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Ressources naturelles

BF : Ouagadougou sur tous les fronts

La construction de la mine d’or de Boungou est achevée à 87 %, a annoncé le 22 mars la compagnie minière canadienne Semafo, et la première coulée d’or est prévue au début du troisième trimestre 2018.

Première étape menant à ce jalon important, la Semafo a débuté la même semaine les travaux pour la mise en service à sec de l’équipement dans l’usine.

Sur le plan de l’exploration, le budget  initial pour 2018 a été fixé à 26 millions $, dont 9 millions $ seront dépensés à Boungou, 7 millions $ sur le projet Mana, 4 millions $ à Nabanga, 3 millions $ à Korhogo et les 3 millions $ restants dans le secteur de Bantou.

Déjà en début d’année  2018 le constat était que le développement se poursuivait en respect des budgets ; 182 millions de dollars américains des 231 millions $ de dépenses en immobilisations prévues ont été engagés. Les travaux de pré-découverture étaient achevés à 69 %; 12,5 millions des 18 millions de tonnes projetées ont été extraites. Le début de l’extraction du minerai était prévu au cours des prochaines semaines.

Au cours des prochaines semaines, alors que les travaux de construction se poursuivent, des tests de l’équipement des circuits de concassage et des silos à minerai requis pour démarrer la production seront effectués. La centrale énergétique, qui était achevée à plus de 90 % à la fin du mois de février, est en partie opérationnelle depuis le début du mois de mars.

Avec les sous-traitants, 1 818 personnes travaillent sur le site; 85 % d’entre elles sont Burkinabè.

La Semafo exploite au Burkina Faso la mine d’or Mana, qui inclut le gisement satellite à haute teneur de Siou. Pour Mana et Boungou, la production consolidée en 2018 s’établirait entre 235 000 et 265 000 onces d’or, une progression de 21 % sur 2017. La production totale serait de 75 000 onces à Boungou, dont 60 000 à 70 000 onces en production commerciale.

Sur le plan de l’exploration, le budget  initial pour 2018 a été fixé à 26 millions $, dont 9 millions $ seront dépensés à Boungou, 7 millions $ sur le projet Mana, 4 millions $ à Nabanga, 3 millions $ à Korhogo et les 3 millions $ restants dans le secteur de Bantou.

Le pôle de Bagré, objet de toutes les attentions

La Banque mondiale a, pour sa part, approuvé un don IDA de 50 millions de dollars (26,8 milliards de F.CFA) afin de compléter les ressources déjà allouées au Projet de pôle de croissance de Bagré.

Le financement additionnel apporté à ce projet de parc agro-industriel permettra de mener des activités qui n’ont pas pu être réalisées au titre du crédit existant en raison des dépassements de coûts rencontrés dans la construction des canaux d’irrigation : approvisionnement électrique, construction de routes et études diagnostiques (évaluation des sites, enquête sur les besoins et plan directeur). Le projet avait bénéficié en juin 2011 d’un financement IDA de 115 millions $ pour un coût total évalué à 133,7 millions$.

 Parallèlement à ce financement complémentaire, la date de clôture du projet, initialement fixée au 30 novembre 2018, a été repoussée au 30 novembre 2020.

Les fonds supplémentaires financeront en outre un projet pilote destiné à renforcer le régime foncier. Ils permettront également de continuer à soutenir des activités en faveur d’un meilleur climat de l’investissement, dont l’instauration de dispositifs d’encouragement à l‘investissement.

« Grâce à cette nouvelle injection de fonds, les autorités du Burkina Faso vont pouvoir mettre en place les infrastructures et les services nécessaires pour créer le premier pôle de croissance abouti du pays, ce qui permettra d’attirer plus d’investissements privés en direction des filières agricoles dans la région de Bagré. Le développement d’un pôle de croissance solide va dynamiser l’emploi et contribuer à améliorer les conditions de vie de la population des environs, et notamment des petits exploitants », estime Martin Maxwell Norman, chef de l’équipe du projet à la Banque mondiale. Parallèlement à ce financement complémentaire, la date de clôture du projet, initialement fixée au 30 novembre 2018, a été repoussée au 30 novembre 2020.

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