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Société

Brèves éco-financières d’Afrique

  • Publiéjuin 9, 2017

BÉNIN

Réforme de l’hydraulique urbaine

Le gouvernement a approuvé le 26 avril la feuille de route pour la mise en œuvre de la réforme du sous-secteur de l’hydraulique urbaine.

Le sous-secteur de l’approvisionnement en eau potable (AEP) en milieu urbain au Bénin est caractérisé par certaines difficultés qui influencent négativement l’objectif d’un accès universel à l’eau potable en 2021.

On peut citer notamment : la capacité limitée d’absorption des crédits par la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) ; le faible taux de recouvrement sur l’administration publique ; le taux limité de la desserte en eau potable ; les difficultés techniques pour alimenter en eau les zones de socle cristallin ; l’insuffisance d’investissement dans le sous-secteur ; la faible capacité d’autofinancement des investissements par la SONEB.

Le gouvernement vise à résoudre la problématique de l’accès à l’eau potable à l’horizon 2021.

De façon spécifique, il est prévu de desservir, pour le milieu urbain et péri-urbain, environ 2 700 000 personnes supplémentaires à travers la réalisation de plusieurs projets de renforcement, d’extension, de densification, de réhabilitation des infrastructures et systèmes d’alimentation en eau potable.

Il en va de même pour la mise en service de plus de 280 000 branchements particuliers, la production additionnelle de 164 250 m3 d’eau potable par jour et l’augmentation des capacités de stockage de 20 000 m3.

Le ministre d’État, secrétaire général de la Présidence, le ministre d’État chargé du Plan et du développement, le ministre de l’Économie et des finances et le ministre de l’Énergie, de l’eau et des mines ont été instruits de prendre les dispositions nécessaires pour faciliter les missions du Comité technique, ainsi que la poursuite et la finalisation des travaux de mise en place d’une Autorité de régulation et de scission de la SONEB en deux entités, une société de patrimoine et une société d’exploitation.

La SONEB, entreprise publique, enregistrait fin 2015 des ventes d’eau de 35,3 millions m3 pour 235 450 abonnés, représentant un chiffre d’affaires de 20,22 milliards de F.CFA.

BURKINA FASO

Transformation de Ouagadougou avec l’AFD

Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement (AFD), Armand Béouindé, maire de Ouagadougou, Hadizatou Rosine Coulibaly, ministre de l’Économie, des finances et du développement, et Siméon Sawadogo, ministre de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation, ont signé le 5 avril le financement de la deuxième phase du Projet de développement durable de Ouagadougou (PDDO2) pour un montant de 80 millions d’euros, soit 52,5 milliards de F.CFA.

Ce prêt souverain, entièrement rétrocédé sous forme de subventions d’investissement à la municipalité de Ouagadougou, est le plus élevé de l’histoire de l’AFD au Burkina Faso.

Fruit d’un partenariat historique avec la Commune et le Grand Lyon, ce projet a pour objectif de transformer la physionomie de la ville en profondeur.

Le PDDO 2 prévoit, premièrement, la construction et la réhabilitation de 13 km de routes pour mieux relier les quartiers entre eux et au centre-ville.

Le projet prévoit, deuxièmement, l’aménagement de trois quartiers de la ville (Tampouy, Grand-Est et Katre Yaar) pour éviter les déplacements vers le centre-ville : il s’agira d’aménager l’espace public (12 km de voirie, éclairage, drainage, plantation d’arbres) et de créer ou de renforcer des marchés, des gares routières, des jardins publics et des équipements scolaires, sanitaires, culturels et sportifs.

Une grande partie des investissements permettra de répondre aux besoins des jeunes qui représentent une part croissante de la population ouagalaise : écoles, lycées (110 salles de classe au total), parcours et plateaux sportifs, espaces récréatifs, une grande médiathèque à Tampouy, le Reemdogo 2 (grand espace de concerts et spectacles, dédié à la musique et à la danse).

Le projet prévoit, troisièmement, le renforcement de capacités de la ville en matière de gestion de projets et de mobilité. Ce projet, d’une durée de cinq ans, dont les investissements vont pouvoir démarrer dès 2017 avec les premiers travaux de voirie, devrait permettre d’améliorer les conditions de vie de plus de 1,2 million de Ouagalais.

Première once d’or de Boungou en 2018

Les travaux de construction de la mine Boungou dans la Tapoa ont été lancés le 31 mars par la Société d’exploitation minière de l’Afrique de l’Ouest (Semafo) canadienne.

« Nous croyons tellement au potentiel du Burkina Faso qu’en 2015, notre groupe a racheté la société Orbis qui avait mis en évidence le gisement de Boungou », a déclaré Benoit Desormeaux, président et chef de la direction de Semafo.

Pour Oumarou Idani, nouveau ministre des Mines et des carrières, la mise en œuvre de Boungou représente un événement « très important  à double titre », car c’est la première mine d’or de la région de l’Est.

Selon l’étude de faisabilité, le gisement contiendrait 9,6 millions de tonnes de minerai et une teneur de 4,5 grammes d’or par tonne. Les estimations de réserve d’or se chiffrent à 39 tonnes. Le coût des travaux de construction est estimé à 131,6 milliards de F.CFA. « Le montant du financement est déjà en place », a déclaré Benoit Desormeaux.

Boungou représente aussi 735 emplois directs et 476 emplois indirects. Le total des retombées économiques est estimé à 522 milliards de F.CFA.

L’achèvement des travaux de construction est prévu dans 15 mois. La première once d’or est attendue pour le 2e semestre de l’année 2018.

Avec Boungou, le Burkina comptera dix mines industrielles.

Semafo exploite déjà au Burkina Faso, à 260 km au sud-ouest de Ouagadougou, la troisième mine d’importance du pays, Mana, qui a produit quelque 1,2 million d’onces depuis la première coulée d’or en 2008.

En 2016, l’usine de Mana a livré 240 200 onces d’or, un de ses plus hauts niveaux de production, en provenance des fosses de Fofina et de Siou. Le gisement de Fofina devait être épuisé au cours du 2e trimestre de 2017, après lequel le minerai proviendra des fosses de Siou et de Wona Nord.

GUINÉE

Projets d’énergie et d’environnement avec la France

À l’occasion de la visite d’État à Paris du Président Alpha Condé, plusieurs accords de coopération bilatérale dans le domaine de l’énergie et de l’environnement ont été signés mi-avril en présence du président François Hollande et de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement.

L’objectif est d’accélérer le déploiement de projets concrets d’infrastructures, en particulier dans le domaine de l’énergie, de l’eau et des déchets, en s’appuyant sur les moyens confiés à l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (ADEME) et à l’Agence française de développement (AFD).

  • Partenariat avec Akuo Energy : déploiement au 1er semestre 2017 d’une solution mobile d’électrification rurale à partir d’énergies renouvelables, en vue de l’implantation de centrales à énergie renouvelable pour une puissance installée de 130 MW.
  • Partenariat avec Solveo Energy : soutien au développement de la centrale solaire de Khoumagueli (préfecture de Kindia), en deux tranches de 44 MW chacune, par la prise en charge d’une partie des analyses techniques préalables. La construction de la 1re tranche est prévue en 2018.
  • Partenariat avec Bolloré – Blue solutions : déploiement d’une solution solaire pilote d’électrification rurale dans un village non-connecté de Haute-Guinée au 1er semestre 2017, dans le cadre d’un programme d’électrification de 14 villages de cette région.
  • Partenariat avec l’association Coopération Atlantique Guinée 44 (CAG 44) : projet pilote sur la gestion des déchets de la ville de Kindia.
  • Déclaration d’intention concernant la mobilisation par la France du Fonds d’étude et d’aide au secteur privé (FASEP) pour : l’étude de la construction d’un hôpital régional modulaire ; et l’étude du renforcement des capacités de production et de distribution d’eau potable à Conakry et N’zérékoré.
  • Déclaration d’intention concernant le renforcement de la coopération en matière de gestion des déchets pour : le développement d’une filière intégrée de traitement et de valorisation des déchets à Conakry, précédée d’une étude de diagnostic ; une opération de nettoyage de plages à Conakry ; et la fourniture en 2017 de 30 camions-bennes pour la collecte des déchets dans la ville de Conakry.
  • Déclaration d’intention concernant le soutien par l’AFD du programme intégrée de micro-hydroélectricité en Guinée, constitué de quatre barrages, retenu le 4 mars 2017 par le conseil d’administration de l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables et dont l’examen par la Commission européenne est accéléré, grâce à l’envoi sur place d’une mission d’expertise.
  • Convention relative aux pistes rurales : projet financé par l’AFD, à hauteur de 18 millions d’euros, de désenclavement des zones de production rizi-piscicoles de Guinée forestière et de Basse-Guinée. Le memorandum a été signé le 2 mars dernier à Conakry.
  • Déclaration d’intention « engagement pluriannuel » relative au soutien par l’AFD du Plan national de développement économique et social (PNDES) guinéen pour la période 2016-2020.

MALI

Eau et assainissement à Bamako

La Banque européenne d’investissement (BEI) envisage d’accorder un financement de 50 millions d’euros (32,8 milliards de F.CFA) à la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (Somapep) en faveur de la Phase 2 du projet d’alimentation en eau potable de Bamako à partir de l’usine de Kabala, et de la première tranche des travaux d’assainissement de la ville de Bamako.

Le volet eau potable consiste en un doublement de la capacité de la nouvelle usine de 140 000 à 280 000 m3/jour, des ouvrages de transfert et du réseau de distribution.

Le volet assainissement consiste en la construction de stations de traitement des boues de vidange.

Le projet Kabala II sera mis en œuvre par un financement parallèle avec l’Agence française de développement (AFD), la Banque islamique de développement (BID), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la Banque africaine de développement (BAD).

Le coût total du projet est évalué à 182 millions d’euros (119,4 milliards de F.CFA).

MAURITANIE

Deux prêts pour le fer et l’électricité

Le ministre de l’Économie et des finances, Moctar Ould Ajay, a signé le 18 avril à Rabat deux accords de prêt d’un montant total de 42 millions de dinars koweïtiens, soit environ 139 millions$.

Le premier prêt, d’une valeur de 32 millions de KD (106 millions $), a été signé avec le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES). Il est destiné à la réhabilitation et au développement de l’usine des Guelbs pour le traitement du minerai de fer à Zouerate, dans le nord mauritanien.

Il permettra d’augmenter les performances de la Société nationale industrielle et minière (SNIM) qui exploite les gisements de fer et de réduire les coûts de production.

Le deuxième prêt, d’un montant de 10 millions KD soit 33 millions $, a été signé avec le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe (FKDEA). Il permettra l’extension des réseaux électriques moyenne tension de la Somelec dans les régions du Gorgol et du Guidimaka, au sud-est de la Mauritanie, pour alimenter les villages de cette zone à partir de l’électricité fournie par l’OMVS.

Le projet comprend l’extension d’une boucle 33 kV d’environ 595 km, composée de trois sections (Selibaby-Kehide, Kehide-Gouray et Gouray-Selibaby), avec des connexions aux réseaux BT (400 V) et aux consommateurs.

Le coût total du projet est évalué à 12,6 millions KD, le solde étant financé par la Mauritanie.

SÉNÉGAL

Financements français pour le TER

Le ministre de l’Économie, des finances et du plan, Amadou Ba, a signé le 25 avril à Paris deux accords de financement d’un montant global de 127,9 milliards de F.CFA (195 millions d’euros), destinés à l’acquisition du matériel roulant ferroviaire et au ripage/renouvellement de la voie métrique, dans le cadre du projet de Train express régional (TER) entre Dakar et Diamniadio.

Le premier accord signé avec le ministre français de l’Économie et des finances, Michel Sapin, porte sur un montant de 62,3 milliards de F.CFA (95 millions d’euros) et concerne un protocole financier conclu entre l’État du Sénégal et le Trésor français.

Le second accord, finalisant la convention avec l’AFD, a été signé avec le directeur général de l’Agence française de développement (AFD), Rémy Rioux, pour un montant de 65,6 milliards de F.CFA (100 millions d’euros).

Au cours de cette cérémonie tenue à Paris, le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, Mansour Elimane Kane, a aussi signé un avenant au protocole d’accord avec le groupement Société nationale des chemins de fer français (SNCF)/RATP (Régie autonome des transports parisiens) portant sur la préparation de l’exploitation et de la maintenance du TER et la création d’un centre de formation dédié à la mobilité urbaine.

Le Sénégal confiera l’exploitation et la maintenance du TER au groupement SNCF/RATP, constitué sous la forme d’une société de droit sénégalais, à travers un contrat d’exploitation et de maintenance d’une durée minimale de cinq ans.

Le secrétaire général de la SNCF, Stephan Volant, a souligné que ce TER sera le premier réalisé en Afrique, et rappelé qu’une école de formation ferroviaire sera créée au Sénégal, au terme du processus. Le projet du TER est exécuté par l’APIX (Agence de promotion de l’investissement et des grands travaux).

Le TER Dakar-AIBD (Aéroport international Blaise Diagne), long de 55 km parcourus en 45 minutes en trains omnibus, desservira 14 gares (dont Rufisque et Diamniadio).

Alstom a obtenu un contrat pour la fourniture de 15 trains régionaux. Le train Coradia Polyvalent pour le Sénégal est bi-mode (diesel/électrique) et peut circuler à une vitesse de 160 km/h. D’une longueur totale de 72 m, le train comporte quatre voitures, offre une capacité de 400 passagers et comporte une première et une seconde classe.

ENGIE (mandataire) et Thales vont piloter ce projet pour la partie conception et réalisation des infrastructures et systèmes du TER. La durée des travaux est estimée à 26 mois (à compter de mi-décembre 2016) pour la première partie reliant Dakar à Diamniadio (36 km).

La seconde partie reliant Diamniadio à l’aéroport international, soit 19 km, nécessitera 15 mois de travaux. Les études et travaux ont débuté fin 2016 pour une mise en service de la première partie du parcours prévue fin 2018.

Eiffage est chargé des travaux du lot 1 (infrastructure). Le contrat est réalisé en groupement par Eiffage (45 %, mandataire), au travers de ses filiales Eiffage Génie Civil, Eiffage Rail et Eiffage Sénégal, et les entreprises turque Yapi Merkezi et sénégalaise CSE (Compagnie sahélienne d’entreprise), pour un montant de 373,5 millions d’euros (245 milliards de F.CFA).

Réhabilitation du terminal vraquier du port de Dakar

L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a signé le 27 mars avec l’État sénégalais un accord de subvention de 3,971 milliards de yens soit 21,5 milliards de F.CFA en faveur du projet de réhabilitation du troisième terminal du Port de Dakar, qui traite les marchandises en vrac destinées aux pays de l’intérieur, en particulier le Mali.

Le Port autonome de Dakar (PAD) traite plus de 15 millions de tonnes par an de marchandises en vrac, dont 14 % environ de grains et autres denrées, en quasi-totalité transportés vers le Mali. Le trafic correspondant à ce pays devrait augmenter de 70 % à l’horizon 2022 par rapport au niveau de 2015. Le projet relatif au troisième terminal augmentera la capacité de manutention de 40 %, les travaux étant prévus sur 38 mois, y compris conception et appels d’offres.

TOGO

Inauguration du réseau « e-gouvernement »

Le président Faure Gnassingbé a inauguré le 24 avril à Lomé le réseau « e-gouvernement », qui apporte par la fibre optique et l’internet haut débit aux bâtiments publics de Lomé et de Kara.

Le projet e-Gouv, dont les travaux ont été lancés en juin 2014, consiste en un réseau de 250 km de fibre optique desservant 560 bâtiments publics (543 à Lomé et 17 à Kara).

Toutes les administrations sont concernées : tous les bâtiments des ministères sont raccordés ainsi que toutes les institutions de la République (Cour des comptes, Assemblée nationale, Cour constitutionnelle, etc.), 35 % des établissements publics d’enseignement secondaire à Lomé, tous les Centres hospitaliers universitaires (CHU) et plus de 450 bâtiments administratifs. La deuxième phase du projet concernera les bâtiments publics du reste du pays.

Chacun des bâtiments reçoit une connexion haut débit de 100 Mbps. Toutefois, le câblage internet à l’intérieur du bâtiment, qui assure un accès effectif à internet pour les agents administratifs, est de la responsabilité de l’administration bénéficiaire.

Mis en service depuis septembre dernier, le projet a été réalisé par la société chinoise Huawei Technologies, en collaboration avec le ministère togolais des Postes et de l’économie numérique. Il a été financé par un prêt de la China Exim Bank pour un montant d’environ 15 milliards de F.CFA.

 Le déploiement du Wifi dans les universités et hôpitaux du pays portera ultérieurement sur 431 points d’accès. « À terme, nous travaillons sur l’archivage numérique et la dématérialisation complète des démarches et procédures de l’administration pour que le citoyen puisse les accomplir en ligne », a indiqué la ministre des Postes, Cina Lawson.

Construction de deux ponts

Le président Faure Gnassingbé a lancé le 21 avril les travaux de construction de deux ponts sur les rivières Kara et Koumongou, à 500 km de Lomé.

Les deux ouvrages, longs respectivement de 120 et 160 mètres, représentent un coût global de 16 milliards de F.CFA, financés par l’État et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). La durée des travaux est prévue sur 39 mois.

Écrit par
ade

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