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Reportage

Thoiry ZooSafari : Subitement des lions se jettent sur les visiteurs !!!

Situé en région Île de France à 50 km de Paris entre un paysage arboré et gigantesque, niché dans la nature, s’offre le Parc animalier de Thoiry. Immersion dans une zone où tout en étant dans son véhicule, le visiteur part à la rencontre des animaux, des plus dociles aux plus dangereux, bienvenus donc à Thoiry ZooSafari.

Reportage de JO

Au détour d’une piste serpentée en terre battue, surgit dans une démarche majestueuse, une autruche avec son impressionnant pelage. Entre deux furtifs coups d’œil, il se met, avec son bec, à « picorer » à faible intensité le parebrise de la voiture d’un visiteur du Safary tour de Thoiry.

Un moment assez poétique entre deux races : celle des humains et celle des animaux. Ce safari est en réalité un parc de 80 hectares avec au total 1157 différents animaux et 127 espèces. Depuis deux ans, Ekki Capital, une société de capital-investissement contrôle le groupe Thoiry. Il génère 15 millions d’euros de chiffres d’affaires pour 800 000 visiteurs.

En gros, les 127 espèces animales défilent sous les yeux sans être impressionnés par les hommes et encore moins par les véhicules ; une traversée qui dure 1h30 en moyenne et qui permet tour à tour de voir, hippopotames, éléphants, zèbres, ours, etc., en situation plus vraie que nature.

Il a fallu la coquetterie d’un éléphant se croisant les pattes pour sortir de l’analyse des chiffres du zoo de Thoiry. Là-bas, c’est un public cosmopolite qui s’y retrouve (noir, arabe, blanc, etc.), pour partager ensemble la passion des animaux.

Sur la piste sinueuse, après les tendres girafes, les buffles, les zèbres, les rhinocéros et autres alpagas, une flippante pancarte annonce : «Safari en Amérique, consigne de survie…roulez lentement sur les deux files portes et vitres fermées…». Deux à cinq mètres plus loin une autre pancarte : « Animaux dangereux, fermeture obligatoire des fenêtres et toits ouvrants, sous peine d’exclusion du parc ». Et là l’annonce n’était pas sommative pour rien.

A droite, un gros buffle avec la mine patibulaire observe. Un peu excentré, un ours au museau blanc et le corps tout noir, puis à gauche un bison d’Amérique qui fait semblant de ne pas voir les visiteurs dans leur voiture, mais qui du coin de l’œil observe tout.  

 

En gros, les 127 espèces animales défilent sous les yeux sans être impressionnés par les hommes et encore moins par les véhicules ; une traversée qui dure 1h30 en moyenne et qui permet tour à tour de voir, hippopotames, éléphants, zèbres, ours, etc., en situation plus vraie que nature.

Après le safari, le zoo…

Le zoo de Thoiry a ceci de caractéristique que son charme est dans le gigantisme : Tenez pour la nourriture des hôtes, 400 tonnes de foin, 150 tonnes de granulés, 30 tonnes de viande de bœuf, 13 tonnes de poulet et 90 tonnes de carottes sont nécessaires.

Sur cet espace, la visite dure trois heures : Une visite où tout en déambulant dans les dédales, le visiteur rencontre alternativement des kangourous, des ânes de Somalie, des ânes domestiques, des anoa des plaines, des antilopes cervicapre, des bongos, des capybara, des chameaux de bactriane, des chevaux de przewalski, des chèvre naines.

Dans le même temps, il est des situations de douceur qui laissent sans voix avec notamment les varis noir et blanc, les varis roux, les tamarins empereur, tamarin lion à tête dorée, tamarin pinché et des tapirs terrestres ainsi que les lémuriens.

A l’est du parc, on est accueillis dans un brouhaha de sons et de sifflements. On ne s’y est pas trompés. C’est le sanctuaire des oiseaux : La voilière australienne. On y retrouve plusieurs espèces d’oiseaux aussi beaux les uns que les autres et aussi taquins. [NDLR : Lire l’interview de Mathieu Descombes, responsable de la voilière australienne].

Un peu plus haut dans le zoo, les cacatoes rosalbin, les casoars, les dindons, les nandous, les poules brahma, les pintades vulturine, les perruches ondulée et de Patagonie finissent de compléter le tableau en lui donnant des couleurs chatoyantes et souriantes. Les pélicans blancs tout en majesté ainsi que les paons bleus se livrent à une partie de « qui est-ce qui est le plus beau ? ». Aux amateurs de trancher…     

Le parc de Thoiry est réputée aussi et surtout pour ses félins : Hyènes, guépards, léopards des neiges, lynx et tigres sont de la partie et gardent un calme olympien comme s’ils avaient été apprivoisés : « Certainement pas, ils ne sont guère apprivoisés et ils restent des animaux donc dangereux », souffle un des soigneurs.

Subitement des lions se jettent sur les visiteurs !!! Le drame ? Non, car les visiteurs qui assistent au nourrissage de ces félins, ont été soigneusement parqués dans un long tunnel en verre blindé transparent.

La sensation de toucher et de voir les animaux au plus près, juste séparés par un « verre » est impressionnante. Et le face-à-face lion, être humain est un moment unique où on aimerait bien savoir ce que pense l’homme, ainsi que ce que pense l’animal. Inutile de dire que, dans ce moment si délicat, le taux d’adrénaline ne peut faire qu’un grand bond haussier. Au total, cinq bonnes heures à prévoir pour la visite ponctuée de moments d’extase que seul Thoiry ZooSafari peut créer.

Encadré

Mathieu Descombes (Responsable de la voilière australienne)

Quelle est une journée type dans la voilière australienne ? Et avec quoi nourrissez-vous les oiseaux ?

Je m’occupe de l’équipe qui va organiser les animations autour de la volière australienne. On nourrit les animaux deux fois dans la journée. On est aussi présents pour la surveillance, pour vérifier que tout le monde ne traite pas mal les oiseaux, qu’on ne leur donne pas n’importe quoi à manger, qu’on ne tire pas leurs plumes. On est là aussi pour expliquer pleins de choses sur ces oiseaux australiens.

Il y a six espèces dans la volière, il y a peu près 70 oiseaux qui vivent tous ensemble dans cette grande volière. Il y a des soigneurs animaliers qui sont là pour s’occuper de ces oiseaux-là, c’est-à-dire de les laisser sortir des loges le matin et de les laisser rentrer le soir, les nourrir avec leur ration précise de fruits, de graines pour certains, et d’autres vont manger des moules, ainsi que petits crustacées.

Les différentes espèces ont des régimes alimentaires différents. Il y’en a certains qui vont manger des graines et des fruits, c’est le cas des perruches, des cacatoes rosalbin et des electus… Les loriquets arc-en-ciel sont les plus nombreux dans la voilière, ils mangent des fruits et du nectar (…).

Les six espèces d’oiseaux viennent-ils tous d’Australie ? Quelles sont leurs caractéristiques en dehors du fait d’être dans un zoo ?

Les six espèces d’oiseaux présentes dans la voilière sont originaires d’Australie. Tous les oiseaux qui sont visibles dans la volière sont nés dans d’autres zoos européens ou chez des éleveurs – on n’est pas allés les capturer en Australie – mais ce sont des espaces originaires de  différentes zones d’Australie.

Les loriquets arc-en-ciel sont des petits perroquets très bruyants. Ils se déplacent en grandes bandes et en grands nombres d’oiseaux. En Australie, ils sont considérés comme invasifs dans certaines zones. Ils mangent des fruits. Quand un groupe d’oiseaux comme ça arrivent dans un verger ou chez un cultivateur de fruits en Australie, ils peuvent faire des ravages sur les fleurs, et les fruits…

Je ne dirai pas qu’ils sont agressifs, mais ils savent bien se défendre. Ils ont des becs qui sont assez costauds et forts pour briser des noix, donc si on les embête trop, ils peuvent un peu faire mal aux doigts. Les electus peuvent vraiment blesser. C’est aussi pourquoi on est là pour nous assurer que tout se passe bien avec le visiteur.

Certes il y a une forte ressemblance, mais quelle est la différence entre ces oiseaux et les perroquets ?

Le perroquet ? C’est un nom générique pour une famille d’oiseaux qui ont des couleurs et vivent en couple dans des pays tropicaux avec un bec court et recourbé qui leur permet de casser des graines et de manger des fruits. Des perroquets on en trouve en Afrique, en Asie, en Nouvelle Zélande, en Australie en Amérique du Sud.

En fonction des régions, vous allez avoir des différentes espèces. En Australie, vous avez différents perroquets appelés des cacatoes, d’autres comme les petits perroquets, sont appelés les loriquets. Vous avez aussi des perruches qui sont de la famille des perroquets. Mais les plus connus, sont les perroquets sud-américains qui sont les aras : Les perroquets qu’on voit sur les épaules des pirates.

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