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Société

Boma of Africa : Un festival virtuel pour une intégration en devenir

L’Union africaine et l’initiative Afrochampions lancent Boma of Africa. Ce festival virtuel en ligne d’un mois est destiné à promouvoir les jeunes talents de l’Afrique et à débattre de l’intégration du continent.

Par Paule Fax

Ce mercredi 1er juillet devait marquer les premiers accords commerciaux de la ZLECAf (Zone de libre-échange continental africaine), créant la plus grande zone de libre-échange du monde. En reconnaissance de cet événement historique, les chefs d’État africains avaient déclaré le 7 juillet de chaque année « Journée de l’intégration africaine ».

En cette époque de Covid-19, l’événement historique sera quelque peu flétri. Pourtant, « le moment est plus mûr que tout autre pour passer de la parole à l’action pour approfondir la solidarité, l’intégration, l’autosuffisance, la compétitivité mondiale et le sentiment de fierté de l’Afrique », commentent les promoteurs de l’initiative Afrochampions.

Les créateurs peuvent s’inscrire Creative Arts Challenge qui cherche à identifier les artistes les plus prometteurs et non encore découverts, en Afrique. Sans doute se feront-ils remarquer par les agences régionales de développement et les entreprises multinationales.

Lesquels, en collaboration avec l’Union africaine, ont conçu un festival virtuel, « Boma of Africa », pour mettre en évidence et en valeur « le pouvoir de fusionner les idées, l’imagination créative et l’innovation technologique dans un programme politique de la renaissance africaine ». Les deux organisations fondatrices ont ensuite été rejointes par plusieurs partenaires stratégiques, tels que Afreximbank, le groupe OCP et la Badea (Banque arabe pour le développement économique en Afrique).

Le Boma of Africa est un festival virtuel d’un mois qui culminera dans la Semaine de l’intégration africaine, les quelques jours emblématiques entre la date de lancement initiale de la ZLECAf et la Journée de l’intégration en Afrique. Du 1er au 7 juillet, donc.

L’événement entend refléter « la riche mosaïque de forces, de tendances, d’idées, de croyances, d’histoires, d’arts, de sciences, d’innovations et de passions » de l’Afrique. Les partenaires ont aligné un éventail de réunions et d’activités pour saisir, autant que possible, l’esprit du panafricanisme.

Des invités de prestige

Le 1er juillet 2020, la cérémonie d’ouverture réunissant les dirigeants des institutions continentales et d’autres façonneurs de la vision collective de l’Afrique se tiendra virtuellement.

Participeront à cet évènement des personnalités aussi diverses que les anciens présidents Ellen Johnson Sirleaf (Liberia), Ameenah Gurib-Fakim (Maurice), Olusegun Obansanjo (Nigeria), ou anciens Premiers ministres Raila Odinga (Kenya), Hailemariam Desalegn (Éthiopie).

Ainsi que, du côté des débatteurs, les universitaires ou intellectuels Manal Al-Sayed, Craig Wing, Emmanuel Archeampong, Ibrahim shaikh Diong, PLO Lumumba, Frannie Leautier…

En effet, le 4 juillet, deux des universités les plus dynamiques et innovantes d’Afrique – Ashesi University et African Leadership University – fourniront des simulations de ce à quoi ressemblera l’Afrique à l’horizon 2063. Ce, sur la base de quatre hypothèses différentes de ce qui pourrait se dérouler entre aujourd’hui et cette date, qui marque l’une des échéances de l’Union africaine.

Le 3 juillet, de plus grands intellectuels africains échangeront leurs idées dans un débat virtuel sur des visions alternatives du présent et de l’avenir de l’Afrique.

Diverses récompenses pour les talents

Le 5 juillet, l’UA et ses collaborateurs du secteur privé lanceront une plateforme technologique. Celle-ci a pour vocation d’aider les gouvernements africains dans leurs efforts pour rouvrir les frontières sans risquer une vague d’infections.

Le même jour, nous pourrons voir un programme conçu pour propulser les créateurs de mode émergents d’Afrique. Il associera des marques mondiales de négoce et des plateformes de commerce électronique.

Enfin, nous étudierons une initiative destinée aux enfants, qui associe la littérature et des jouets, afin d’enrichir le contenu d’histoires authentiquement africaines à l’attention de la jeunesse.

Les amis de l’Afrique n’ont pas besoin d’attendre la Journée de l’intégration pour se joindre à la célébration. Depuis le 12 juin, le Boma accepte les candidatures sur https://www.africaboma.com/creative_art_challenge

Les créateurs peuvent s’inscrire Creative Arts Challenge qui cherche à identifier les artistes les plus prometteurs et non encore découverts, en Afrique. Sans doute se feront-ils remarquer par les agences régionales de développement et les entreprises multinationales. Il s’agit d’aider les champions africains à communiquer plus authentiquement auprès d’un jeune public découvrant ou redécouvrant leur lien spirituel avec la culture ancienne de l’Afrique.

Un grand prix sous forme de subvention de 50 000 dollars est à gagner, aux côtés de trois autres prix bien dotés, pour ces esprits artistiques audacieux dans l’une des huit catégories d’arts créatifs et des sciences.

https//africaboma.com

2 réponses à “Boma of Africa : Un festival virtuel pour une intégration en devenir”

  1. Author Thumbnail Kouadio dié n'guessan Rachel dit :

    Nous proposons la médecine traditionnelle comme outil d’integration . l’Afrique regorge de richesse en terme de plantes medecinales pour des maladies dite incurables comme l’hypertension artérielle, le diabète… La prise en compte de la médecine traditionnelle participerait a une emergence de l’Afrique.

  2. Author Thumbnail Traoré dit :

    Je ne vois pas là où on envoie les œuvres

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