Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

Santé

Priorité à la santé, tout le monde est d’accord

Un vaste sondage auprès de 1,3 million de citoyens du monde, réalisé pour l’ONU, révèle la préoccupation des populations pour les questions de santé, à court terme. Dans l’ensemble, on attend une amélioration de la situation d’ici 25 ans, surtout en Afrique subsaharienne.

Par Kimberly Adams

Une vaste enquête mondiale. À l’occasion de son 75e anniversaire, l’Organisation des Nations unies a recueilli les attentes et les urgences des populations, pour l’après-pandémie et à long terme. Face à l’insuffisance des soins de santé pour répondre aux besoins engendrés par la pandémie, la principale priorité à court terme, des répondants au niveau mondial, est « l’accès universel aux soins de santé ».

Les Subsahariens placent en tête de leurs priorités à moyen terme l’aide aux endroits les plus touchés et l’accès universel à la santé, suivis du renforcement de la solidarité nationale. Un trio que l’on retrouve dans la zone MENA, avec une prédominance des préoccupations entourant la santé universelle.

Alors que la Covid-19 a creusé les inégalités, beaucoup ont donné la priorité à court terme à l’accès aux services de base et au soutien aux endroits et communautés les plus durement touchés. « La crise du coronavirus a conduit à un plus grand soutien à la coopération internationale », souligne également Fabrizio Hochschild, conseiller spécial pour l’ONU.

Outre l’accès à l’eau et à l’assainissement, l’éducation semble au centre des préoccupations des répondants. Comme le coronavirus a forcé les enfants à ne plus se rendre à l’école dans le monde entier, « des investissements dans l’éducation et la jeunesse » ont été plébiscités, en particulier en Afrique subsaharienne et en Asie centrale et du Sud.

Plus d’un million et demi de personnes dans 193 pays ont ainsi fait part de leurs priorités à court et à long terme, de leurs idées d’action et de leurs appels en faveur d’une ONU plus inclusive et plus transparente pour diriger la réponse face aux défis mondiaux urgents.

Bien sûr, les priorités diffèrent d’une région à une autre. Dans les pays en développement, l’urgence tourne autour de « la solidarité mondiale » et de la nécessité de lutter contre les inégalités, qui se sont « creusées avec la Covid-19 ». Dans les pays développés, les répondants sont moins nombreux à considérer « le soutien aux zones les plus touchées » comme une priorité.

Le sondage met en avant l’importance donnée par les citoyens du monde aux questions d’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique, l’un des principaux défis mondiaux à long terme.

Un plus grand optimisme

Le pourcentage les plus élevé de répondants ayant choisi cette urgence planétaire comme menace principale se trouve en Amérique latine et dans les Caraïbes (73%), et les plus bas sont en Afrique subsaharienne (37%).

Suivent ensuite le défi de l’emploi, le respect des droits de l’homme et la réduction des conflits. Cette quête de paix reste la priorité pour les personnes interrogées en Asie de l’Est et du Sud-Est, au Moyen-Orient, et en Afrique subsaharienne. Alors que les personnes interrogées dans les pays qui ne sont pas en conflit sont plus préoccupées par les tensions entre pays. Celles qui vivent dans des pays en conflit sont plus préoccupées par la violence à l’intérieur de leurs frontières.

Plus largement, l’une des leçons de ce sondage, c’est le « plus grand optimisme » quant à l’avenir affiché par les citoyens des pays en développement et ceux vivant dans des situations de conflit. À horizon 2045 – année du centenaire de l’ONU – 59% des subsahariens font part de leur optimisme, 20% de leur pessimisme.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts

Share This