Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

Ressources naturelles

Gabon : Comilog vise 5 millions t de manganèse

Le directeur général de la Setrag, Patrick Claes, a rencontré le 22 février dernier le ministre d’Etat chargé des Infrastructures, Jean-Pierre Oyiba, et la ministre des Transports et de la logistique, Estelle Ondo, pour évoquer le programme de réhabilitation globale de la voie ferrée. Suscitant cette réunion, un train minéralier appartenant à la Comilog avait déraillé le 12 février au PK 154, dans le canton Ndjolé-Abanga. « Aucun blessé n’a été enregistré. En revanche, 40 wagons chargés de 3000 T de minerai sont sortis des rails et se sont renversés. » La circulation des trains a été rétablie dès le 15 février. Le dernier déraillement remontait au 19 décembre 2015, rappelle Comilog.

Selon Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD), depuis le début (novembre 2005) de la concession de 30 ans, la Setrag fait face à une faible productivité, du fait notamment du mauvais état de l’infrastructure, dont la construction avait démarré en 1973.

La société a décidé de lancer un vaste programme de réhabilitation dont l’une des composantes principales est la remise à niveau de la voie ferrée. Le programme d’investissement comprend des travaux sur les infrastructures, la superstructure, la sécurité, la signalisation, et un programme d’action E&S (environnemental et social). Il est cofinancé par la Setrag et par l’Etat gabonais.

Le coût total de ce programme est évalué à 330 millions d’euros (216 milliards de F.CFA), dont 90 millions d’euros devraient être apportés par l’Etat gabonais et 240 millions d’euros à réunir par la Setrag. Ce montant Setrag sera assuré à travers un mix de cash-flow généré en interne, l’appui des actionnaires, et des emprunts pour une valeur de 130 millions d’euros à contracter auprès des institutions internationales. En juin 2016, l’IFC (Banque mondiale) a déjà accordé 52,5 millions d’euros et Proparco 32,5 millions d’euros.

Pour l’administrateur directeur général de Comilog, Hervé Montegu, « il y a un point crucial, c’est ‘Comilog 2020’, une transformation de l’entreprise, obligatoire. C’est le passage de l’exploitation du plateau Bangombé à celui d’Okouma, ce qui est une opération industrielle de grande ampleur et qui va arriver très vite. Le gisement de la Moulili arrive en fin de vie, celui de Bangombé devient de plus en plus complexe à exploiter, il tire également à sa fin. Par conséquent, nous devons opérer cette évolution à un horizon de 5 à 7 ans. Et quand on dit ouvrir une nouvelle mine d’ici à 5 ans, c’est très court. »

La production visée en 2018 est identique à celle réalisée en 2017. « Un des premiers objectifs de ‘Comilog 2020’, c’est de maintenir les 4 millions t même quand le gisement de la Moulili sera épuisé. Cela signifie augmenter la capacité sur Bangombé et démarrer assez tôt Okouma. Et quand on aura démarré Okouma, ces 4 millions t serviront de base pour augmenter la capacité globale de Comilog au-delà de 5 millions t à l’horizon de 10 ans. Les installations actuelles sont calibrées pour faire les 4 millions t et un peu plus, et il faudra mettre beaucoup d’argent sur la table pour ouvrir Okouma, ouvrir une nouvelle laverie dans la vallée, agrandir la gare minéralière de Moanda, plus les aménagements nécessaires sur le port de DFIP (Direction ferroviaire et des installations portuaires) à Owendo », dont la capacité limite actuelle est de 5 millions t/an.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts

  • Guinée : Un futur géant du fer ?

    L’accord conclu en Guinée met fin à une série de litiges concernant la mine de Simandou, ouvrant la voie à l’utilisation de ressources jusqu’ici inexploitées.

  • Tchad : Du sang neuf dans le pipeline

    Le président Déby vient de nommer de jeunes cadres à la tête du ministère et des deux sociétés à capitaux publics en charge du pétrole. Leur mission…

  • L’économie bleue, un nouveau filon

    Gouvernance maritime Invité d’honneur de cet ABEF 2018, Paul Holthus, PDG du Conseil mondial des océans, est venu spécialement de Honolulu où l’ONG a son …

  • Le bois, l’or brun du Gabon

    « Faire du Gabon un leader mondial du bois tropical certifié » telle est l’ambition annoncée par le chef de l’État à l’horizon 2025. Ambition …

Share This