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Société

Afrique du Nord : Comment répondre au stress hydrique

Quelles politiques adopter dans les zones arides ? Pour répondre à ce défi, l’Agence française de développement et l’Observatoire du Sahara et du Sahel lancent une initiative régionale, « Stress hydrique et changement climatique en Afrique du Nord ».

Par  Marie-Anne Lubin

L’AFD (Agence française de développement) et l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), ont décidé de bâtir ensemble l’initiative « Stress hydrique et changement climatique en Afrique du Nord ».

OSS est une organisation intergouvernementale à vocation africaine établie à Tunis et disposant d’une expertise reconnue sur le sujet des ressources en eau et de changement climatique en zone aride et semi-aride.

« En travaillant sur des enjeux partagés, l’initiative devrait favoriser les échanges, le partage de connaissances, la diffusion de bonnes pratiques et de solutions innovantes favorables à l’atteinte des objectifs de développement durable. »

L’objectif de cette initiative régionale sera d’alimenter pour une durée de 18 mois le dialogue de politiques publiques dans la région (Algérie, Égypte, Libye, Maroc et Tunisie) et d’encourager le partage de connaissances à une échelle régionale sur les enjeux et solutions permettant de faire face à ces défis.

L’initiative permettra la création d’espaces de dialogue sur le sujet. Elle permettra la production de documents de synthèse par pays et à l’échelle régionale et la publication de documents de recherche dans les collections de l’AFD.

De plus, un atelier d’échange de haut niveau sera organisé à Tunis, en juin 2021. Il ciblera et impliquera principalement les décideurs des pays concernés ainsi que les fonctionnaires aux niveaux décisionnels élevés travaillant au sein des ministères sectoriels mais aussi transversaux, ainsi que la communauté scientifique, la société civile et le secteur privé.

Cette initiative intervient dans le cadre de la Facilité d’appui au dialogue de politiques publiques et citoyen financée par l’AFD et pour laquelle une convention de recherche et de partenariat a été signée le 5 novembre avec l’OSS, à Tunis.

Les zones arides et semi-arides, l’Afrique du Nord les connaît bien. La région subit déjà les effets du changement climatique comme le stress hydrique exacerbé, la baisse des rendements agricoles ainsi que l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements extrêmes.

Hausse des températures

Selon un rapport du Réseau méditerranéen des experts en environnement et changements climatiques (MedeCC), la zone subit une augmentation de températures à un rythme 20% plus élevé que les moyennes mondiales. Cette augmentation pourrait, sans action supplémentaire, atteindre 2,2°C dès 2040 et aller jusqu’à 3,8 °C dans certaines régions, en 2100.

De son côté, l’AFD a la volonté de poursuivre et de renforcer ses interventions en faveur de la préservation des ressources en eau et du développement de ressources non conventionnelles, pour faire face à une situation de stress hydrique. Laquelle est amenée à s’aggraver, du fait des effets combinés des activités humaines et du changement climatique.

Le stress hydrique pourrait accroître les tensions entre les usages et les ressources conventionnelles renouvelables. Il apparaît, dans ce contexte, opportun de s’interroger sur la potentielle contribution des ressources en eau non conventionnelles et de détailler les conditions et les meilleures pratiques associées, ainsi que les éventuels risques, notamment environnementaux.

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