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Santé

Biogaran étend son maillage en Afrique de l’Ouest

La filiale du groupe Servier est désormais implantée au Mali et au Sénégal. La démarche de Biogaran consiste à distribuer des médicaments génériques, son cœur de métier, et à accompagner les acteurs de la Santé, publics et privés.

Par Laurent Soucaille

Le spécialiste des médicaments génériques Biogaran poursuit son développement en Afrique subsaharienne, lançant la commercialisation de ses pays au Sénégal et au Mali.

Dans ce dernier pays Biogaran met à disposition des patients 22 médicaments génériques bioéquivalents, issus de six aires thérapeutiques distinctes, couvrant des pathologies communes telles que l’hypertension, le diabète, les infections bactériennes, ou encore les diarrhées.

En fournissant des produits à des prix abordables, Biogaran « contribue à répondre aux enjeux d’accessibilité des médicaments au Mali », considérés comme une priorité par le gouvernement dans son Plan décennal de développement sanitaire et social 2014-2023.

« En proposant aux patients des médicaments bio-équivalents identiques à ceux que nous proposons chaque jour en France, nous espérons contribuer à la lutte contre les médicaments contrefaits tout en favorisant la démocratisation des génériques de qualité. »

Le laboratoire entend commercialiser dix nouveaux médicaments chaque année afin d’accroître la disponibilité des produits essentiels et de qualité sur le territoire.

Parallèlement, le laboratoire s’engage à accompagner, dans les pays où il est implanté, les professionnels de santé et les patients dans la délivrance et la prise en charge du traitement.

Ainsi, une pharmacienne basée à Abidjan (Côte d’Ivoire) est-elle disponible pour recueillir les cas de pharmacovigilance et transmettre aux professionnels de santé une information médicale de qualité sur les médicaments de la marque.

Des outils d’éducation thérapeutique seront mis à disposition des patients afin de les informer et de les accompagner dans la prise en charge de leur traitement.

De plus, l’implantation de Biogaran au Mali et au Sénégal vise à lutter contre la prolifération des médicaments contrefaits, majoritairement présents en Afrique subsaharienne où ils sont la cause de près de 100 000 décès chaque année, selon l’OMS.

« Dans ce contexte, le laboratoire s’engage à fournir aux patients des médicaments génériques abordables et sûrs, directement importés de France, où ils traitent chaque jour 27 millions de patients. »

Son packaging « inviolable » garantit aux patients la prise d’un médicament fabriqué dans le respect des normes européennes.

Collaboration étroite avec l’État

Lors d’une cérémonie inaugurale destinée à présenter les activités de Biogaran au Mali, le Dr. Cheickna Hamala Fofana, directeur régional Mali de Biogaran a déclaré : « En proposant aux patients du Mali des médicaments bio-équivalents identiques à ceux que nous proposons chaque jour en France, nous espérons contribuer à la lutte contre les médicaments contrefaits tout en favorisant la démocratisation des médicaments génériques de qualité.

Notre engagement pour un accès universel à des soins de qualité prend sens à mesure que nous renforçons notre présence en Afrique de l’Ouest et centrale. »

Le chef de Cabinet du ministre de la Santé et des affaires sociales, Sidy Diallo, a ajouté : « L’accès aux médicaments de qualité est un impératif au Mali. Nos pouvoirs publics ont saisi l’ampleur du problème des faux médicaments, un enjeu sanitaire public auquel nous sommes décidés à répondre d’une manière ferme, résolue, et efficace.

Dans cette tâche que nous nous sommes fixée, l’appui du laboratoire Biogaran est le bienvenu et nous les soutiendrons dans leur développement sur notre territoire, pour le bien-être des patients du Mali. »

Au Sénégal, la cérémonie des activités de lancement s’est déroulée le 19 février dans un hôtel de Dakar.

Le pays est l’un des plus avancés d’Afrique de l’Ouest en matière de santé, depuis l’adoption du premier Plan national de développement sanitaire et social (PNDSS), en 1988. Ce qui explique l’intérêt d’un laboratoire étranger.

Lutter contre la contrefaçon

Les médicaments génériques commercialisés au Sénégal ont été choisis en étroite collaboration avec la Direction de la Pharmacie et du médicament du Sénégal, afin de répondre aux enjeux locaux de santé publique.

Issus de sept aires thérapeutiques différentes, ces 24 médicaments génériques bioéquivalents présentent « un fort intérêt pour les patients du Sénégal car ils ne sont pas ou peu disponibles sur le territoire », souligne la société.

« Biogaran est attentif à n’employer que les réseaux de distribution agréés, nous veillons à ce que nos produits ne soient pas mélangés à de faux médicaments », poursuit le porte-parole qui se félicite des importantes saisies de produits illicites, récemment au Sénégal.

L’offre au Sénégal couvre un large éventail de pathologies y compris les cancers. La commercialisation de dix nouveaux médicaments chaque année dans le but de répondre aux enjeux de santé publique du pays tels que définis dans le nouveau PNDSS de 2019.

Dans le cadre de la lutte contre les contrefaçons, le laboratoire collabore avec des organisations locales telles que l’Association internationale pour le développement et l’éducation de Ngohe (AIDE Ngohe), qui fournit une assistance aux habitants de la zone de l’ouest du Sénégal, sur les plans éducatif, sanitaire, sportif, culturel et socio-économique.

Cette collaboration se traduit par l’organisation de journées de consultation gratuite, de distribution de médicaments ou encore de dépistages pour promouvoir la santé et l’éducation thérapeutique auprès des populations.

L’implantation en Afrique se poursuivra

Emmanuel Le Doeuff, directeur des Affaires internationales de Biogaran a déclaré que sa société « souhaite devenir, en Afrique, le partenaire privilégié des patients, des professionnels de santé et des autorités publiques du secteur».

De son côté, le secrétaire général du ministre de la Santé et de l’action sociale du Sénégal, Alassane Mbengue a ajouté à ce sujet : « Nous sommes heureux d’accueillir Biogaran avec la certitude que ce laboratoire proposera une solution abordable, sûre et efficace à la problématique de l’accessibilité au médicament sur notre territoire.

La politique du médicament fait partie des priorités de notre gouvernance en matière de santé, raison pour laquelle nous accompagnerons Biogaran dans son développement, au profit de la population du Sénégal. »

L’engagement de Biogaran en Afrique date de 2017, précise un porte-parole de la société à IC Publications. Au Nigeria, le laboratoire a racheté a racheté son homologue Swifa pour bénéficier d’une expertise et d’un réseau de distribution.

Puis sont venues des implantations en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Congo, et donc au Sénégal et au Mali « où Biogaran a la volonté de s’engager de manière durable ». La prochaine étape se situe à Conakry (Guinée).

« Biogaran est attentif à n’employer que les réseaux de distribution agréés, nous veillons à ce que nos produits ne soient pas mélangés à de faux médicaments », poursuit le porte-parole qui se félicite des importantes saisies de produits illicites, récemment au Sénégal.

En effet, le 18 février, les douaniers de Kaffrine ont saisi pour 1,2 tonne de faux médicaments, pour 22,5 millions de F.CFA (34 300 euros). Quelques jours plus tôt, un lot de faux médicaments d’une valeur de 330,3 millions de F.CFA (503 600 euros) a été intercepté par les Douanes de Kédougou.

Face aux protestations des pharmaciens du Sénégal, qui demandent que l’État criminalise la contrefaçon, le ministère de la Santé a promis de « sévir ».

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