Toyonari Sasaki (Association japonaise des assureurs vie), Michaela Koller (Insurance Europe), Mirenchu del Valle Schaan (Fédération espagnole de l’assurance). Sans oublier Mohamed Hassan Bensala (FMA) ; Khaled M Al-Badi (Fédération des assurances des EAU), Alaa El Zoheiry (GIG Égypte) et bien d’autres.

Rendez-vous assurance Maroc, précédente édition

En savoir plus sur rdvdelassurance.ma.

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Expo BTP et infrastructures ; du 23 au 27 avril à Nouakchott (Mauritanie)

 

Le secteur du bâtiment et travaux publics est, partout, d’importance stratégique. Il constitue un pilier de l’économie, du patrimoine et de la création d’emploi. Il reflète les cultures et les identités, tout en conditionnant le bien-être et le confort des populations, jusqu’à l’espérance de vie.

En Mauritanie, de longue date, le bâtiment est confronté à d’importants défis. Les villes sont très jeunes et ont grandi trop vite, ces dernières décennies. Elles ont été longtemps marquées par des bâtiments inadaptés aux conditions climatiques et par une part importante de quartiers et de logements précaires. Les écosystèmes sont fragilisés, les campagnes se sont progressivement vidées et sont elles aussi marquées par d’importants problèmes de logements.

Les changements climatiques accentuent encore ces phénomènes et de larges couches de la population sont enfermées dans une forte précarité. Au niveau mondial et continental, le secteur du bâtiment compte parmi les premiers contributeurs aux changements climatiques et se place ainsi au cœur des enjeux environnementaux.

En Mauritanie, comme partout en Afrique, l’immense majorité des bâtiments de styles récents (par opposition aux styles traditionnels) réalisés au cours des soixante dernières années n’ont guère su s’adapter aux conditions environnementales et climatiques locales. Certes, les choses changent progressivement. La prise de conscience est au rendez-vous ; les architectes africains prennent en compte les besoins des populations, l’intérêt de nouveaux matériaux. Les notions d’habitat durable, d’empreinte carbone, sont davantage au cœur de leurs raisonnements.

De cela, et de bien d’autres problématiques, il en sera à coup sûr question lors de la première édition de Nouakchott Expo, BTP et Infrastructures. L’événement se déroulera du 25 au 27 avril 2024 dans la capitale de la Mauritanie, sous le thème : « Relever les défis du logement et des infrastructures en Mauritanie, à l’horizon 2030. »

Les organisateurs, l’Ordre des architectes et nos confrères de Financial Afrik, attendent plus de 400 participants et une centaine d’exposants. Ce rendez-vous aura pour mission de promouvoir la vision du gouvernement mauritanien dans son projet urbain « Pour une nouvelle vie ». Il permettra de promouvoir l’utilisation de matériaux de construction locaux pour un logement plus écologique et durable. Sur un plan plus financier, il servira de plateforme de présentation de projets et d’opportunités d’investissements, ainsi que de rencontres de fonds et banques d’investissements spécialisés.

Parmi les personnalités attendues, des architectes, des ministres des secteurs concernés, mais aussi des grands patrons comme Mostafa Terrab (Groupe OCP), des financiers comme Alain Ebobissé (Africa50). À noter la présence de nombreux représentants du patronat des pays du Maghreb, lors d’une table ronde « La BMICE (Banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieure) et le financement du secteur privé maghrébin ».

Le nouveau palais des Congrès de Nouakchott.
Le nouveau palais des Congrès de Nouakchott.

En savoir plus sur nouakchott-expo-btp.com.

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Forum du Secteur privé ; du 28 au 30 avril 2024 Riyadh (Arabie Saoudite)

 

Les institutions du secteur privé du Groupe de la Banque Islamique de Développement (GBID), à savoir la SIACE (Société Islamique pour l’Assurance des Investissements et des Crédits à l‘Exportation), la Société islamique pour le développement du secteur privé (SID) et la Société islamique internationale de financement du commerce (ITFC), organisent le Forum du secteur privé, prévu du 28 au 30 avril 2024 à Riyadh.

Ce forum sera organisé en marge des Assemblées Annuelles du Conseil des gouverneurs de la BID, coïncidant avec la célébration du jubilé d’or de la Banque islamique de développement.

Hani Sonbol, directeur exécutif de l'ITFC.
Hani Sonbol, directeur exécutif de l’ITFC.

Le thème de cette année, « Chérir notre passé, tracer notre avenir : originalité, solidarité et prospérité », reflète « notre détermination à honorer notre riche patrimoine tout en ouvrant la voie à un avenir rempli d’innovation et de succès communs », précisent les organisateurs.

Le Forum du secteur privé vise à favoriser le réseautage, à présenter la contribution de la BID en matière de partenariats public-privé et au soutien de la Vision 2030 au Royaume d’Arabie saoudite. Il sert également de plateforme pour les partenaires et start-up.

Le Forum prévoit la participation de plus de 2 500 participants, y compris des responsables gouvernementaux, des présidents et des PDG d’entreprises du secteur privé locales, régionales  et internationales, des investisseurs, des hommes d’affaires, des chambres de commerce et d’industrie, des agences de promotion d’investissement.

En savoir plus sur le site du Forum.

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Djibouti Forum ; les 29 et 30 avril 2024 à Djibouti

 

Les autorités de Djibouti viennent de confirmer l’événement destiné à mieux faire connaître ce petit pays dynamique qui offre un accès à plus de 400 millions de personnes. En effet, le franc djiboutien est stable et rattaché au dollar depuis 1949. Le pays n’impose pas de restrictions en matière de change et les entreprises sont libres de rapatrier leurs bénéfices, ce qui offre d’excellentes opportunités aux investisseurs prévoyants.

Djibouti abrite six bases militaires, ce qui souligne encore sa position stratégique et ses relations diplomatiques solides avec des partenaires du Nord et du Sud, ainsi qu’avec des pays du monde arabe.

Ses ports sont stratégiquement situés au carrefour de l’une des routes maritimes les plus fréquentées au monde, reliant l’Europe, l’Extrême-Orient, la Corne de l’Afrique et le Golfe Persique ; ils sont régulièrement classés en tête des principaux ports du continent.

Djibouti vise à accueillir 500 000 visiteurs par an d’ici 2035, et l’industrie du tourisme devrait jouer un rôle clé dans les objectifs de diversification économique du pays dans le cadre de la « Vision 2035 » du pays. Le pays offre une pléthore d’opportunités, ce qui en fait une destination idéale pour les investisseurs visionnaires.

C’est dans ce contexte porteur que IC Events (groupe IC Publications) propose le premier Djibouti Forum qui se déroulera les 29 et 30 avril 2024.

Organisé par le gouvernement de Djibouti et le Fonds souverain de Djibouti (FSD), cet événement de deux jours entend devenir une plateforme mondiale visant à accélérer l’investissement dans les marchés émergents à croissance rapide.

Ce premier Forum mettra en valeur le potentiel et les perspectives de Djibouti et, à travers le pays, l’ensemble du continent africain. Selon ses promoteurs, il facilitera le dialogue et la collaboration entre les principales parties prenantes des secteurs public et privé, ainsi que les fonds souverains et la communauté des investisseurs institutionnels.

Le Forum présentera des opportunités d’investissement intéressantes dans le pays, mais ne se contentera pas de cela. En effet, il réunira des PDG, des investisseurs et des promoteurs afin de favoriser la collaboration entre des personnes partageant les mêmes idées et de catalyser des investissements stratégiques pour l’ensemble de l’Afrique de l’Est.

L’occasion également d’en savoir davantage sur le plan Vision 2035, cher au président Ismail Omar Guelleh. L’objectif de ce programme est de positionner Djibouti comme un centre vital pour l’économie régionale et continentale. Élaboré en collaboration avec la jeunesse, les partis politiques, la société civile, le secteur privé et les partenaires internationaux du développement, le plan reflète des objectifs économiques, politiques et sociaux pour l’ensemble de la société.

Depuis quatre ans, cette Vision repose sur un outil, le Fonds souverain de Djibouti. Qui a été créé pour contribuer à l’amélioration de la gouvernance et catalyser des investissements nouveaux dans des secteurs stratégiques de l’économie, tels que les ressources naturelles durables et l’énergie, les infrastructures télécoms et numériques, les services financiers, les infrastructures générales, la technologie, le tourisme, les soins de santé et l’éducation.

Dirigé par l’ancien ministre tunisien Slim Feriani, le FSD vise à diversifier et à moderniser l’économie ainsi qu’à stimuler la croissance du pays en s’appuyant sur un secteur privé compétitif et en générant de la richesse pour les générations futures. Les principales entreprises, des services publics aux télécommunications en passant par la logistique, font désormais partie de son portefeuille afin de favoriser leur modernisation. Sa mission consiste également à accroître les investissements et à développer des partenariats économiques dans la région de la Corne de l’Afrique.

Le Forum est conçu pour favoriser la collaboration et la conclusion d’accords. Il verra s’enchaîner des séances plénières et des tables rondes sectorielles. La deuxième journée, par exemple, aura pour but de faire correspondre les capitaux aux projets bancables. Les participants assisteront à une présentation de projets dans trois secteurs : ports, énergie, tourisme.

 

Pour plus d’informations, contacter events@icpublications.com.

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Assemblées générales de la BAD ; du 27 au 31 mai à Nairobi (Kenya)

Face à la raréfaction des capitaux, à la réduction des budgets d’aide au développement de la part des pays développés, le rôle des banques de développement prend une dimension nouvelle. Grands projets, appui logistique aux opérations touchant à la santé et à l’éducation, soutien au secteur privé, les « IMF » sont au cœur du développement de l’Afrique. Et au premier rang de ces institutions financières du développement, figure bien entendu la Banque africaine de développement.

Cette année, la BAD célèbre ses soixante ans. L’occasion de mener une nouvelle réflexion sur son rôle et sur les défis économiques nouveaux de l’Afrique, telle la participation des pays africains au système financier mondial. Cette réflexion trouvera son point d’orgue du 27 au 31 mai 2024, à l’occasion des Assemblées annuelles de la BAD, qui se tiendront à Nairobi, au Kenya. Le thème générique de ce rendez-vous sera : « La transformation de l’Afrique, le Groupe de la Banque africaine de développement et la réforme de l’architecture financière mondiale ». Les assemblées réuniront plus de 4 000 délégués et participants.

Ce qui a été précisé le 3 avril, lors d’une conférence de presse, par Vincent Nmehielle, secrétaire général du Groupe de la BAD et par l’économiste en chef Kevin Urama. Selon leurs propos, les réunions proposeront des solutions à travers lesquelles la Banque et d’autres banques multilatérales de développement peuvent mieux répondre et plus rapidement pour accroître les ressources nécessaires au développement durable du continent.

Les gouverneurs de la BAD vont explorer, avec le président Akinwumi Adesina, pour explorer les moyens par lesquels les banques multilatérales de développement peuvent répondre à l’appel qui leur a été lancé afin de mieux travailler ensemble pour augmenter de manière significative les ressources destinées au développement durable du continent.

Vincent Nmehielle
Vincent Nmehielle

« Malgré une croissance économique soutenue au cours des deux dernières décennies, la transformation économique de l’Afrique reste incomplète… Les événements du savoir exploreront donc la meilleure façon d’accélérer la transformation structurelle à travers le continent. Ces événements traiteront également de l’importance d’une architecture financière mondiale reconfigurée en tant que moteur de la transformation structurelle », considère Vincent Nmehielle.

Parallèlement, le dialogue présidentiel réunira des chefs d’État et des gouverneurs afin de faire le point des mesures et des réformes.

 « Dans toutes nos recherches, nous avons constaté que le financement constituait un obstacle majeur à l’accélération de la transformation sur le continent », commente Kevin Urama.

Qui dévoile qu’un événement sur la mesure de la richesse verte du continent révélerait « comment les ressources naturelles de l’Afrique pourraient être le moteur de la transformation du continent, mieux encore que les années précédentes ».

Kevin Urama
Kevin Urama

« Nous prévoyons pour 2024 une croissance de l’ordre de 4 % sur le continent, ce qui est beaucoup plus élevé que la moyenne mondiale. Plus de 15 pays atteindront un taux de croissance supérieur, à 5 % », relate l’économiste qui juge ces chiffres « impressionnants, compte tenu de tous les chocs auxquels le continent est confronté. »

 

En savoir plus sur am.afdb.org.

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GITEX Africa, du 29 au 31 mai, à Marrakech (Maroc)

 

Les organisateurs du premier GITEX Africa, en 2023, a été « un succès retentissant », ce qu’aurait confirmé la communauté technologique résente lors de cette édition, la qualifiant de « meilleure édition dans le monde de toutes les éditions inaugurales de salons professionnels toute industrie confondue ».

Ses organisateurs sont le ministère marocain de la Transition numérique et de la réforme de l’Administration et l’Agence de développement digital (ADD). Qui révèlent que la deuxième édition de GITEX Africa se déroulera du 29 au 31 mai 2024.

L’« intérêt croissant qu’a suscité cet évènement à l’échelle mondiale pour l’exploration de divers sujets technologiques renforce actuellement la position du GITEX Africa, propulsant à cet effet un nouveau souffle dans un écosystème numérique en plein essor et contribuant aussi à la dynamique technologique sur l’un des marchés les plus actifs au monde », décrit un communiqué du GITEX, qui n’écarte aucun superlatif.

(www.gitexafrica.com)

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À savoir

Unstoppable Africa revient à New York

 

L’événement Unstoppable Africa sera de retour à Cipriani à New York les 25 et 26 septembre 2024 en marge de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le Pacte mondial des Nations Unies, qui coordonne GABI (Initiative Global Africa Business) au nom du système des Nations unies, prévoit en outre de promouvoir le dialogue avec les chefs d’entreprise lors de l’Africa CEO Forum à Kigali, au Rwanda, les 16 et 17 mai et lors de la réunion de coordination de mi-année de l’Union africaine le 18 juillet à Accra, au Ghana.

 « Pour sa troisième année d’existence, la Global Africa Business Initiative a élaboré un programme axé sur le secteur privé. GABI est une plateforme qui place l’Afrique au cœur de l’économie mondiale et positionne le continent comme la principale destination pour les affaires, le commerce et l’investissement », commente Sanda Ojiambo, sous-secrétaire générale et directrice générale du Pacte mondial des Nations unies.

Sous la direction de la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies, Amina J. Mohammed, GABI vise à repositionner l’Afrique comme une destination commerciale et une opportunité d’investissement sur la scène mondiale tout en contribuant à l’Agenda 2063 de l’Union africaine et aux Objectifs de développement durable.

Unstoppable Africa 2024 ambitionne de dépasser le succès rencontré par la précédente édition de l’événement, qui a vu plus de 3 000 participants en personne et en ligne interagir lors de deux jours de discussions et d’actions.

Lire les principales conclusions de l’événement 2023 ICI.

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Assemblées générales d’Afreximbank, du 12 au 14 juin à Nassau (Bahamas)

On quitte l’Afrique ! C’est bien aux Caraïbes, plus précisément aux Bahamas, que se tiendront les 31e Assemblées générales d’Afreximbank. Elles se doubleront de la troisième édition du Forum Afrique-Caraïbes sur le commerce et l’investissement (ACTIF).

Benedict Oramah, président du Conseil d’administration de la banque, observe : « Les perspectives sont extrêmement encourageantes pour de nombreux pays d’Afrique et de la CARICOM, comme en témoigne la prévision du FMI selon laquelle sept pays africains et un pays de la CARICOM figureront parmi les dix économies connaissant la croissance la plus rapide dans le monde ; le renforcement des liens entre les deux régions présente donc un intérêt mutuel évident pour l’accélération de la croissance et de la prospérité. »

En effet, poursuit le professeur Oramah, « nous sommes à une époque où certaines grandes économies mondiales réagissent aux tensions géopolitiques en restreignant le commerce international pour donner la priorité à leurs entreprises nationales. Cet abandon partiel du système commercial fondé sur des règles, dans lequel le commerce international s’effectue selon des règles transparentes, non discriminatoires et impartiales convenues, menace la dépendance de longue date des économies africaines à l’égard du soutien mondial en faveur d’une croissance et d’une prospérité partagées. »

Dans ce contexte, le thème des réunions s’intitule : « Notre destin : la prospérité économique sur la plateforme de l’Afrique globale ».

Ce thème « reflète notre volonté d’élargir le débat afin de trouver des solutions aux défis qui affectent les économies africaines et caribéennes, aux questions politiques nécessaires pour promouvoir la croissance, le développement et la prospérité en Afrique et dans les Caraïbes, et pour accélérer les échanges commerciaux ainsi que les flux d’investissement intra-africains, y compris avec la diaspora », justifie Benedict Oramah.

Pour plus d’informations sur les AAM 2024 et l’ACTIF 2024, veuillez visiter : https://2024.AfreximbankEvents.com.

Benedict Oramah (debout, deuxième à gauche) accompagné de Philip Davis, K. C, Premier ministre du Commonwealth des Bahamas (debout à droite) regardent Anne Ezeh (Afreximbank) et Creswell Sturrup, (gouvernement des Bahamas), signer l’accord d’accueil des Assemblées d’Afreximbank.
Benedict Oramah (debout, deuxième à gauche) accompagné de Philip Davis, K. C, Premier ministre du Commonwealth des Bahamas (debout à droite) regardent Anne Ezeh (Afreximbank) et Creswell Sturrup, (gouvernement des Bahamas), signer l’accord d’accueil des Assemblées d’Afreximbank.

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À ne pas manquer

Les artistes émergents exposent à Lagos

 

La Société financière africaine (AFC) s’associe à Ecobank et à la galerie Soto pour organiser l’exposition internationale d’art +234Art afin d’élever l’art africain et d’autonomiser les artistes.

L’exposition présentera plus d’un millier d’œuvres d’art d’artistes émergents et jusqu’ici non exposés, à partir du 22 mars au Ecobank Pan African Centre (EPAC) à, Lagos. « Nous sommes très impressionnés par l’intérêt et l’enthousiasme que suscitent les jeunes artistes et les artistes émergents », commente Bolaji Lawal, directeur général et directeur régional d’Ecobank Nigeria.

Peaufinée par la galerie Soto, l’une des plus importantes collections d’art d’Afrique, l’approche permet aux artistes émergents d’être reconnus et de gagner leur vie, en contribuant à la croissance économique par la vente d’œuvres d’art au niveau local et international.

Outre la présentation d’œuvres d’art, la foire +234Art se concentrera sur l’amélioration des compétences créatives des artistes participants par le biais d’ateliers avec des artistes locaux et internationaux reconnus. Une série de discussions entre artistes, collectionneurs, galeristes et visiteurs de l’exposition transmettra une connaissance critique du monde de l’art mondial.

L’orientation thématique de l’exposition inaugurale, « Un nouvel héritage », reflète « le creuset de la créativité artistique de différentes strates et États », explique Tola Akerele, fondateur de la Soto Gallery. Parmi les points forts : diverses expositions d’art (peintures, sculptures, photographies, installations) ; une librairie axée sur l’art ; un espace immersif pour les enfants, etc.

Voir sur sotogallery.org.

Ecobank Pan African Centre (Lagos)
Ecobank Pan African Centre (Lagos).

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ÉGALEMENT SUR L’AGENDA

 

« Investir dans l’énergie africaine pour forger un futur durable. » L’Investing in African Energy 2024, qui se déroulera à Paris les 14 et 15 mai. Soutenu par la Chambre africaine de l’Énergie, IAE est un forum exclusif conçu pour favoriser la collaboration entre les investisseurs européens et les marchés de l’énergie africains. Ce rendez-vous offre aux délégués deux jours d’engagement intensif avec des experts de l’industrie et des décideurs européens et africains, créant ainsi une plateforme essentielle pour promouvoir le développement des contenus locaux et accélérer les solutions d’énergie durable.

Les participants bénéficieront d’un ensemble complet de fonctionnalités conçues pour favoriser des résultats bénéfiques, notamment : deux jours de sessions d’engagement, une réception de réseautage, des séances de mise en relation interentreprises, des présentations sur les investisseurs et les pays, et bien plus encore.

Davantage de renseignements ICI.

 

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Le Congrès panafricain de Lomé

Robert Dussey

Les dates du neuvième Congrès panafricain sont désormais connues. Lomé, la capitale togolaise, accueillera la rencontre du 22 au 25 octobre 2024, a révélé le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey.

Le congrès rassemblera les Africains du continent, de la diaspora et les afrodescendants autour du thème du renouveau du panafricanisme et de la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. En attendant le grand rassemblement à Lomé, plusieurs conférences préparatoires se dérouleront dans chacune des régions du continent.

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La conférence 2024 MSGBC Oil, Gas & Power déjà programmée

La quatrième édition de la Conférence et Exposition MSGBC Oil, Gas & Power aura lieu au Sénégal du 3 au 4 décembre 2024. Organisé par Energy Capital & Power (ECP), l’événement réunit des acteurs majeurs de l’industrie énergétique d’Afrique de l’Ouest et du monde.

En parallèle des premières productions de pétrole et de gaz du champ pétrolier Sangomar et du projet Greater Tortue Ahmeyim en 2024, la conférence de 2024 misera sur ces initiatives pour apporter de nouveaux investissements dans les opportunités énergétiques régionales. Selon ECP, la région offre de nombreuses perspectives pour les sociétés d’exploration et de production, les fournisseurs de technologie et de services, ainsi que pour les investisseurs du paysage africain et mondial.

 

Report du Sommet Royaume-Uni – Afrique

Le Sommet sur l’investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique, qui devait se dérouler les 23 et 24 avril 2024, est reporté à une date non précisée, annonce le gouvernement britannique.

Qui confirme pourtant son engagement à « tirer parti du succès du Sommet de 2020, qui a jeté les bases de nouveaux partenariats entre le Royaume-Uni et les nations africaines, fondés sur le commerce, l’investissement, les valeurs partagées et l’intérêt mutuel ». Il s’agit notamment d’assurer la participation de gouvernements de tout le continent, ainsi que d’entreprises britanniques et africaines désireuses d’exploiter les avantages des relations commerciales.

 

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Écrit par
Par Laurent Soucaille

8 Commentaires

  • La chambre de commerce internationale et la CNUDCI organisent le 28 septembre prochain avec le ministère du commerce et des PME du Sénégal sur la numérisation des pratiques du commerce international en Afrique.
    Je sui à votre disposition pour plus d’informations et vous fournir le programme complet.

  • La numérisation des pratiques du commerce international en Afrique nous intéresse au plus haut point quant au commerce international en République Démocratique du Congo c’est une problématique.

  • Way ϲool! Some extremely valid points! I appreciate you
    writing this post and also the rest of the website is also гeally go᧐d.

  • Nous organisons le festival International de Saly Portudal du 04 au 18 juin 2022 à Saly Portudal Sénégal.
    Pour toutes autres informations, contacter microassurance@gmail.com

  • Bonjour je voudrais savoir si NS pouvons participe ? NS sommes une ONG dans le domaine du développement .

    • Bonjour, participer à quoi ?

  • bonjour je suis fofana sina je souhaiterais participer au forum d’abidjan

  • On souhaite que l’Afrique se relèvera au sommet à la sortie de ces assises.

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