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Société

Brèves éco-financières d’Afrique

  • Publiéjuin 9, 2017

AFRIQUE CENTRALE

RÉGIONAL

L’UE soutient la biodiversité et les réformes

Le Comité de pilotage élargi (COPEL) du Programme indicatif régional (PIR) du 11e Fonds européen de développement (FED) pour l’Afrique centrale s’est réuni le 7 avril à Yaoundé.

À cette occasion, deux conventions de financements (dons) entre la Commission européenne au nom de l’Union européenne (UE) et la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) ont été signés : le Programme d’appui pour la préservation de la biodiversité et des écosystèmes fragiles – phase 6 (« Ecofac 6 ») d’un montant de 61,5 millions d’euros ; et le Programme d’appui aux réformes et renforcement des capacités institutionnelles de la CEEAC (« Parcic ») d’un montant de 19 millions d’euros.

Le programme Ecofac 6 cible un appui direct à près de 12 aires protégées réparties sur sept États différents et huit paysages prioritaires pour la conservation, tout en contribuant à une économie verte caractérisée par un développement économique durable et inclusif, ainsi qu’à la lutte contre le changement climatique.

La diversité des sites couvre l’ensemble des milieux naturels représentatifs de la région d’Afrique centrale, des savanes du Sahel aux forêts du bassin du Congo, les paysages insulaires de SaoTomé-et-Principe et l’aire marine protégée de Mayumba au Gabon.

Le Programme Parcic entend contribuer à l’amélioration de la stabilité politique régionale et la gouvernance démocratique grâce à la consolidation des institutions régionales. Il apportera un appui au processus de réforme de la CEEAC visant la modernisation de ses procédures décisionnelles, l’adaptation des outils juridiques et le renforcement de ses structures pour plus de capacité en matière de promotion de la paix et la sécurité, la prévention et la gestion des crises et des conflits en Afrique centrale.

Le Parcic fournira un appui spécial au renforcement des cadres législatifs nationaux pour la lutte efficace contre l’exploitation illégale et le trafic des ressources naturelles, y compris la criminalité faunique, le trafic de bois et le trafic de minerais.

Pour la Commission européenne, le directeur général adjoint de la Direction générale du développement et de la coopération internationale, Klaus Rudischhauser, a déclaré : « Il s’agit essentiellement de soutenir la paix et la sécurité en Afrique centrale. Au-delà, nous contribuons aux efforts de la CEEAC et de ses pays membres à conserver des joyaux du patrimoine mondial de l’humanité et à lutter contre les changements climatiques. Au total, l’UE investira près de 400 millions d’euros en Afrique centrale sur la période 2014-2020 sur la gestion durable des ressources naturelles ».

CAMEROUN

Convention de concession de la production d’électricité de Nachtigal Amont

Le ministre de l’Eau et de l’énergie, Basile Atangana Kouna, et le directeur général de Nachtigal Hydro Power Company (NHPC), Olivier Flambard, ont signé le 20 avril à Yaoundé la convention de concession de production d’électricité dans le cadre du Projet hydroélectrique de Nachtigal amont, prévu par le Plan de développement du secteur de l’électricité à l’horizon 2035 (PDSE 2035). NHPC devient le concessionnaire de l’aménagement hydroélectrique de Nachtigal amont pour une durée de 35 ans et dispose des droits fonciers sur le site du projet.

Le projet est développé par NHPC, créée en 2016, dont les actionnaires sont l’État du Cameroun (30 %), la Société financière internationale (SFI) (30 %) et Électricité de France International (EDFI) (40 %). Il comprend la construction d’un barrage, d’une centrale de 420 MW (7×60 MW) sur le fleuve Sanaga et d’une ligne de transport d’énergie électrique de 225 kV.

L’aménagement pourra produire une quantité d’énergie moyenne de l’ordre de 2,85 TWh, à la faveur de la régulation du fleuve par les barrages réservoirs de Mbakaou et de Lom Pangar.

Le coût du projet est évalué à quelque 690 milliards de F.CFA, financé à 70 % sur emprunts et à 30 % par les actionnaires. La clôture financière du projet est prévue pour fin 2017.

Le ministre a souhaité que les travaux préliminaires commencent au mois de juin 2017 et les travaux anticipés de construction du barrage avant la fin de l’année, « pour un début effectif des travaux de construction du barrage au mois de janvier 2018, en espérant que le closing financier se fasse effectivement à la fin de cette année ».

ENEO achètera l’électricité du barrage de Makay

Un accord sur les termes de références relatifs au projet et au contrat d’achat d’électricité du futur complexe hydroélectrique de Makay, a été signé le 13 avril entre l’État du Cameroun, Platinum Power (Maroc) et ENEO Cameroon, représentés respectivement par Basile Atangana Kouna, ministre de l’Eau et de l’énergie, Omar Belmamoun, PDG, et Joël Nana Kontchou, directeur général.

Le développement de ce projet a été amorcé en janvier 2014, par la signature d’un protocole d’accord entre Platinum Power et le Cameroun, suivi par un accord cadre de développement signé en juillet 2015, portant sur le développement, le financement, la construction et l’exploitation du complexe de Makay, ainsi que des infrastructures de transport d’électricité associées.

Évalué à 1 milliard $, le complexe hydroélectrique de Makay, situé dans la région du Centre, dans le département du Nyong-et-Kelle, développera une capacité de 350 MW, permettant de produire plus de 2 000 GWh/an, ce qui se traduirait par un accès à l’électricité en faveur d’une population de plus de 6 millions de personnes. Les travaux devraient démarrer en juillet 2018 et la mise en exploitation est prévue pour le 2e semestre 2023.

Platinum Power, un opérateur indépendant d’électricité panafricain, est une société de portefeuille du fonds d’investissement américain Brookstone Partners.

Parmi les actionnaires de Platinum Power figure également le fonds institutionnel PMEC, qui compte parmi ses investisseurs l’État marocain à travers la Caisse centrale de garantie, la KfW, la Banque européenne d’investissements, l’Agence française de développement ainsi que d’autres investisseurs institutionnels marocains et du Moyen- Orient.

Opérateur historique du secteur de l’électricité au Cameroun, ENEO est une société d’économie mixte au capital détenu à 56 % par le groupe britannique Actis et à 44 % par l’État du Cameroun. ENEO dispose d’une capacité de production installée de 999 MW.

CONGO

Une douzaine de projets avec la Chine

Leurs études de faisabilité et les financements relatifs à une douzaine de projets socio-économiques retenus dans l’accord-cadre avec la Chine pour le développement de la coopération sur la capacité de production, ont fait l’objet le 10 avril d’une séance de travail entre la délégation chinoise de la Commission nationale de développement et de la réforme et les ministres congolais de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux, Jean Jacques Bouya, des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Gilbert Mokoki, et des Zones économiques spéciales, Alain Akouala Atipault. 

La rencontre a permis de valider le financement d’une dizaine de projets classés prioritaires : la construction d’un institut régional des transports à l’université Denis Sassou N’guesso de Kintélé ; l’achat d’avions ARJ 21 ; la construction d’un centre de maintenance aéronautique, à l’aéroport Maya-Maya ; la réhabilitation du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) ; la construction du port minéralier, à Pointe-Noire ; la réalisation de la zone économique spéciale de Pointe-Noire ; la construction du barrage hydroélectrique de Kouémbali, dans les Plateaux ; l’exploitation de la mine de potasse de Mengo ; l’exploitation du champ pétrolier de Bango Kayo ; la réalisation de la 3e phase de la couverture nationale en télécommunications ; et la construction de la cité urbaine de Ngamakosso.

GABON

Relance du projet de raffinerie avec Samsung

Une mission de la branche ingénierie et construction du groupe sud-coréen Samsung a été reçue le 24 avril par le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, en vue de relancer le projet de construction d’une nouvelle raffinerie à Port-Gentil, au point mort depuis plus d’un an.

En janvier 2012, le président Ali Bongo Ondimba avait signé une lettre d’intention avec SK Energy, un conglomérat comprenant Samsung, pour la réalisation de ce projet.

Cette raffinerie doit remplacer la Société gabonaise de raffinage (Sogara), devenue trop vétuste, et dont la capacité de traitement ne correspond plus à la politique de valorisation des matières premières souhaitée par le Gabon.

Le Gabon exporte 95 % de son pétrole à l’état brut, le reste de sa production étant transformé localement par la Sogara.

La nouvelle raffinerie traiterait 50 000 barils/jour soit 2,5 millions de tonnes par an (contre 21 000 barils/jour avec la Sogara). La moitié de cette production sera destinée à l’exportation tandis que la partie restante sera consommée localement. La nouvelle usine produira du GPL, gasoil, diesel, jet, fuel et pétrole raffiné.

Son coût, évalué en 2012 à environ 1 milliard $, serait réparti entre le Gabon et SK Energy, appuyé par l’Agence coréenne de coopération internationale (KOACI).

Un accord avait été paraphé entre les deux parties en janvier 2016 en vue du démarrage de la phase opérationnelle de ce projet.

Écrit par
ade

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